Ma vie, mon oeuvre : beaucoup de potentiel et très peu de réalisation.
Très peu de posts sur ce blog, aussi. Mais vous trouverez peut-être quelque chose d’intéressant à lire si vous remontez de quelques années dans les archives.
Dieu aime plus mieux la gay pride que la Fête de la musique.
La gay pride à Paris, c’est comme la Saint-Valentin au sauna : on ne se sent jamais aussi seul, et vieux, et seul, et moche, et seul, et sale, mais on ne peut pas ne pas y aller.
Allez, l’année prochaine, je suis assez musclé pour faire la gay pride torse nu. Si, si, on y croit. C’est pas à quarante-cinq ans que je pourrai.
J’air peur de la sentir passer, cette première exposition au soleil de l’année.
J’ai vu étonnamment peu de gens que je connaissais — j’ai même croisé peu de têtes déjà vues sur internet. Est-ce que toutes mes anciennes connaissances sont mortes, et les mecs qui traînent sur internet ne sortent pas de chez eux même pour la gay pride ? (Et, dans ce cas, où c’est déjà qu’on trouve tous les mecs mignons — mais sans aucun doute totalement inintéressants et bêtes et à ne pas regretter — qu’on voit défiler ?)
A en juger par la fréquentation des sites gay en fin d’après-midi, oui, ça doit bien être deux populations distinctes. Il faut décidément que je sorte plus dans le Marais. Et en salle de sport. Mais comment on peut aller dans une salle de sport quand on habite le troisième arrondissement et qu’on n’est pas déjà bâti comme un dieu ? C’est pas possible, c’est trop la honte !
C’est curieux, on me drague beaucoup plus sur R***G que sur D***H. (Est-ce que si on avait baptisé gayattitude G***A — enfin, GayA — le succès commercial serait au rendez-vous ?)
Moi je veux bien qu’un salaud de djeunz (mais mignon) emballe mes courses à Monoprix pour récolter des fonds pour payer les billets d’autocar à des artistes biélorusses pour organiser un festival en France (si ça avait été pour les Restos du coeur, je n’aurais pas donné, mais pour l’art…), mais est-ce qu’ils se font engueuler par Monoprix s’ils utilisent trop de sacs ? Je n’aime pas que mes tomates soient à ce point serrées dans leur sac.
C’est presque difficile d’imaginer qu’à une époque j’avais plein d’amis… enfin, de copains… enfin, des gens que je supportais, avec qui faire la gay pride, prendre des verres après, tout ça. Je me demande ce qui est le plus improbable : que j’aie des muscles à exhiber l’année prochaine, ou des gens avec qui y aller.
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