Underachievement Unlocked

Ma vie, mon oeuvre : beaucoup de potentiel et très peu de réalisation.

Très peu de posts sur ce blog, aussi. Mais vous trouverez peut-être quelque chose d’intéressant à lire si vous remontez de quelques années dans les archives.

31 mar. 2003

Je viens de découvrir qu’un de mes blogs-fils, qui m’a renié depuis, a poussé le vice jusqu’à s’inscrire sur blogtree(w) et mettre un autre blog en parent. Moi je dis, faut le faire. Ca force l’admiration. Ou pas. Tiens, je me demande si j’ai encore son mot de passe FTP quelque part. (Je dirais bien que je viens d’écrire ça pour l’effrayer et qu’il demande à son hébergeur de changer le mot de passe, mais je suis à peu près sûr qu’il ne me lit plus non plus.)

 

Je peux survivre à une panne d’Internet. Il reste plein de choses à faire, je peux retoucher des photos qui sont en attente, je peux refaire le design de mon site, écrire, n’importe quoi. Mais une coupure d’électricité, je ne peux pas, c’est impossible. Inhumain. Plus d’ordinateur, de blog, de rien, même pas de télé ou de radio, c’est la mort.

Je ne comprendrai jamais comment mon père se débrouille pour systématiquement acheter (puis me refiler) des radio-réveils défectueux. Est-ce qu’il y a vraiment un marché pour ces choses-là ? Des magasins spécialisés en appareils électroniques qui ne tiennent pas plus de six mois ? Je viens de passer un quart d’heure à chercher l’endroit exact où il faut appuyer sur le bouton Horloge pour avoir le droit de le mettre à l’heure. C’est pourtant pas si compliqué de fabriquer quelque chose qui marche normalement, en électronique.

 

Toute la journée, Proxadland a été hors-limites depuis mon provider, ce qui fait qu’outre la moitié des blogs de mes bookmarks indisponibles, et outre l’impossibilité de relever mon mail, je n’ai pas pu accéder à mon propre site, donc bloguer. Et c’est pas de chance, parce que j’avais plein de choses à écrire aujourd’hui. Alors, dans le désordre :

J’ai rêvé que j’avais une idée de dialogue intéressante pour mon film, que je la notais sur mon calepin, puis que je me demandais si je l’avais notée sur un vrai calepin ou si c’était seulement un rêve. Et tout ça a réussi à me tirer de mon sommeil, ce qui fait que l’idée est maintenant bien au chaud dans mon treepad. N’empêche, c’est effrayant. Effrayant d’une façon positive et productive, mais tout de même.

Je déteste les inconnus qui, sur les chats, envoient des tu vas bien ? dès la deuxième phrase. On n’est pas intimes, on n’a pas gardé les cochons ensemble, je veux bien que tu me tutoies (bien que tu sois forcément un connard psychopathe comme tous les autres) mais ne me parle pas comme si on se connaissait depuis des mois. Les conseils de savoir-vivre de Garoo, numéro 185 : on ne demande pas à un inconnu tu vas bien ? mais [comment] ça va ? C’est une question de bon sens, et je chercherais bien à expliquer plus précisément mais il est trois heures du matin.

Au passage, les assidus du chat supportent toujours aussi mal qu’on essaie de les forcer à se comporter comme des êtres humains, avec un cerveau et tout (je ne parle même pas de coeur, je suis sur des chats de drague) au lieu d’être des automates qui disent le contraire de ce qu’ils pensent pour ne pas se prendre la tête. Mais, là, il est toujours trois heures du matin, je suis trop fatigué pour réfléchir à la formulation de façon à ne pas passer pour un vieux con aigri, alors j’y reviendrai une autre fois. Enfin, ceci dit… c’est peut-être bien ce que je suis ?

Je m’excuse d’avoir douté de Canal+. Remarquez, non, on a toutes les raisons de douter de Canal+, surtout ces temps-ci, mais il se trouve que cette fois j’avais tort : l’épisode de Six Feet Under qui n’avait pas été diffusé en VO dimanche dernier l’a été aujourd’hui. D’ailleurs, comme j’ai supposé qu’ils n’allaient en diffuser que deux et prendre un retard d’un épisode sur la VF pour ne pas chambouler les programmes, j’ai failli rater la diffusion du troisième, à laquelle je ne m’attendais pas. Ce qui aurait été d’autant plus dommage que les deux épisodes de cette semaine étaient absolument excellents (il y avait eu un peu de mou depuis le pilote) — avec en prime l’apparition du frère de Brenda. Hmm… (Oui, la photo n’est pas terrible, il vaut mieux le voir en surfer schizophrène dans la série.) Je n’arrive pas à retrouver où je l’ai déjà vu, il faut croire que ça devait être dans un navet qui a moins marqué ma mémoire que lui.

J’ai encore un texte en réserve sur mon calepin de quand je sors, mais ça sera pour une autre fois, parce que ça serait dommage de le bâcler. Ah, oui, parce que je suis sorti. Pas longtemps, juste le temps de voir qu’il fait toujours aussi beau, que le soleil se couche une heure plus tard (heh, c’est un peu logique),

 

30 mar.

Eh bien voilà, comme prévu, j’ai raté ma sortie. J’étais tout prêt à bouger, lavé de froid et habillé et Bam ! un accident de chat. De tchat, je veux dire, pas de miaou. J’en ai marre, il ne faudrait même plus que j’y retourne — sauf que je n’ai pas payé quinze euros pour arrêter d’y aller, ils ne vont pas me rembourser juste parce qu’il y a là-dessus trop de sociopathes à mon goût (et au goût de tout le monde, d’ailleurs).

 

29 mar.

Yearghh il faut que je sorte de chez moi !

(Ne serait-ce que pour que je n’aie pas pris une douche froide pour rien. C’est bien, c’est vivifiant, la douche froide, c’est tonique, mais bon, je ne le ferai pas tous les jours. Surtout si c’est pour ne pas la rentabiliser après.)

 

28 mar.

J’y ai passé cinq années, quand même, et voilà ce qu’ils en font. Bon, ok, je n’avais que certains cours dans ces locaux-là (je devrais peut-être aller faire des photos de l’EFREI à Villejuif, tiens, ce serait marrant), et je n’y ai pas de souvenirs particulièrement bons, mais c’est tout de même un manque de respect flagrant pour mon passé et ma personne. Où est-ce que je vais aller tourner mon Fréquenstar, moi, dans cinq ans ?

 

Je transpire comme un porc et l’eau chaude est en panne… je me demande si je pourrais prendre une douche froide et y survivre ? Je vous tiendrai au courant.

 

Tiens, je vais vous coller des logs de conversation, ça occupera. J’ai trop la flemme de rédiger des vrais posts (et dire que je déteste ça quand d’autres blogueurs le font…).


[00:39] L’appareil photo c’était pour les loisirs. La DV c’est pour un projet professionnel (c’était ce que je voulais dire [à la phrase d’avant], mais sur le moment j’étais pas sûr que c’était vrai).
[00:39] J’ai toujours rêvé de faire un film en steadicam [Cf. Shining]. Et maintenant de savoir que c’est faisable, et en DV, ça me fait fantasmer.
[00:41] Par exemple, quand je vois le making of de Jeanne d’Arc avec un traveling en steadicam sur un quad en plein milieu des bois, c’est le pied.
[…]
[00:46] Ceci dit, je n’aurais jamais dû me documenter sur les DV semipro. Maintenant que j’ai vu ce qui existait, si jamais je fais quelque chose avec des DV "bas de gamme", je vais être frustré à mort.

 

24 mar.

Aujourd’hui, rien.

Hier, rien, et demain rien non plus, et puis les jours précédents et suivants, et puis les années, et puis j’en ai marre, et puis… c’était bien la peine de prendre des substituts de repas à midi si c’était pour descendre un demi-litre de glace maintenant.

 

23 mar.

Je vieillis ! Ouais, je sais, c’est pas un scoop et je vous emmerde. Je vieillis, donc. Une petite promenade de quelques minutes dans le Marais en ce début de printemps printanier, et voilà que je me sens homophobe. Ca y est, je me sens totalement incapable de sortir avec un minet de vingt ans qui passe ses soirées en boîte. Est-ce que je suis devenu vieux, ou seulement adulte ? Et laquelles des deux options m’effraie le plus ?

 

21 mar.

Comment (re)commencer un régime vers Pâques, quand Kinder sort une version revisitée des petits oeufs au chocolat ? N’ont-ils donc pas la moindre pitié ? Je ne comprendrai jamais comment une seule fabricant peut avoir une telle main-mise sur le chocolat bien gras et industriel… Il doit y avoir un ingrédient secret qui se retrouve dans tous les produits Ferrero — ingrédient qui, absorbé en grandes quantités, amène à écrire et réaliser des publicités d’une niaiserie sans précédent. C’est la preuve qui manquait : le Nutella devrait être interdit à la vente pour le bien des générations futures. Et, non, je ne me propose pas pour finir les stocks, j’ai dit que j’étais au régime.

 

19 mar.

Et hop, voilà mes tout premiers portraits en numérique. Ca marche plutôt pas mal — en fait, mes portraits n’ont jamais été aussi nets et bien exposés et tout comme il faut.

 

15 mar.

Mais… comment j’ai fait, l’année dernière, pour tenir toute l’année sans travailler ? On est tout juste à la mi-mars et je suis déjà à découvert. Bien sûr, en 2002, j’avais moins de besoins, vu que je ne sortais pas. Mais quand même. C’est pas comme si je me ruinais, dehors. Il va falloir que je recommence à me faire offrir des verres. Ou alors… il va falloir… que je me trouve un site à faire. Erk. Et le gros problème, c’est que dans ces cas-là je passe en mode crise, ce qui fait que je suis particulièrement peu productif et, surtout, incapable de voir à long (ou même moyen) terme et de faire des projets. Sale temps.

 

Juste alors que je réalisais, en traversant le Marais, que le monde [gay] n’était pas totalement représenté par les psychotiques des chats (eh oui, dans la vraie vie, il y a d’autres psychotiques d’un genre tout à fait différent, et ils sont peut-être plus intéressants), alors que je découvre un bar convivial (off-off-rue Sainte-Croix, évidemment), je gâche tout en sortant mon plus bel air de parisien coincé qui se renfrogne et envoie des regards assassins quand on ose lui adresser la parole (et pourtant, dans le lot de ceux à qui j’ai fait le coup, il y en avait des… sympathiques). Faut dire, je déteste aller tout seul dans un bar, et il faut bien que F. fasse un récital pour que j’affronte une foule hostile (enfin, une foule à laquelle je suis hostile, plutôt, semble-t-il d’après l’expérience). La prochaine fois, soit je me saoule avant, soit j’emmène quelqu’un pour ne pas passer le quart d’heure d’entracte à regarder dans le vide comme la pauvresse que je n’ai jamais cessé d’être. Les soirs comme celui-là, j’ai l’impression d’avoir à nouveau quinze ans, ou plutôt d’y être toujours resté. Pas étonnant que je sois sans revenus.

 

14 mar.

Il y avait une époque où mon avenir était tout tracé, où je ne me demandais pas si j’étais assez motivé pour faire ce que j’avais à faire, ni si j’étais assez bien pour faire ce dont j’avais envie. Je déteste entendre à la radio des chansons que je n’ai pas écoutées depuis plus de dix ans. On devrait brûler tous ses souvenirs au fur et à mesure, ce serait tellement plus simple.

Là, tout de suite, à défaut de pouvoir brûler les souvenirs (quoique ça devrait pouvoir s’arranger avec un pic à glace suffisamment pointu et en visant bien), j’ai bien envie de brüler l’avenir (ce qui me ramène au pic à glace, d’ailleurs). Au moins, il ne serait plus incertain.

J’ai aussi envie de fermer le blog (et pas seulement à cause de vous savez quoi, ni à cause de vous ne savez pas quoi), mais je ne sais pas par quoi je pourrais bien le remplacer (pour moi, je veux dire, pas pour les lecteurs). Déjà qu’il ne m’occupe plus tellement ces temps-ci, si je le supprime il ne me restera plus rien à faire. N’empêche, il y a des gens qui lisent ces lignes alors qu’ils ne devraient pas, et ça n’aide pas.

 

12 mar.

Petites retouches sur la page d’accueil : l’image, dont je voulais corriger la perspective depuis un moment ; le menu, plus apparent (quoiqu’encore très perfectible…) en espérant qu’il se mettra à fonctionner sur Mac ; le sélecteur anglais / français plus visible, j’espère, et moins ambigu. Enfin, je ne m’attends pas à ce que ça suffise à m’amener des lecteurs anglophones par millions milliers centaines dizaines.

Et maintenant je ne sais pas quoi faire de ce qu’il reste de la journée, et il en reste un gros morceau.

 

11 mar.

Ce qui me fait penser que je n’en ai pas assez profité, du monde occidental, avant qu’il ne soit détruit. Si Bush lance la bombe sur Bagdad, il va falloir que je profite intensivement de toute ce que la société de consommation et de pseudo-libertés a à offrir pendant qu’elle existe encore. A moi le pillage et les partouzes non-stop ! (Pourquoi cette phrase me fait penser à Mr Pringles ? C’est étrange.)

 

10 mar.

Il faudrait que je sorte faire des photos. Il faut que je sorte faire des photos. Je dois profiter de ce que le temps n’est pas moche et que je suis réveillé et qu’il ne fait pas froid et que je ne suis pas dans le coma. Ce n’est pas le bon moment pour regarder le début d’un mauvais film romantique avec Gwyneth Paltrow. Mais, euh, photographier quoi ? C’est l’hiver, rien n’est joli en hiver.

 

Oh, il semblerait que j’aie trouvé la réponse à une question qui me travaillait depuis un moment. Enfin, une question qui m’a travaillé au moins deux fois dans les douze derniers mois, en tombant sur des oeuvres anglo-saxonnes dans lesquelles Ulysse s’appelait Odysseus. Apparemment, en sales pays latins que nous sommes, nous aurions gardé la version romaine du nom, Ulysses ou quelque chose du genre, alors que le nom d’origine serait Odysseus. Quelque chose comme ça, quoi. Enfin, bref. C’était juste pour pouvoir m’en souvenir un jour. Non seulement Odysseus est bien le nom d’Ulysse, mais en plus c’est nous qui avons tort. C’était important de le signaler. Parce que comment pourrait-on critiquer les autres si on n’admettait pas ses propres erreurs ? Hein ? Hein ? Hein ?

En même temps, ça ne doit pas être un scoop pour les plus littéraires d’entre vous, puisque le nom de L’Odyssée vient justement du nom du personnage principal. Comme quoi ce post doit certainement se ranger dans la catégorie des choses que j’ai sues et gaillardement oubliées. Et il est en bonne compagnie, parce que je peux vous dire qu’il y a du monde…

 

Ah, oui, je comprends. J’ai mis vingt-quatre heures à comprendre. La vengeance, c’est mal. Je n’y avais pas pensé. Sérieusement, pas une seule seconde. C’est peut-être parce que je suis à moitié corse, que je suis un incurable romantique qui regarde trop la télé, ou que je suis juste un psychopathe, mais je n’ai pas envisagé une seule seconde qu’un téléspectateur puisse se mettre du côté de Buffy et dire que ce que fait Willow est mal. J’ai immédiatement et sans réfléchir rangé ces discours dans le tiroir des bondieuseries qu’on est obligés d’écrire quand on raconte ce genre d’histoire à la télé. Pas pensé une seconde que les scénaristes puissent être sincères — d’ailleurs, je continue à être persuadé que Whedon, au minimum, pense que ce que fait Willow est justifié. J’espère. Qu’à défaut d’être un bon producteur il est au moins romantique. Sinon il m’aurait menti toutes ces années. Bref. Où j’en étais ? Ah oui, je disais que je suis un sociopathe à enfermer d’urgence — en tout cas, d’après les standards répandus sur fr.rec.tv.series.sf, on dirait. Si on tuait ma Tara et si j’avais le millionième des pouvoirs de Willow (voire aucun pouvoir magique du tout, la torture existe très bien sans magie), je dédierais tout ce qui reste de ma vie à faire subir mille morts (par an) au coupable. Ca paraît évident. Pas à vous ? Ou peut-être à vous, mais pas à tout le monde. La vengeance. C’est pourtant tellement logique et justifié et totalement moral. Non ? Ben si ! Alors voilà. Le dépeçage express de Warren sans qu’il ait le temps de bien savourer sa douleur, c’était minable. Minable, minable, minable. Ridicule. Pas à la hauteur du tout. Pas étonnant que l’acteur qui jouait Warren n’ait pas exprimé plus de terreur que ça, il savait qu’elle n’avait pas de couilles. Ah, les femmes, même pas capables d’émasculer un homme propre salement.

 

9 mar.

Est-ce que je sors le samedi soir dans Paris par pur masochisme, ou au contraire pour le plaisir de renforcer ma misanthropie ? A moins que ce soit juste parce qu’il y a (contre toute attente) des gens dans mon entourage qui ne sont disponibles que le week-end. Ce n’est pourtant pas faute de fréquenter des adolescents attardés sans emploi du temps ni occupation, mais il faut croire qu’il y a des exceptions à toutes les règles. N’empêche, Châtelet, le samedi soir, quelle plaie — et encore, on est en hiver.

 

8 mar.

Not An Addict

Yay ! Ca y est, depuis hier, je fais finalement partie de la masse de gens qui se connectent à Internet sans passer par AOL. Oui, je suis toujours sur modem (parce que trop compliqué de passer à l’ADSL, pour plein de raisons que je n’ai pas envie de détailler, pas uniquement parce que j’aime bien être à la traîne technologique depuis dix ans), mais désormais sur un forfait illimité Cario (w). C’est exactement le même prix (enfin, à un euro près), c’est sans engagement (mais je n’étais plus engagé sur AOL, puisque je peux résilier), mais… c’est un provider. Un provider Internet, vous savez. Un truc qui s’installe par l’accès réseau à distance de Windows. Auquel on se connecte en quelques secondes. Duquel on se déconnecte immédiatement. Le tout sans pub, et avec un ping probablement plus rapide sur les adresses françaises (quoique je n’ai pas spécialement mesuré, et pour surfer sur le web c’est de toute façon assez peu important).

Je me serais juste passé de devoir laisser leur site m’installer un ActiveX qui m’a tout l’air d’être une porte ouverte dans mon ordinateur, permettant à qui voudra d’installer tout et n’importe quoi (heureusement encore que je n’utilise Explorer que pour deux ou trois sites spécifiques). Je n’ai plus qu’à chercher un logiciel qui trifouille dans la configuration du browser et supprime les gadgets dont je ne veux pas. Tout ça pour installer leur logiciel de connexion propriétaire… Maintenant vous devez installer automatiquement votre connexion. Cette étape vous permet de télécharger le compteur de connexion, l’outil indispensable de votre accès internet avec cario.fr. Avec les gros mots écrits en gras, on se dit qu’il faut peut-être vraiment le charger, que ça doit être obligatoire, que sinon on va se faire virer et recevoir une facture carabinée. En tout cas, tout ce que je sais, c’est que ça connecte aussi très bien sans.

Enfin… je n’arrive pas à croire que je ne passe plus par AOL. Que leur interface éléphantesque ne prend pas une place dans mon dock, qu’elle ne va pas planter quand elle voudra, qu’elle ne va pas me gueuler A bientôt ! en triple exemplaire à chaque fois que je serai déconnecté. Que je suis de retour sur Internet, quoi. C’est agréable. Seuls le dictionnaire et la page météo inclus dans AOL vont me manquer, mais je trouverai bien des remplacements. Tout a l’air d’aller plus vite : la connexion, la déconnexion (ça, ce n’est pas une impression, c’est le plus tangible des changements), même les téléchargements ou les newsgroups. A tel point que je me suis laissé aller à télécharger un Quicktime de Once More With Feeling : 55 Mo téléchargés en trois heures, non seulement je n’y serais peut-être pas arrivé avec AOL, mais en plus ils commencent à envoyer des recommandés aux utilisateurs de peer-to-peer, alors le changement est bienvenu. Ceci dit, je crois que je ne vais pas encore commencer tout de suite à regarder les épisodes de Buffy le lendemain de leur passage aux Etats-Unis : c’est petit, c’est flou, et surtout le son est tellement médiocre que je ne comprends rien aux dialogues — et qu’est-ce qu’ils ont à toujours parler tous en même temps ? Est-ce que je suis moins bon en anglais que je ne croyais, ou c’est vraiment la compression qui rend cette bouillie incompréhensible ?

 

You Are A: Lawful Good Elf Bard Thief.

Loyal bon, c’est normal et prévisible. Même que le contraire aurait été impossible. Puisque je vous dis que je vote à gauche par conviction profonde ! Elfe, je veux bien, surtout avec la définition que donne le site : cultivés, artistes, pas chiants (j’ai la flemme de trouver une traduction plus adéquate) et, à cause de leur longévité, ne se préoccupent pas des activités quotidiennes auxquelles les autres races s’attachent fréquemment (je ne peux qu’espérer que ce n’est pas de sexe qu’on parle, là…). Oui, ça me va. Barde, je veux bien aussi. Mais voleur ? Moi ? Et pourquoi donc ?! Je ne vois même pas ce que j’ai pu répondre, dans le questionnaire, qui justifie ça. Ceci dit, le site précise : Bien que tous n’utilisent pas [leurs] talents pour le vol, c’est une occupation courante de cette classe. Pas tous. Pas moi. Je suis un voleur qui ne vole pas, c’est juste que je suis très agile et discret et que je suis suffisamment intelligent pour déjouer des pièges et crocheter des serrures si j’en ai envie. Ou peut-être que mon destin est d’être un barde (au 21ème siècle, ça veut dire passer à la télé) qui braque des banques pour s’auto-financer. Pourquoi pas ? Est-ce qu’en 2003 ça peut encore arriver, un braquage de banque réussi ?

via cosmochips.free.fr

 

6 mar.

J’ai l’impression que tout le monde autour de moi est en train de finir par réussir sa vie. Et que, moi, je reste sur le bas-côté. Par ma propre faute. Pff.

 

Hier soir en me dirigeant vers le RER j’avais préparé un texte expliquant pourquoi je poste peu en ce moment. Mais, visiblement, il n’est plus tellement d’actualité aujourd’hui, alors ça attendra.

 

On est à l’époque des nanotechnologies (ou presque), des meubles qui se nettoient sans effort, de la cuisine qui se fait toute seule et des serviettes hygiéniques à haute technologie. Alors, pourquoi en est-on restés aux mouchoirs en papier ? Pourquoi personne n’a encore inventé un produit révolutionnaire qui absorberait tout et resterait sec, qu’on pourrait garder dans sa poche toute la journée sans que ça devienne un blob de papier mâché déchiqueté ? Pourquoi ne les tisse-t-on pas au moins de fibres magiques qui garderaient malgré l’usage leur intégrité structurelle ? Et puis, au fait, ils viennent d’où, ces litres de mucus, d’abord ?

 

4 mar.

J’ai reçu les formulaires de déclaration de revenus aujourd’hui (ça ne me dérange pas, je n’ai pas eu de revenus). Est-ce qu’il est prévu que je puisse renvoyer la notice annotée pour dire que, non, les priorités à financer ne sont pas assurer la sécurité intérieure et renforcer la sécurité extérieure ? Et je ne mentionne pas Promouvoir une justice plus proche du citoyen parce que l’intitulé est gentil, bien qu’au fond il s’agisse surtout d’envoyer les banlieusards en prison plus rapidement. Je demanderais bien une exemption d’impôts parce que je ne suis pas d’accord avec ce qu’on fait de mon argent, mais comme je n’en paye pas… Ah, oui, et puis ça ne serait pas démocratique. Mais, comment dire… Democracy can bite my ass. Oui, voilà comment dire.

 

7 instants

1. Comment pourriez-vous réagir si on vous apportait la preuve que, sur un point précis, vous vous comportez en violation d’un principe que vous ne cessez de clamer ?

Commence par apporter la preuve, et on en reparlera. Parce que ça ne peut pas m’arriver. Ca ne m’est jamais arrivé. Ca ne m’arrivera jamais. Axiome numéro un, à placarder au-dessus de son lit pour ne pas l’oublier : Garoo a toujours raison. Non, l’axiome numéro deux n’est pas Même quand il a tort il a raison, puisque je vous dis qu’il a toujours raison.

Et donc, il suit et applique toujours ses principes. D’ailleurs, j’en ai peu, de principes. Et mes principes incluent généralement des clauses d’exclusions en prévision des cas où il pourrait y avoir un problème. Par exemple, Ne pas faire du mal à autrui volontairement : ça laisse plein de marge pour faire du mal aux gens. Mais pas volontairement. Et ça, je m’y tiens. Voilà.

Ce n’est pourtant pas difficile, de ne pas se décevoir soi-même : il suffit de ne pas trop s’en demander.


2. Quelle idée vous faites-vous du travail d’un syndicaliste ?

Euh. J’ai envie de répondre Not applicable, je peux ? Le travail d’un syndicaliste, ça ne me concerne pas. D’ailleurs, vu que je ne suis pas salarié, je me retrouve avec le point de vue extérieur, qui est qu’un syndicaliste bloque les usines et les routes et prend les gens en otage et est quelqu’un de globalement très désagréable. Mais ce n’est pas l’idée que je me fais de l’utilité des syndicats. Parce que je suis de gauche.


3. Trouvez-vous nécessaire d’écouter l’antithèse d’un argument qui emporte immédiatement votre adhésion ?

Euh… Pas obligatoirement, non. Mais ça peut être bien. Disons que je ne trouve pas ça nécessaire, mais que je n’y suis pas réfractaire. Parce que ça ne sert à rien d’avoir des convictions si on ne les confronte pas aux arguments opposés. Et il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis.


4. Quel le plus cruel sentiment que puisse éprouver un parent vis-à-vis de son enfant ?

Euh… l’indifférence, je suppose, non ?


5. Quel est le moyen d’expression le plus adapté à l’expression d’un sentiment de rage ?

C’est joyeux, cette semaine… C’est difficile à dire, parce que je n’exprime que très rarement ce genre de sentiment. Voire jamais. J’ai tendance à tout garder pour moi, jusqu’au jour où j’en ai trop accumulé, où il faut que ça sorte, et où je… ne fais rien non plus. Je suis comme ça.

Sinon, je suppose que le cri primal est une solution assez élégante. Il y a aussi l’idée de perforer le mur avec son poing, mais ça ne marche pas à tous les coups. Surtout ici, les murs sont bien épais et solides.


6. Comment définiriez-vous "la société" ?

C’est l’agrégation de millions d’égoïsmes individuels qui, par un miracle que je ne saurais pas trop expliquer, ne mène tout de même pas immédiatement et totalement à l’auto-destruction.

Enfin, pas immédiatement… A l’échelle de la planète, quelques millénaires, ce n’est pas grand chose.


7. Relisez-vous les anciens posts que vous avez rédigé ?

Rarement. Jamais, même, puisque j’ai une très forte tendance à oublier totalement ce que j’ai pu poster ne serait-ce que deux jours plus tôt. Je ne fais de toute façon pas partie de ceux qui bloguent pour pouvoir se relire plus tard et se remémorer ce qu’ils ont pensé : j’écris pour les lecteurs, pas pour moi. Et comme mes lecteurs ne méritent pas que je passe ma vie à relire les anciens posts pour corriger les fautes et retravailler les phrases, je ne vais pas m’embêter.

Non, en fait, c’est plus un parti-pris de respecter l’essence du blog. Une fois qu’un post est publié, il n’a plus à être modifié. Corriger les fautes de frappe, ajouter des post-scriptums, d’accord ; mais ça n’aurait pas de sens que je passe mon temps à modifier des détails, changer des formulations, dans les posts d’il y a deux mois. Or, si je les relisais, je serais frustré de voir toutes les lourdeurs que je ne peux plus corriger. Quant on a des penchants perfectionnistes comme moi, il faut une discipline de fer pour ne pas se laisser bouffer et devenir un obsessionnel-compulsif de la relecture.

 

Life isn’t bliss, life is just this, it’s dying

Je me demande pourquoi le reportage sur le suicide en prison est passé en troisième position de 90 minutes ce soir : il y a peut-être moins de people que dans celui sur Khalifa, mais c’est un problème qui nous touche d’un peu plus près, non ? Non ? Non, bien sûr, ça ne concerne que les autres, bien sûr.

Que dire… je croyais savoir tout ce qu’il y avait à savoir sur les prisons, j’avais tort : j’ai toujours pensé que la chose la plus difficile pour un prisonnier devait être de se suicider, que les rondes et surveillances l’empêchaient. Non, au contraire : un suicide tous les trois jours, il suffit de se pendre, ce qui semble être bien simple. En prime, si on s’accroche la nuit, personne sur place n’a les clés pour intervenir — on peut donc mourir avec la satisfaction posthume d’avoir interrompu la bonne nuit de sommeil du directeur parce qu’il doit venir ouvrir les portes.

Et c’est ainsi qu’on nous raconte l’histoire d’un jeune de vingt-deux ans qui vole un blouson dans un centre commercial et se suicide en prison bien que le magasin n’ait pas porté plainte, simplement parce qu’il a résisté à l’arrestation. Outrage et rébellion, que ça s’appelle, ce truc qui permet d’envoyer qui on veut en prison. Bien sûr, je ne suis pas trop concerné : je suis bien élevé, je suis aussi blanc qu’on peut l’être, je n’ai pas trop l’air menaçant et, quand je ne suis pas seul, les personnes qui m’accompagnent l’ont encore moins. Mais quand même. Je hais ce monde. Enfin, je pourrais me contenter de le mépriser et l’ignorer, mais le fait de devoir vivre dans un environnement qu’on déteste et de ne pas avoir d’échappatoire (à part, euh, se pendre, mais je réserve ça pour après mon braquage de banque raté) est bien le genre de circonstance qui peut amener à la haine.

 

3 mar.

En fait, plutôt qu’un chat-modèle, j’aurais surtout besoin de quelqu’un qui aurait une cave pouvant servir de studio photo. C’est tout ce qui me manque pour me mettre à faire du portrait à tour de bras. Enfin, ça, et le courage (et/ou l’envie) d’aborder sur Internet des mecs qui m’ont déjà jeté quand je les ai approchés à titre plus… personnel. Ca va pas être simple, cette histoire. D’un autre côté, si je ne trouve pas de studio (et je ne m’attends pas à en trouver un), ça me laisse jusqu’à l’été pour trouver la motivation de photographier du monde en extérieur.

Je suis le seul à trouver ce post confus et mal écrit ?

 

Le ciel est blanc… Qu’est-ce qu’on peut bien aller photographier quand le ciel est tout blanc et moche ? Je m’ennuie à mort, moi, je veux aller photographier quelque chose. Quelqu’un a un chat photogénique ?

 

Il me faut une section best of, meilleurs posts ou quelque chose de ce genre, comme sur certains blogs. On devrait tous en avoir une (enfin, sauf ceux qui ne font que de la merde ? ou ceux qui sont toujours géniaux, mais ça c’est techniquement impossible). Je déteste l’idée que quelqu’un qui débarque aujourd’hui sur mon site (et il y a pas mal de monde qui débarque en ce moment, avec le temps que je passe sur les chats) puisse croire que les posts récents, ceux qui sont sur la page d’accueil, sont représentatifs de ce journal. Parce que non, ça a été bien mieux, à une époque. Oui, oui. Du coup, je lance une grande consultation publique : quels sont les dix meilleurs posts de l’histoire de garoo.net, ceux qui méritent d’être dans un bloc reader’s digest sur la colonne de droite ?

Je ne devrais pas écrire ça dans le blog, puisque j’oublie systématiquement tout ce que j’ai écrit à la minute où je le publie. Mais je suppose que, si je reçois effectivement des réponses (et je ne m’attends pas à un déluge) ça me rappellera cette idée.

 

2 mar.

Ma dent ne me fait plus mal, c’est que la fièvre a dû tomber. Mais qu’est-ce que je fais debout à dix heures du matin ?

 

Peut-être qu’en fait je ne devrais pas me plaindre d’avoir la crève, puisque ça me donne une excuse pour m’empiffrer de gaufres au Nutella (gaufres industrielles, hein, n’allez pas croire que je cuisine). Est-ce que je me jette sur mon pot de glace aussi, tant que j’y suis, ou je le garde pour un cas de déprime ?

 

1 mar.

Je suis persuadé que mon radiateur électrique a décidé de me tuer, et qu’il s’amuse à empoisonner l’air pour que je meure d’une pneumonie. C’est la deuxième fois en quinze jours que j’ai la crève, ça devient vraiment lassant.

 

C’est marrant, le web. Les gens existent-ils ou non, sont-ils réels, sont-ils inventés par les Renseignements Généraux ou par la CIA pour nous faire parler ? Quoi qu’il en soit, merci aux bougres pour leur carte postale de Biarritz, et il n’y a pas de mal pour l’utilisation du whois, il est là pour ça (enfin, non, mais tant qu’à être obligé de publier mon adresse autant que ça serve à quelque chose — à défaut d’être inondé de cadeaux, je veux bien recevoir des cartes postales).

Ils ont poussé le vice jusqu’à utiliser deux écritures différentes pour faire croire qu’ils sont vraiment deux, c’est que c’est une entreprise de désinformation sérieuse, tout de même…

 

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