30 juillet 2003 |
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Cette nuit, j’ai mangé des moules et des tacos chez une célèbre blogueuse américaine, qui avait récupéré une devanture de Photo Service pour en faire une cabine de douche. Les tacos, je sais d’où ça vient. Mais le reste… |
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Dès que les portes de l’ascenseur se sont refermées sur nous, quelques gouttelettes d’acide sont tombées par la grille du plafond. Puis les haut-parleurs ont diffusé un message que je n’ai pas bien écouté, parce qu’on était tous en train de crier, mais qui était certainement très menaçant. Et les gouttelettes se sont transformées en averse, bouffant les oreilles, les mains, les crânes, et les yeux et visages de ceux d’entre nous qui avaient eu le réflexe malheureux de lever la tête pour voir ce qui se passait. Entre deux hurlements hystériques, j’ai eu la présence d’esprit de me dire qu’il fallait absolument que je m’évanouisse, voire que j’aie une crise cardiaque, pour ne plus être Si ma vraie vie est celle dont je rêve, et que cette vie-ci, où je tiens un blog et joue à avoir une fausse vie dans There, n’est qu’un rêve dans ma vraie vie réelle, on peut supposer que mon vrai moi réel est actuellement dans le coma. Bonne nouvelle pour vous : plus le coma durera longtemps, plus le blog durera. Mauvaise nouvelle : le jour où je me réveillerai d’ici pour retrouver ma vraie vie réelle, celle où j’ai été digéré par un ascenseur, sera certainement la dernière fois que j’irai me coucher, dans cette vie-ci. Parce que je doute d’avoir survécu aux litres d’acide qui nous sont tombés dessus. Si je ne poste plus jamais, vous saurez que le moi que vous n’avez jamais connu est mort. Et vous saurez aussi que vous existiez seulement dans mon (ou son) imagination. Ce qui veut dire que vous ne saurez rien du tout, puisque vous aurez cessé d’exister. A moins que les rêves de tout le monde soient connectés, et que vous soyez tous les rêves de tous les gens du monde réel. C’est une possibilité qui ne peut pas être exclue, après tout, comme un mélange de Matrix et de Lain. Je me demande quelles sont les deux autres personnes qui disparaîtront de votre monde cette nuit (ou ont disparu la nuit dernière, peut-être qu’il n’y a que moi qui suis entre la vie et la mort dans une chambre d’hôpital) parce qu’elles sont mortes dans cet ascenseur. Il me semble que l’un des deux était Jack Bristow, si jamais cette information peut servir à quelqu’un… |
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29 juillet 2003 |
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La séquence d’ouverture de Priscilla me rappelle que je me repasserais bien Torch Song Trilogy, un peu. Mais je ne crois pas l’avoir en cassette.
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27 juillet 2003 |
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J’ai finalement été pris dans la beta de There. C’est tout joli, ah ça c’est sûr. Mais, d’une part, c’est difficilement utilisable sur modem (dès qu’il y a un peu de monde, ça saute dans tous les sens) et, d’autre part, je n’aime pas du tout le mode de fonctionnement de cette société. Franchement, si je refuse de bosser dans le monde réel, est-ce que c’est pour aller dans un monde virtuel où tout repose sur l’argent, où il faut acheter, vendre, fabriquer, travailler, gagner du fric et acheter des dollars virtuels à coups de dollars réels ? Je ne doute pas qu’ils aient besoin d’être rentables (déjà que, depuis le temps qu’ils sont en béta gratuite, ils doivent avoir englouti des miyards de dollars), mais je n’aime quand même pas du tout cette logique. Même pour changer de coiffure, il faut payer ! Je trouve effrayante l’idée de s’évader d’un monde capitaliste en entrant dans… un autre monde capitaliste. Mais bon, si The Sims marche, c’est que ça ne doit choquer que moi (sauf que, dans The Sims — version offline — il y a des cheat codes). En tout cas, au moins, c’est joli. Et si quelqu’un faisait un clone d’ICQ avec une interface de ce genre ? Un joli plugin pour Miranda d’une centaine de méga-octets, c’est rien à faire… P.S. Je précise mon idée : le killer feature qui manque aux clients ICQ, c’est de concevoir un avatar (sur le mode de There, c’est très bien) qui interprète les smileys dans le texte et réagit visuellement pour exprimer votre humeur de façon naturelle. Et ça, je suis sûr que ça pourrait se faire, en plugin Miranda. Dans un premier temps, on pourrait même se passer de la 3D. (Dans un deuxième temps, chacun concevrait sa maison virtuelle, l’hébergerait sur son site web personnel, et inviterait des gens à discuter dedans.) P.S. Pour ce qui est du problème dans les endroits trop peuplés, il se pourrait que ça ne vienne pas du modem mais d’un bug des serveurs, d’après ce que je viens de lire. Vous vous en fichez, mais c’est juste pour ceux que ça intéresserait, et je ne peux pas laisser une information fausse sans correction. |
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26 juillet 2003 |
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Je repense à la façon dont, comme tant d’autres, j’ai joué à me croire utile en faisant de la pub pour le vote Chirac, le vote utile, au second tour des dernières présidentielles et je me sens a posteriori ridicule (parce qu’il n’y avait vraiment pas besoin des blogueurs pour que l’autre perde, et parce que la suite des événements a limite donné raison à Laguiller). Je repense à la façon dont, comme tant d’autres, je me suis senti malade en voyant les tours jumelles en feu, les tours jumelles s’effondrant, les tours jumelles plus là, le panache de fumée surplombant New York pendant plusieurs jours, et je me sens a posteriori ridicule (parce que ça ne me fait pas le même effet quand des millions d’africains, d’asiatiques ou d’européens de pays peu prestigieux meurent, et parce que la suite des événements a limite donné raison à… euh, non, mais parce que la suite des événements n’est pas glorieuse, quoi). Je cherche une chute intelligente à ce post, j’essaie de me rappeler où je voulais en venir quand j’ai commencé à repenser à tout ça, et puis je me dis que ce n’est pas grave, ça fera du remplissage. Déjà que je n’ai pas grand chose à poster ces jours-ci, c’est pas le moment de jeter des articles. Est-ce que j’ai déjà dit à quel point je m’ennuie, là ? |
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Il y a un trombone déformé sur mon bureau, derrière mon clavier (je me suis servi de son frère jumeau pour faire tenir la fermeture éclair pétée de mon pantalon, j’en avais pris deux au cas où je raterais mon coup avec le premier). Je me demande ce que ça ferait si je me l’enfonçais dans l’oeil. Ou je pourrais le déformer un peu plus pour pouvoir me l’enfoncer dans les deux yeux en même temps. Vous n’avez pas idée à quel point je m’ennuie cette nuit. Enfin, vous commencez à en avoir une idée. |
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What do you want from me?J’ai un peu le sentiment d’avoir tout essayé, là : les chats soft, les chats sexe, les bars, les boîtes (comme si l’homme de ma vie pouvait être un habitué des bars et des boîtes, ha !), les saunas, les cruising-bars, les lieux de drague, et j’ai même essayé le blog. Peut-être qu’il y a des gens qui sont faits pour être célibataires toute leur vie, tellement ils sont difficiles. Peut-être qu’il y a des gens qui sont faits pour être célibataires et sans emploi toute leur vie, parce qu’ils n’arrivent pas à faire des compromis. Je m’étais déjà dit que les deux étaient forcément liés, mais l’évidence m’avait échappé jusque-là : gagner sa vie ou former un couple, dans ce monde de merde, c’est renoncer à ses idéaux, accepter la médiocrité ambiante, et accepter d’en faire partie intégrante. D’aucuns me diront que, là où j’ai écrit De toute façon, c’est simple. Soit j’ai un destin, et quel qu’il soit ça ne sert à rien de s’agiter dans tous les sens, parce qu’il se réalisera bien. Soit le destin n’existe pas, et je n’ai aucune chance de réussir à devenir ce que je rêve d’être depuis des décennies, parce que pourquoi moi et pas tous les autres qui ont les mêmes rêves et que je n’ai rien de plus qu’eux (non, je ne parle pas juste d’être riche, m’en fiche, de l’argent), alors ça ne sert à rien non plus de s’agiter dans tous les sens, parce que ça n’arrivera pas. Je ne suis pas profondément cyclothymique, c’est juste que je vois deux options, pour ma vie, et qu’aucune des deux ne m’incite sérieusement à me bouger. Enfin, là, tout de suite, à très court terme, il faudrait que je trouve un contrat pour arrêter d’avoir peur du site de ma banque (et pour pouvoir changer de vêtements d’un jour sur l’autre, aussi), mais, comme je disais, côté motivation, c’est pas transcendant. Qu’est-ce que je fais quand on m’envoie un mail pour me proposer un job (inintéressant, certes, et pas dans la branche dans laquelle je peux aimer faire ce que je fais, mais court, rapide, pas trop compliqué et bien payé) ? Je laisse courir juste assez longtemps pour que l’offre soit périmée. Une chance que le suicide soit aussi une forme de concession, ça doit être pour ça que je n’ai jamais été sérieusement tenté. |
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21 juillet 2003 |
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J’ai envie de refaire complètement le design du site, quelque chose de coloré, lumineux, qui en jette, avec du Flash et des grands trucs impressionnants. Mais je me dis que ça ne collerait tellement pas à mon humeur que je m’y sentirais mal à l’aise et que ça ne tiendrait pas dix jours. J’ai aussi envie d’engager un designer plus doué que moi (ou tout simplement avec un autre style que le mien) pour changer un peu, parce que j’ai pour ainsi dire fait le tour de tous les layouts différents que je pouvais pondre avec mon cerveau. Je me demande si je ne devrais pas lancer un appel aux contributions des lecteurs, dans ce domaine (ça peut toujours mieux marcher que le garoothon). Mais l’inconvénient, c’est que je serais obligé de répondre à certains Dommage que je me refuse à voler des images dans des jolis fonds d’écran faits par d’autres. Ah, l’intégrité… |
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20 juillet 2003 |
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SMS reçu hier soir (accents inclus, wow, c’est d’autant plus dommage d’avoir raté une majuscule) :
P.S. Superbitch ! Je ne suis pas le seul à avoir reçu ce SMS. Il y a des baffes qui se perdent. |
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Soirée au Redlight, donc. Arrivé un peu après une heure du matin, reparti un peu avant quatre heures. La boîte est très bien : grande (et pourtant remplie à bloc), climatisée (mais en échange les robinets des toilettes crachent de l’eau chaude), la musique est parfaite (pour moi, j’en connais qui détesteraient). Mais l’ambiance est insupportable. Paumé m’avait prévenu : Enfin, ce qui compte, c’est que je sois capable d’aller en boîte tout seul, de danser tout seul, et de ne pas trop m’ennuyer. Disons qu’au Scorp j’aurais sûrement pu passer une bonne soirée. (Maintenant, la dernière étape, c’est d’essayer le Queen, pour voir : ça devrait être pile intermédiaire entre le Scorp et le Redlight.) La prochaine fois, je teste en ayant descendu une bouteille de jus d’orange avant, puisque le jus d’orange gratuit à volonté semblait mieux me réussir que l’eau. Par contre, pour le destin, on repassera. Rien à voir, absolument rien à raconter. A moins de considérer que, si on m’a donné deux pass pour la soirée de samedi prochain, c’est parce que mon destin est à rallonges et qu’il ne s’exprimera que si j’y retourne la semaine prochaine. Mais, là, vous voyez, j’envisage plutôt de les balancer là où j’avais trouvé le précédent, pour l’équilibre karmique et tout ça. |
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Wow. Mon site est down tout le samedi, je passe la nuit en boîte et, quand je reviens (enfin, quand je me lève le lendemain, plutôt), mon mail déborde de commentaires. Vous m’impressionnez ! |
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Un week-end de juillet… combien de temps avant que mon hébergement remarche ? Une chance que la base de données marche, je peux écrire. Dans le vide. |
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19 juillet 2003 |
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— C’est mal, de sortir. — C’est mal d’ignorer un signe du destin, non ? |
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Il y a quelqu’un qui habite juste à côté de chez moi (genre, à cinquante mètres) et qui est susceptible de perdre des pass pour le Redlight dans la rue, ici, alors que j’habite à dix kilomètres de Paris. (Bon, déjà, il faut le faire, il est pas doué, mais c’est pas grave.) Alors, si tu es brun à Je crois trop à Monsieur Destin, c’est malsain. Depuis que j’ai trouvé ce pass hier soir, j’ai passé bien trop de temps à cogiter sur le fait qu’il a fallu que je sorte à cette heure-là (plus tard que d’habitude), que je rate le bus de quelques minutes, que je décide de faire une partie du trajet à pied plutôt que d’attendre une demi-heure, que quelqu’un perde ce pass au bon endroit, qu’il ne s’envole pas (ou qu’il s’envole pile pour aller où il fallait), qu’il soit intact, que personne ne l’ait ramassé avant, que je le voie, et que je sois assez curieux pour le ramasser. Vous voyez ce que je veux dire ? Oui, vous voyez très bien, je suis un loser désespéré qui voit des signes du destin partout plutôt que d’essayer de s’en sortir par lui-même. Oui. Mais c’est pas vraiment ce que je voulais dire, parce que c’est mon blog, et je suis censé vouloir me vendre, plus ou moins, ici. Me vendre, intellectuellement, s’entend. Enfin, me vendre, non, vu que je ne suis pas là pour gagner de l’argent, ça se saurait, mais juste me montrer sous un jour favorable pour flatter ma mégalomanie. Bon, bref. Les coïncidences, ça n’existe pas, qu’on dit, des fois. Alors, et si ce petit pass innocent pour une boîte que je ne citerai pas pour qu’on ne puisse pas aller y chasser le garoo ce soir (oui, je sais, c’est trop tard, je l’ai déjà citée, et j’ai la flemme d’aller éditer le premier paragraphe), si ce pass, donc, était la clé de mon avenir ? Hein ? Pas forcément mon avenir sentimental, parce que je me sens moyennement abordable, sur ce plan-là, en ce moment (who am I kidding ? je suis totalement d’humeur à me marier avec n’importe qui, juste pour me sortir de ce coma debout), mais peut-être mon avenir profe… process… profilac… rha, merde, un tout autre aspect de mon avenir, quoi. Quelque chose de totalement imprévisible, que je ne vais donc pas essayer plus avant de prévoir, d’autant que ça empêcherait quoi que ce soit de se produire. Je vous ai déjà raconté que ma seule superstition (à vue de nez, j’en oublie peut-être, mais je ne crois pas) est qu’il m’arrive toujours et systématiquement les choses que je n’attends pas au moment où je ne m’y attends pas, et que (corollaire) si je m’attends à quelque chose ça n’arrive jamais ? (Je parle, bien sûr, pour les événements qui sont hors de mon contrôle. Parce que, sinon, que je m’y attende ou non, rien n’arrive jamais, puisque je ne fais rien pour. Vous aviez compris de vous-mêmes, non ? Il me faudrait un <span> spécifique pour mettre les phrases entre parenthèses en retrait, pour que la continuité du texte soit plus lisible.) Alors voilà. Du coup, ce n’est même plus la peine que j’aille Je vais juste passer une mauvaise soirée dans une petite boîte paumée à Montparnasse et me taper deux heures dans deux Noctambus différents pour rentrer chez moi une heure après être arrivé là-bas. Rien de spécial, quoi. Wow. Y’a pas idée de taper un texte si long à un moment où mon site est en panne. |
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J’ai un texte de trois pages et demies dans mon calepin, que j’ai la flemme de taper parce que je ne suis pas sûr qu’il soit très pertinent (comme si c’était le genre de choses dont je me préoccupais sur mon blog…). Et il ne sera plus d’actualité ce soir à minuit, donc il faudrait que je me dépêche de décider si je le tape ou si je le jette. En attendant… Hier, on m’a appelé un Au fait : oui, j’étais premier de la classe. Jusqu’en fin de troisième, où il fallait commencer à bosser, ce que je n’étais pas du tout disposé à faire. Oui, déjà à l’époque. |
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18 juillet 2003 |
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Comme d’habitude, quand je suis sorti hier soir, je me suis mis à noircir des pages (enfin, une) de mon calepin, à avoir plein d’idées, à réfléchir clairement, à être inspiré. Et, à peine rentré, tout ça s’est évanoui (enfin, pas la page, je n’utilise pas de l’encre sympathique), et j’ai la flemme de taper ce que j’avais noté. C’est bizarre comme le fait d’être dans ma chambre anesthésie toute une partie de mon cerveau — en particulier la partie motivation. Quand je suis dehors, je suis le roi du monde (oui, bon, j’exagère un poil, mais l’idée est là quand même), je peux tout faire (ok, j’exagère peut-être même beaucoup, mais encore une fois c’est l’idée qui compte, le concept, j’aime les concepts)… sauf que je n’ai rien à faire de constructif quand je suis dehors (surtout qu’il est en général dans les 22h). Je ne vais quand même pas me ruer dans la première ANPE qui passe, si ? Non. Il faudrait que j’arrive à rester positif, rester motivé, même quand je suis chez moi. Et ça, c’est loin d’être gagné, c’est même limite perdu. Comme quoi, si je gagnais au Loto, que je me payais un appartement tout grand tout propre tout lumineux et tout bien aménagé, ça pourrait déclencher le déclic dont j’ai besoin pour commencer à faire quelque chose de ma vie. Vous m’entendez, Monsieur Destin ? Juste deux ou trois millions de francs, pour pouvoir m’acheter un pavillon en banlieue. C’est pas grand chose ! Ca, ou avoir un mari chez qui emménager. Mais, d’après vous, qu’est-ce qui est le plus probable, entre les deux ? Oui, on est d’accord, hein ? |
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16 juillet 2003 |
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Comme annoncé plus tôt, le lien vers les commentaires est passé en-dessous des posts, alors merci bien beaucoup un peu de ne pas vous planter si vous voulez commenter. Voilà. C’était le deuxième post très très intéressant de la journée. Je me surpasse. Et, comme je ne devrais pas pouvoir sortir de chez moi les deux prochains jours pour cause de mauvais temps, j’aurai probablement encore moins à écrire. Yay ! |
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15 juillet 2003 |
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Vu le temps qu’il va faire demain, j’ai intérêt à sortir ce soir… Bon, ben je vais me forcer un peu. Et puis, au moins, demain, il devrait faire moins étouffant dans ma chambre, mon cerveau pourra arrêter de surchauffer un peu. Oh boy. Si c’était pas un post intéressant, ça… |
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J’ai toujours détesté les tongs, et tout ce qui est, à la base, sandales. Mais je dois dire que je les hais avec une force toute particulière quand je me me recroqueville sur mon strapontin en position semi-foetale (et, oui, je fais ça souvent, pourquoi ?) et que je me retrouve avec le nez à cinquante centimètres des orteils crasseux et mal entretenus d’un groupe de touristes En parlant de métro, je trouve l’instinct grégaire et le manque de patience des parisiens stupéfiant. C’est impressionnant de voir, à la fin du feu d’artifices du 14 juillet de Paris, tout le monde se précipiter dans le même métro et se comprimer encore plus qu’à une heure de pointe, juste pour ne pas attendre le métro suivant. Je vous jure que je n’ai jamais été aussi serré de ma vie dans le métro ou le RER (à l’exception des grèves), et là on était un jour férié à minuit et demie. (Et pourquoi, moi, je n’ai pas attendu le métro suivant ? Euh… On va dire que j’ai été emporté par le flux. Et puis, après tout, je suis un parisien aussi, donc je ne vois pas pourquoi ce paragraphe ne devrait pas s’appliquer à moi.) En ce qui concerne le feu d’artifices lui-même, pas beaucoup à dire, parce qu’on ne voyait pas grand chose de là où on était (et pourtant, on n’était pas les seuls à s’être installés là), vers le centre de Paris. Ok, c’était joli, mais un feu d’artifice sans bruits d’explosions, c’est un peu comme de le regarder à la télé. Et encore, avec ma télé, l’image aurait été plus grande. Le seul point intéressant aura été d’entendre Jamel Debbouze crier régulièrement Décidément, je devrais sortir avec mon appareil photo plus souvent, malgré la chaleur, malgré les risques de perte ou de vol, malgré la flemme de sortir avec un sac. Je rate trop d’occasions. |
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14 juillet 2003 |
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Pour la première fois (je crois ? ma mémoire me joue tellement des tours, je ne pourrais pas le jurer, et si ça se trouve je suis en train de vexer atrocement quelqu’un) j’ai rencontré ce soir un lecteur, que je ne connaissais absolument pas avant, ni en dehors de, mon blog. Je vais donc, pour protéger son anonymat, l’appeler Le Lecteur dans la suite de ce post. Sauf qu’il n’y aura pas de suite le concernant, parce que Le Lecteur fait partie des lecteurs de ce blog (je ne suis pas sûr, ai-je été bien clair sur ce point ?) et que je ne peux donc, forcément, dire tout ce que je pourrais vouloir. Ou peut-être que si, parce que je n’ai rien de négatif à dire, mais si je ne me tiens pas à ce principe dès maintenant, ça va faire louche le jour où je rencontrerai quelqu’un, que je le trouverai antipathique, et que je n’en parlerai pas dans mon blog pour ne pas en dire du mal. Vous suivez ? C’est la méthode du Voilà. Donc, à la place, je vais vous livrer en bloc et sans fil conducteur les diverses pensées qui traînaient dans mon calepin et dans mon Treepad. Depuis plusieurs jours, je croise sur tous les kiosques de journaux la publicité pour Têtu Plage : Le tour de France du sexe en plein air. Moi, je me dis, c’est pour moi qu’ils ont sorti ce truc (Têtu Plage, c’est un hors-série, alors, si je comprends bien ? Ils ont les moyens de sortir des hors-série, chez Têtu, maintenant ?). Y’a des photos, au moins ? En regardant les plans de métro et de RER dans les stations plutôt que d’attendre à rien faire, je découvre des choses intéressantes, ces temps-ci. Comme le fait que le bois de Boulogne est plus petit que celui de Vincennes, ce qui n’étonne peut-être que moi, mais ce n’est pas grave. Ou que Melun n’est pas plus loin de Paris que Mantes-la-Jolie, alors que j’ai toujours cru que c’était à perpète. Enfin, c’est sûrement que ça l’est, mais ça fait bizarre vu que j’ai habité pendant un an au-delà de Mantes et que j’allais au lycée à Paris tous les jours (et, en fait, ça me faisait moins de transport qu’avant, parce que j’habitais près de la gare SNCF et que le lycée était juste à côté de la gare SNCF — pas celle-là, l’autre, j’veux dire, la gare de départ d’un côté, et la gare d’arrivée de l’autre, avec un train entre les deux, parce que sinon ça ne sert pas à grand chose de la mentionner, cette gare). Je me demande si je ne devrais pas me lancer dans un cours de rattrapage de géographie, tiens. C’est pas comme si j’avais autre chose à faire. C’est incroyable le nombre de gens qui se perdent au Perreux-sur-Marne. Un jour sur deux, je dois aider des gens à trouver leur chemin. Entre ça et l’épidémie de Smart déjà mentionnée, je vais finir par croire qu’il y a un triangle des bermudas (tant que c’est pas des allemands en short…) (ok, je dois être un peu fatigué, désolé pour l’humour de café de la gare) près de chez moi. Décidément, j’ai peur. Oui, bon, c’est toujours mieux que de se faire agresser en rentrant chez soi — mais après tout, on n’en sait rien, l’un n’exclut pas forcément l’autre. (J’ai juste ajouté la dernière partie par superstition, faites pas attention.) Je trouve la pub 4x3 de l’Humanité, avec la marée noire de canards en plastique (tiens, ça doit plaire à quelqu’un que je connais, et qui ne me connaît plus, maintenant que j’y pense) bizarre. A la fois complètement ratée et complètement réussie. Ratée parce qu’illisible à cause du noir et blanc, parce que pas très bien réalisée (sauf erreur, parce que je n’ai pas approfondi, mais les canards pointant à droite et les canards pointant à gauche semblent être le même canard retourné sans ménagement sous Photoshop, ce qui est une faute grave au niveau du montage photo), et parce qu’on met trois heures à comprendre le rapport entre la photo et le message. Réussie parce qu’illisible (enfin, parce que l’idée de faire un visuel façon impression monochrome de journal est plutôt belle), parce qu’hypnotisante avec tous ces canards qui ont les mêmes yeux et le même regard, et parce qu’on met trois heures à comprendre le rapport entre la photo et le message, ce qui fait qu’on passe trois heures devant l’affiche. Et, j’oubliais : réussie parce que j’en parle sur mon blog. Remarquez, je ne suis pas allé jusqu’à faire un lien vers le site web de l’Humanité, mais c’est uniquement parce qu’il ne semble pas présenter les affiches, ce qui est une faute de leur webmaster. Je trouve ça marrant d’avoir lu le post de Wil Wheaton racontant la première séance de dédicace de son livre quelques heures avant d’avoir ma première rencontre avec un lecteur. Dommage, je n’avais rien à dédicacer, moi. Depuis que j’ai réalisé que ça ne revenait pas si cher que ça, je meurs vraiment d’envie de tenir un photolog mis à jour à distance par phonecam. Comme quoi, faut vraiment que je gagne au Loto. J’étais complètement sceptique au début — en fait, avant de découvrir que les opérateurs français n’allaient pas rester complètement à la traîne comme je le pensais — mais je comprends maintenant que c’est vraiment l’avenir du photolog. Pas du blog, parce qu’on a besoin d’un vrai clavier pour taper des articles interminables comme celui-ci, mais d’une certaine forme de photolog, oui. Ca sera souvent insipide, la plupart n’auront aucun intérêt, mais c’est comme les blogs : il y aura quelques individus qui arriveront à en faire quelque chose de génial, et tout le monde s’extasiera dessus, et ce sera la gloire, et, comme d’habitude, je ne serai pas un early adopter. En parlant de ça : je suis d’avis que l’existence, et le succès inespéré, des SMS (et bientôt des MMS) est la preuve que l’idée d’un e-mail payant, pour combattre le spam, est plus viable qu’il n’y paraît. Ca fait un moment que j’y pense, moi aussi, et je peux très très bien imaginer un système parallèle de mail qui nécessiterait un micro-paiement. Un peu comme si chacun se mettait à acheter un téléphone avec une carte prépayée et publiait le numéro sur son site pour que les lecteurs puissent envoyer des SMS. Tiens, c’est une idée, ça. Si j’avais les moyens, je le ferais, il suffit de récupérer un vieux téléphone (comme mon 3210 qui n’a plus de batterie) et de couper la sonnerie. J’ai le téléphone (je me demande si j’ai pensé à faire débloquer la carte SIM avant d’en changer — non, je ne crois pas), il ne me manque que la carte. Mais bon, je gaspille déjà assez d’argent comme ça en abonnement SFR, alors ce sera pour plus tard. Mais c’est vraiment quelque chose de faisable. Tout comme le mail payant, donc, comme je disais. Il suffirait que les grands providers, et les grands systèmes d’e-mail sur le web, se mettent d’accord sur un tarif et un protocole technique, et c’est bon. En parlant de téléphone : ça fait un mois que j’oublie de remercier SFR de m’avoir envoyé un bon pour un kit mains-libres gratuit. Enfin, une oreillette, quoi. Ca ne leur coûte pas grand chose, mais ça fait toujours plaisir. D’autant plus que (d’après ce qu’on m’a dit, j’ai la flemme de vérifier) mon abonnement avec heures soir et week-end gratuites illimitées ne permet pas le changement gratuit de téléphone portable en récompense de ma fidélité, alors un petit cadeau en passant, pour me consoler, vraiment, c’est gentil. J’ai envie de manger dehors. Plein de fois, tout le temps, tous les soirs. M’asseoir à une table qui n’est pas mon bureau et qui n’est pas surplombée par un écran 17", de manger quelque chose qui ne sort pas de mon congélateur, de me faire servir par une pétasse malaimable (vous remarquerez, je ne suis pas exigeant), et de manger de préférence avec quelqu’un, tant qu’on y est. N’importe quoi, un steak-frites, un kebab, même un menu McDonald’s, du moment que ce soit vendu tout prêt et tout chaud. Et puis, tant qu’on y est, j’ai envie d’avoir un chèque qui tombe tous les mois, pour payer ma bouffe, et mes courses, et mon loyer, et mes sorties, et mes fringues (vous saviez que je n’ai qu’un pantalon et deux t-shirts de mettables ? la dèche, je vous dis…). Un salaire, quoi. Mais en échange de rien, juste un salaire pour le plaisir. Par le pouvoir du Tacotac TV, que ma volonté soit faite ! Ca m’apprendra à réclamer : alors, voilà, maintenant, ça y est, j’ai quelqu’un à qui penser quand je ferme les yeux avant d’aller dormir. Mais bon, quand je disais que ça manquait, quelqu’un à qui rêver, je n’osais pas préciser que j’aurais bien aimé, cette fois, que ce soit réciproque. Oui, c’est un détail, mais c’est quand même un peu important. J’ai pas osé préciser, et voilà, j’ai trouvé un garçon mignon, gentil, sympa, tout à fait mon style et tout et tout, et qui n’a pas l’air plus intéressé que ça (alors qu’il était bien censé l’être, virtuellement). Bien ma chance. Bon, j’ai l’air de me plaindre, là, comme ça, de n’être jamais content, mais, mine de rien, la dernière fois que j’ai été dans un vrai couple, où les deux ressentaient quelque chose l’un pour l’autre, c’était en 1999, quand même. C’était pas le même siècle ; même pour les gens qui croyaient qu’on changeait de siècle en l’an 2000, c’était pas le même siècle. Alors merde, à la fin, quoi ! Je ne sais pas d’où je le tiens, ce mauvais karma à rembourser, mais va falloir que ça se termine, à un moment, quand même ! Pfiou, tout ça. Je ferai la version anglaise un autre jour… |
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13 juillet 2003 |
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Réalise d’un seul coup, après plusieurs mois d’usage, qu’il est complètement absurde de mettre le lien vers les commentaires au-dessus du post, parce que ça oblige à remonter après avoir lu l’article, ce qui est légèrement illogique et, surtout, particulièrement gênant après un article long. Note cette observation dans le blog parce qu’il est un peu trop tard pour faire les modifications nécessaires sans faire d’erreur et casser des choses. Ne peux plus qu’espérer retomber sur ce texte plus tard et m’en charger à ce moment-là. |
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Sentiment confus que le blog est moins lisible qu’avant. Difficile de déterminer si c’est à cause du fond semi-transparent du texte, du motif un peu trop présent en fond de page, ou des marges un peu trop réduites entre les deux. Probable que le design sera légèrement ajusté dans les jours à venir. |
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Erreur fatale. Appuyé machinalement sur la touche Mute de la télécommande pour remettre le son avant d’éteindre la télé. Me retrouve avec la dernière chanson de Lorie qui squatte en boucle dans ma tête. Help ! Ah ben, tiens, une idée. Pour combler l’ennui, vais m’amuser à écrire façon En parlant de blogueurs : Dendromatt est entre la vie et la mort (enfin, son blog, pas lui) pour cause de conflit avec son hébergeur. N’hésitez pas à lui envoyer des mails de soutien. Par la pensée, puisqu’il n’a plus d’e-mail, non plus. P.S. Aurais dû lancer le grand jeu P.S. Réaction de l’un des deux intéressés : |
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12 juillet 2003 |
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J’ai envie de profiter de ce que c’est l’été, qu’il n’y a rien à la télé et que la saison de Six Feet Under est terminée, pour résilier Canal+. J’en suis même à me demander si je ne devrais pas résilier aussi SFR. Parce que c’est bien beau, de garder un abonnement hors de prix (enfin, relativement à ce que j’en fais) parce qu’il y a les communications gratuites illimitées le soir et le week-end, juste au cas où je m’en servirais un jour, alors que, même si j’avais quelqu’un à appeler, je ne pense pas que je passerais mes nuits au téléphone avec lui. Parce que c’est quelque chose que je ne fais pas, je crois. Pas mon genre, quoi. Pour que ça serve, il faudrait que j’aie un mari, et qu’il parte en province, et qu’on passe toutes les nuits au téléphone jusqu’à ce qu’il revienne. Et même si tout ça arrivait (mouarf), je ne suis pas sûr que ça rentabiliserait ces années à payer l’abonnement mensuel sans m’en servir. C’est compliqué, les décisions… Faudrait que je fasse un vrai calcul, de la compta, avec des prévisions et tout. Le problème, c’est que ça doit faire trois ans, à vue de nez, que j’ai cet abonnement, et que ça veut dire que j’ai dépensé une telle fortune qu’il serait encore plus idiot de le résilier maintenant, sans en avoir profité. Plus le temps passe, plus ça coûte, et plus ça devient idiot de résilier, et plus ça coûte, et plus ça devient idiot… Arg. |
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Pff, il fait trop chaud pour faire des courses. |
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www.garoo.net — version 1859.2Oh, un nouveau design ! Enfin, un semi-nouveau design. Tout a été remanié, le fond est plus lumineux donc moins triste, et le gros pavé blanc a diminué de moitié ce qui rend la mise en page plus aérée. Bref, ça me paraît beaucoup plus mieux comme ça. Notez que si vous n’utilisez pas Mozilla ou Opera (et encore, pas testé sous Opera, mais je pars du principe que ça devrait être bon) le site ne s’affichera pas exactement comme il devrait, parce qu’il utilise des images PNG transparentes, en particulier pour le fond du texte (qui n’est donc pas censé être totalement blanc). Je suppose que Safari, KDE et peut-être même IE5 Mac pourraient aussi gérer le PNG, mais il faudra que je me documente un peu à ce sujet avant d’approfondir la détection de browser. Et c’est pas comme si c’était important, après tout. Bon, par contre, pour le fond de 162 Ko, je me suis peut-être un peu laissé aller, là. On verra, j’essaierai peut-être de corriger ça plus tard. Ou peut-être pas. Si même chez moi le chargement est relativement supportable, c’est que ça ne doit pas être si gênant… (J’oubliais de vous rappeler : n’oubliez pas de shift-reloader pour que tout s’affiche correctement, et de vider le cache de votre navigateur si vous avez une crotte sous Mac qui n’est pas capable de recharger quand il faut. En gros, si ça a l’air cassé, c’est que ça vient de vous. C’est comme ça que ça marche, le web, non ? C’est ce qu’on m’a dit, en tout cas.) |
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11 juillet 2003 |
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C’est frustrant de n’avoir plus personne en vue. Celui-ci s’est révélé être un petit con, celui-là est caractériel et drogué, celui-là encore est un petit con aussi (soit j’ai tendance à faire beaucoup dans le petit con, soit le petit con est un modèle répandu — ou les deux, certainement les deux) et maintenant je n’ai personne à visualiser, à imaginer quand je ferme les yeux en me couchant |
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On m’a dit hier soir que j’avais l’air d’un pédé récent, du genre qui s’est découvert il y a six mois. Moi. Arf. Ca ne fait jamais que sept ans que je suis sorti dans le Marais pour la première fois (et c’était avec le mag, l’association de jeunes garçons sensibles qui n’en ont pas grand chose à faire d’avoir l’air hétéros) et il y a eu une période où je sortais, en groupe, dans les bars, pratiquement tous les soirs (euh, quand j’y repense, je me demande où j’ai pu trouver de l’argent pour payer mes Coca tous les soirs… est-ce que la vie normale ne coûterait pas si cher que ça après tout ?). Et pourtant, même à ces moments-là, j’étais comme je suis aujourd’hui. Enfin, non, j’étais plus gros, plus boutonneux, plus coincé et moins dégourdi, mais en tout cas je ne faisais pas plus pédé. Comme quoi. Comme quoi je ne suis pas influençable. Je suis comme je suis, on ne peut pas me changer. Euh, mais pourquoi je dis ça comme si c’était surprenant ? Personne n’a jamais réussi à m’influencer pour me faire bosser, c’est quand même un signe, non ? (Bizarre : quand j’ai écrit P.S. Parce que visiblement ça ne devait pas être très clair : je n’ai pas pris ça comme une insulte, hein. Enfin, pas pour un compliment non plus, parce que ça ne me dérangerait pas d’avoir l’air d’un habitué du Marais, ou même d’une folle. Mais ça m’a juste amusé, c’est tout. (D’où le |
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10 juillet 2003 |
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Waouh. Plus de trois heures après m’être réveillé, j’ai finalement réussi à me connecter. Super. Pour la suite, c’est pas la joie. Le seul abonnement illimité qui semble rester est celui de Tiscali, qui suppose un engagement sur douze mois que je n’ai pas envie de prendre ; pour l’ADSL, entre les délais jamais respectés, les quinze prises filtres à acheter, le risque que ça ne fonctionne pas et que je me retrouve le bec dans l’eau à cause de l’installation téléphonique un peu compliquée des lieux et, pour finir, les cent euros de frais en cas de déménagement ou résiliation, c’est loin d’être gagné. Je n’ai plus qu’à trouver un squat (squatt ? j’hésite) à côté d’un gentil internaute avec un réseau WiFi non protégé. |
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8 juillet 2003 |
Sons of bitches. Et, là, tout de suite, mon accès Internet ne marche plus, à croire qu’ils ont pris un peu d’avance pour les vacances. Ah, si, ça y est, ça remarche. Enfin, pour deux mois. Je vais aller où, moi, maintenant ? |
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Est-ce que vous pourriez remonter un peu le cadran misanthropie pour moi ? Ouais. Bien. Parfait. C’est formidable comme les 24 heures passées ont confirmé que je serai célibataire (et, de façon générale, un loser) pour encore quelque temps. Et encore quelque autre temps. Et encore. Jusqu’à ce que la mort nous sépare. La frontière est tellement fine entre le refus de la facilité et son contraire que je ne sais jamais trop de quel côté je vis. |
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7 juillet 2003 |
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Il y a une épidémie de Smart à côté de chez moi, sur le chemin pour aller au RER. Des Smart décorées, des Smart publicitaires… Et que faisaient tous ces gens dans mon bus, et dans mon RER, à dix-huit heures un dimanche de juillet ? Non seulement c’était dimanche, et c’était juillet, mais il était dix-huit heures ! Ce qui implique qu’il était trop tard pour sortir, et trop tôt pour rentrer chez soi, vu qu’il faisait encore très beau, alors que le soleil avait été absent toute la semaine. Et moi, pourquoi j’étais là ? Mais moi, justement, je vis à rebours de tout le monde, et je suis précisément censé être seul dans le bus et le métro, en aucun cas m’y retrouver en même temps que tout le monde. Le monde tourne mal, je vous le dis. Si ça se trouve, je vais finir par gagner de l’argent. Vous imaginez ? Non, moi non plus. Au fait, vu que ça a marché, pour le karaoké, et qu’il a suffi de réclamer plusieurs fois de suite pour que je finisse par me faire inviter, est-ce que ça pourrait fonctionner de la même façon pour le boulot, ou l’argent ? Si je demande encore une fois qu’on me donne de l’argent, en échange (éventuellement) d’un vague travail graphique, est-ce que ça aurait une chance de marcher, sur un malentendu ? |
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6 juillet 2003 |
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Et sinon, rien à dire ? Bah, non, rien à dire. |
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Juste pour savoir, c’est quoi la différence entre des Chicken Poppits et des Chicken McNuggets ? |
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J’en suis à faire l’amour à un paquet de biscottes (mais sans Nutella, c’est déjà ça), ça ne va plus du tout. |
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5 juillet 2003 |
LostJe ne sais pas ce que je dois trouver en premier. Un homme, de l’argent, une carrière, un chez-moi ou un flingue ? Je suis censé commencer par quoi ? J’ai besoin d’un miracle, ou au moins d’une étoile du berger juste pour moi. Bref, quelque chose. Si vous saviez comme j’envie la capacité qu’ont la majorité d’entre vous à s’adapter au fonctionnement de cette société de merde, et à gérer ce truc qu’on appelle la vie. Et qui, il faut bien le rappeler, est aussi inutile que possible, et plus encore. Enfin, je suis bête. La plupart de mes lecteurs sont des blogueurs, et la plupart des blogueurs ne sont pas plus aptes à la vie Ou alors, on peut aussi attendre qu’une bombe atomique nous tombe sur la gueule, ça règlera le problème. J’ai comme l’impression qu’on est plutôt partis pour faire ça, moi. Attendons un peu. Ca ne devrait pas être long. (Et dire qu’il va falloir remercier Bush d’avance, parce qu’on ne pourra plus le faire quand on sera morts.) Euh… j’étais pourtant pas déprimé à ce point avant de commencer ce post, si ? Si ? Ah, ok. Je ne m’en étais juste pas aperçu. Bon sang, par quoi on commence quand on a 27 ans et qu’on doit tout démarrer de zéro ? Je suis en plein cercle vicieux et j’ai la tête qui tourne. Et pas moyen de m’évanouir. |
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4 juillet 2003 |
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J’ai envie de prendre le train, là, tout de suite. De passer huit heures dans un train corail (je n’ai jamais trop compris pourquoi ça s’appelait comme ça, mais passons), de me taper dans les toilettes un mec rencontré sur place, et d’arriver frais et dispos (bon, non, complètement décalqué par la mauvaise sieste du voyage) au bord de l’océan. Où m’attendra une grande villa tout équipée en meubles, en hi-fi / vidéo, en informatique et en bouffe (ou peut-être pas en informatique : après tout, tant qu’on y est, pourquoi ne pas essayer une vraie coupure, pour une fois ?). Et aussi deux labradors (un beige, un noir — que je rebaptiserai Pinky, évidemment, pour ceux qui suivent le blog) et quelques amis, ou un mari. Enfin, un futur mari, parce que si c’est pour commencer les vacances par une scène avec mon mec sous prétexte que je me suis vaguement fait un mec sur le trajet, bon, franchement, merci bien, hein, bonjour les vacances, super, c’est gentil d’avoir proposé. Bref, j’ai envie de partir en vacances. (Mais pas en avion, c’est trop de contraintes, j’ai pas envie qu’on me fouille dans les moindres recoins, ça n’a jamais été mon fantasme, je vous le laisse.) Il faut vraiment que je me décide à gagner au loto, là. Ou à sympathiser avec une vieille aristocrate excentrique pour qu’elle me couche sur son testament (et uniquement là, d’où la nécessité que ce soit une aristocrate femelle). En plus, ça fournira par la même occasion la villa sur la plage, tout est parfait. Et dire que la femme qui me regardait écrire ce texte sur mon petit calepin dans le RER ne s’est pas doutée une seule seconde qu’elle était en face du garoo. Oh, c’est pas plus mal, remarquez. Devoir me mettre à signer des autographes dans le RER, ça serait terriblement embarrassant, je n’oserais pas. |
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3 juillet 2003 |
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Bon à savoir : les gens qui téléphonent au volant sont dangereux même quand ils ne téléphonent pas. Pas que le fait de posséder un GSM rende idiot (j’en ai un — je n’y réponds jamais, mais j’en ai un), mais c’est juste que ceux qui téléphonent au volant le font non parce qu’ils sont overbookés et ne peuvent pas l’éviter, mais parce qu’ils s’ennuient au volant, ont la flemme de se concentrer sur la route, et cherchent donc quelque chose à faire pour s’occuper l’esprit. En bref : les humains sont cons. |
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2 juillet 2003 |
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Parmi les choses que je supporte toujours assez mal : que quelqu’un qui sue son overdose de THC par tous les pores me parle comme à un demeuré parce que je mets un peu de temps à mettre ensemble ses phrases pour en comprendre le sens. |
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Je veux bien une maison comme celle de Thirteen Ghosts. Sans les fantômes, mais avec tous les murs en verre gravé, les parois qui bougent dans tous les sens, et tout ça. Mais bon, on aimerait tous vivre dans un truc pareil, non ? |
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1 juillet 2003 |
![]() Ca faisait un moment, je sais qu’elle vous manquait. |
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Oy, mes jambes, mes précieuses jambes ! |
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UnbelievableLes lecteurs assidus de mon blog, des commentaires de mon blog, et de certains autres blogs auront peut-être compris que j’ai passé la soirée… non, je ne peux pas le dire. Pas que j’aie honte, je n’ai pas honte du tout (enfin, il n’y aurait aucune raison que j’aie honte, mais en l’occurrence je n’ai pas honte), pas que j’aie du mal à l’avouer, c’est juste que… je n’arrive pas à le croire moi-même. Et pourtant, répondant à l’invitation (dans les commentaires) par gVgVssE que j’avais réclamée, j’ai passé quatre heures dans un karaoké. Où j’ai chanté. Je sais, je sais, tous ceux qui me connaissent n’y croient pas. Mais vous n’avez pas encore lu le plus gros. J’ai chanté. D’abord en duo (Sweet Dreams, merci à Manu de s’être dévoué pour me… dépuceler), puis en solo (Rien que de l’eau). Oui, oui, tout seul, au micro, sur scène (bon, le bar est petit, mais quand même, c’est une scène, quoi). Mais il y a encore plus incroyable. J’ai chanté, et… Et… Et je n’ai même pas paniqué. Je n’étais pas stressé avant de chanter la première fois — admettons, je savais qu’on allait chanter à deux, qu’on pourrait chacun rejeter la responsabilité des fausses notes sur l’autre, le risque était calculé (et puis, bon, je sais que je peux m’en sortir sur du Annie Lennox). Mais je n’étais pas stressé non plus avant de chanter la deuxième fois. Tout seul, sur scène, au micro, devant des inconnus, avec les lumières dans la gueule et un retour vidéo, pour une chanson que je n’avais pas entendue depuis des mois et dont je ne me souvenais plus spécialement des couplets. Et pratiquement pas de stress. Disons, un peu de stress, mais aucun trac, et encore moins de panique. Moi. Le garoo. Celui qui n’arrivait pas à adresser audiblement la parole à la vendeuse il y a, euh, soyons gentils, dix ans. Celui qui n’avait jamais, de sa vie, chanté devant quelqu’un d’autre que son ours en peluche, il y a cinq ans. Sur scène et tout, sans stresser. Vous, je sais pas, mais moi, je ne m’en remets pas. (Oui, enfin, je sais bien que, de votre côté, vous vous en remettez très bien, mais c’était une façon de parler, parce que c’est mon blog et que ce sont mes expériences qui comptent. Oui, oui, narcisse mégalo et tout, on sait.) Et d’ailleurs, ce n’est même pas le plus beau. Le plus beau, c’est que je n’avais pas écouté Rien que de l’eau depuis quelque chose comme des années, que je n’avais aucune idée à quelle hauteur ça serait, que je me suis vautré lamentablement, et que je ne me suis quand même pas enfui. Premier couplet deux tons en-dessous de l’instrumental (c’est parce qu’il est léger en instruments, à la limite j’aurais presque pu continuer comme ça sans choquer vraiment), un instant de panique, mais j’ai surmonté et j’ai réussi à me dire que, puisque j’étais là, je n’avais plus qu’à continuer. (Ok, cette phrase a l’air débile, genre j’explique comment j’ai surmonté le fait d’être le seul survivant d’un crash de Boeing, alors que je n’ai fait que chanter une chanson. Mais, bon, c’est un blog, alors dramatisons un peu.) Du coup, la suite dans la bonne tonalité (euh, je crois, je n’en jurerais pas, mais je crois), mais parsemée de couacs parce que je m’étais pas du tout préparé à ce que ça monte si haut. Et malgré tout ça, je n’ai pas fui. Je ne sais pas quelle tête je faisais dans l’instant, faut pas trop en demander, mais je sais que j’ai tenu bon et que j’ai réussi non seulement à survivre, mais aussi à rattraper le coup, et à chanter correctement sur la fin, ce qui est sans doute la plus grosse gageure dans l’histoire. (Là, je parle de mon propre jugement, parce que d’après gVgVssE c’était très bien du début à la fin et il n’y avait pas tellement de fausses notes — j’ai des doutes, d’un coup, sur sa prétendue mélomanie, un mythe s’effondre.) Bref, je suis épaté. Je vais le mettre en gras : je suis épaté. J’insiste : JE M’EPATE MOI-MEME. Ah, oui, j’oubliais de préciser que j’ai été aidé, quand même, par un rhum-coca bien tassé. Il va falloir que je mette à jour mes divers profils pour accepter le fait que je deviens un social drinker. Je vous rassure, je n’ai pas l’intention de devenir alcoolique pour autant — au pire, un rhum-coca par soirée karaoké ou soirée boîte, ça devrait aller. Mais un rhum-coca, ce n’est pas censé suffire à faire tomber toutes les inhibitions d’un coup et, si j’avais été saoul, j’aurais chanté comme une bûche, donc ça se serait vu. Et puis les autres étaient au moins aussi alcoolisés que moi, et ça ne les empêchait pas tous de stresser. Non, non, ce n’est pas l’alcool qui a chanté devant des milliers de spectat… euh, devant trente personnes. C’est moi. C’est le garoo (oui, j’ai décidé de parler de moi à la troisième personne en disant Ca tombe bien, il est un peu temps de les sortir, ces ressources. P.S. Je finis par allumer la radio (j’ai rédigé ce long post dans le silence complet, pour rester concentré sur les souvenirs auditifs) et ils passent Here Comes The Rain Again. C’est forcément un signe. P.S. Puisqu’il faut bien revenir un peu à l’auto-dénigrement (j’ai de plus en plus l’impression que c’est un sentiment qui prend particulièrement de puissance quand je suis dans ma chambre face à mon ordinateur, je devrais peut-être en tirer les conclusions qui s’imposent de manière évidente), je dois dire que je me sens un peu (quoi, juste un peu ?) couillon d’avoir écrit tout ce post extatique juste sur le fait d’avoir chanté deux chansons dans un karaoké. Je n’ai plus qu’à essayer de me rassurer avec l’idée que je connais plein de gens qui n’en auraient pas fait autant. Ouais. Ca fonctionne. |
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