Underachievement Unlocked

Ma vie, mon oeuvre : beaucoup de potentiel et très peu de réalisation.

Très peu de posts sur ce blog, aussi. Mais vous trouverez peut-être quelque chose d’intéressant à lire si vous remontez de quelques années dans les archives.

28 fév. 2003

Pourquoi il faut toujours que je renifle et que je me mouche pendant des heures jusqu’au sang avant que mon cerveau ne réalise qu’il y a une boîte de Rhinadvil juste à côté de moi et que ça me ferait du bien ?

 

27 fév.

Mercredix

Il faut croire que c’est la journée questionnaires.


1/ Quelle méthode utilisez-vous pas marquer la page d’un livre ?

Je laisse Mozilla ou Word ouvert, et j’essaie de mémoriser à peu près où est l’ascenseur, au cas où le programme planterait entre-temps. Ben quoi, je vous ai déjà dit que je ne lisais pas de livres.

Mais bon, quand j’en lis, c’est soit un marque-page, soit je le laisse éventré sur une surface plane. C’est marrant, je n’imaginerais pas une seule seconde de corner une page, mais ça ne me gêne pas de tuer la reliure en écartelant le livre. En même temps, le principe de corner une page me paraît un peu mystérieux, parce que ça ne dépasse pas du livre (à moins d’être un as en origami), et ça ne permet donc pas spécialement de retrouver, vite fait, la page où on en était.


2/ Avez-vous déjà été tenté d’exposer un cadre acheté dans le commerce en laissant la photo-type fournie avec ?

Oui. Pour le principe, pour le fun. Mais j’ai été sauvé par le fait que je n’achète un cadre que dans l’idée de mettre une photo précise dedans, donc j’ai mieux à faire que de garder la photo fournie, heureusement.


3/ Existe-t-il chez vous un ensemble de choses que vous adorez classer ?

Euh, que j’adore classer, non. Parce que ça prend du temps, c’est fastidieux, tout ça. Mais, sinon, je range mes fichiers, j’organise mes collections de photos, etc.


4/ On s’apprête à vous présenter à quelqu’un en ayant pris soin de vous dire : "Tu vas l’adorer, il/elle est vraiment comme toi. Même humour, mêmes goûts, tout…". Vous le sentez comment ?

Je crains le pire, et je me prépare à la pire vexation du mois. D’une part parce que la plupart des gens que je fréquente ne me connaissent pas assez bien pour me faire rencontrer quelqu’un qui me ressemble vraiment ; d’autre part parce que quelqu’un qui me ressemblerait à ce point aurait des chances d’être totalement insupportable.


5/ Avez-vous un rituel d’endormissement ?

Non, je me pose sous les couvertures, je ferme les yeux, et zzzzzz.


6/ Pensez-vous que le prix Nobel de la paix doive récompenser l’action d’une personne, ou ce qu’on pense qu’elle est réellement ?

Je pense que le Nobel de la paix, par principe, est une idée bizarre : on n’est plus un bon samaritain si on est récompensé pour ses actions. Tiens, en cherchant sur le web confirmation que le Nobel de la paix était le seul à ne pas être accompagné d’une grosse somme d’argent, voilà la phrase sur laquelle je tombe : Pourquoi le monde s’intéresse-t-il à qui a été choisi par le Comité Nobel norvégien comme ayant fait le plus pour la paix ? On se le demande, en effet.

La confirmation, je ne l’ai pas trouvée : il y a bien un million d’euros à la clé. Du coup, c’est encore plus ridicule que je ne le pensais. Et, du coup, j’ai encore moins envie que Chirac le reçoive. Vous imaginez Chirac, recevant un million d’euros pour son action pour la paix ?! L’Apocalypse est vraiment proche, quelle est la prochaine étape ?


7/ Piscine.

Non, merci. Je suis timide, et il paraît que les surveillants virent les gens qui font des choses.


8/ Aviez-vous une activité proche du poker dans la cour d’école (billes, pogs, etc) ? Si oui, quelle a été votre plus belle prise ?

J’ai joué aux billes à une époque, mais je n’en ai pas de souvenirs, je ne sais pas si je gagnais ou perdais. Au moins, les billes, c’était moins injuste, moins capitaliste que les trading cards à la mode de nos jours : on n’était pas obligés d’en acheter des tonnes pour trouver la bonne bille qui battrait toutes les autres.


9/ Vous êtes seul chez vous, le silence est total. Soudain, pour une raison ou une autre, vous prononcez une phrase. Quel est votre sentiment après cela ?

Je ne suis jamais dans le silence total. Même s’il n’y a pas la télé ou la radio, il y a les bruits des ventilateurs, des bips d’ordinateur, ou ne serait-ce que des cris de l’autre côté de la porte. Bref, ce n’est pas trop le genre de chose qui peut m’arriver.


10/ Dans quelles circonstances êtes-vous obligé de passer par le papier et le crayon, sans même imaginer pouvoir vous servir d’un ordinateur ?

Aucune, je crois. C’est dommage, parce que j’aimais vraiment bien écrire, le contact du stylo sur le papier, le scritch-scritch et la magie de voir des petits dessins naître de la rencontre d’une feuille de papier et d’une pointe de métal. Mais, maintenant, je fais tout sur ordinateur, et c’est pour moi beaucoup plus naturel que quoi que ce soit d’autre. Alors je crois bien que la seule circonstance dans laquelle je n’envisagerais pas une seconde d’utiliser un ordinateur serait quand je prends des notes pour mon blog dans le métro. Là, c’est vrai, même si j’avais un Palm ou autre, je… euh… non, ce n’est pas si vrai après tout. Si c’était quelque chose de discret, comme le hiptop Danger, je le ferais peut-être.

 

7 instants

1. Si on tournait le film de votre vie, quel acteur devrait interpréter votre rôle ?

Il faudrait un acteur très doué, le genre capable de transformer la merde en or. Non, parce que, sinon, le public s’ennuierait ferme, et je serais vexé. Ou alors, il faudrait qu’il soit très beau, et à poil pendant tout le film. Mais ça ne serait plus le film de ma vie. (Parce que je ne suis pas naturiste, bien sûr.) Au moins, ça serait intéressant, et je pourrais traîner sur le tournage tous les jours, et il voudrait me connaître pour mieux jouer son personnage, et… ça doit être bizarre, de coucher avec quelqu’un qui est censé vous personnifier, non ?

Bon, plus sérieusement, qui ? Je crois que je suis bien le dernier à pouvoir répondre à cette question, non ? Et je ne lance pas un appel aux suggestions, parce que la moitié des réponses me vexeraient sans doute.


2. A quoi sert réellement un présentateur météo ?

A occuper l’espace, je suppose. Sur TF1, on met des gens à l’humour bizarre, et sur Canal+ on met des filles à seins, chacun son public. Mais dans les deux cas, ça ne sert à rien de précis. De toute façon, je ne regarde strictement jamais la météo. Et Thal(l?)ia a une voix absolument insupportable.

Mmm… mauvais calcul… je ferais mieux d’écrire Thalia (Thallia ?), pour avoir plein plein plein de nouveaux visiteurs depuis Google. Est-ce que Google attribue un poids moindre aux mots qui sont dans la même phrase que Google ? Parce qu’ils devraient.


3. Combien de temps s’écoule-t-il en général entre le moment où vous vous mettez en colère et celui où vous vous rendez compte qu’il s’agissait de futilités ?

Je ne me mets pas en colère pour des futilités. Ta gueule. Tu me cherches ? C’est à moi que tu parles ? C’est à moi que tu parles ? Même par écrit, je ne sais pas comment jouer la colère. Je ne me mets jamais en colère. Au pire, je fais la gueule. Mais la question est à propos des colères, donc ça ne s’applique pas.


4. En cherchant dans votre entourage, pouvez-vous donner un exemple de l’indécence ?

Il n’y a personne dans mon entourage qui ne lise pas mon blog, alors je vais passer mon tour pour cette question, merci.


5. A quels jeux d’argent jouez-vous, ou pourriez-vous jouer ?

Un jeu d’argent, c’est un jeu où on peut gagner de l’argent, ou un jeu où on peut en perdre ? Dans le premier cas, j’essaie de jouer à Bananalotto aussi souvent que je peux ; dans le deuxième, à part un Loto de temps en temps (mais alors, vraiment très rarement), je ne joue pas, et je ne parie pas. Je déteste l’idée de perdre de l’argent bêtement.


6. Quel aspect de votre vie ne dévoilerez-vous jamais dans votre blog ?

Heh. Plein, plein de choses. Mais, pour résumer, ben, tout ce que je trouve peu reluisant, et que je ne vais donc pas détailler ici, pour ne pas vous donner des pistes. Et pourtant, il y aurait de quoi faire…


7. Si un virus détruisait toutes les données de votre disque dur, quel fichier regretteriez-vous le plus ?

Je regretterais tout : mes mails, mes logs IRC, mes photos, mes sources Photoshop, et j’en oublie. Je garde tout, et l’idée de tout perdre m’effraie. Enfin, je sais bien que je m’en remettrais, tout de même, mais je le vivrais très mal. Il n’y a pas de hiérarchie, tout est important, parce que tous ces fichiers sont l’ensemble de ma vie sur une demi-douzaine d’années. Ew, je ne peux pas avoir écrit ça. Je vais mettre la tête dans le four, et je ne reviens pas.

 

Instants en retard

1. Pouvez-vous décliner toutes les utilisations que vous faites du papier essuie-tout ?

Euh… principalement une utilisation précise, pour laquelle il est très pratique.


2. Que faites vous de vos chaussures immédiatement après les avoir ôtées ?

Bah, je les pose par terre. Et puis voilà.


3. Si vous deviez en trois lignes expliquer ce qu’est la liberté à un enfant, comment vous y prendriez-vous ?

La liberté, ça n’existe pas. Mais si on te demande, c’est quand on fait ce qu’on a envie de faire, et qu’on ne fait pas ce qu’on n’a pas envie de faire. Et ça n’existe pas dans la vraie vie, alors ne te fais pas trop d’illusions.


4. Pourriez-vous citer spontanément le nom de deux femmes qui ont pesé sur l’histoire du monde ?

Spontanément, non. En cherchant, je dois pouvoir. Mais, si ça peut vous rassurer, en remplaçant femmes par hommes dans la phrase j’ai toujours autant de mal à y répondre. C’est que je suis très bon, en histoire. En fait, même en y réfléchissant, je ne sais pas quoi répondre.


5. Un de vos amis vous a rendu un fier service dans le passé. Aujourd’hui, il demande votre appui inconditionnel pour le soutenir dans une démarche vis-à-vis de laquelle vous ne voulez pas vous investir. Comment lui répondez-vous sans pour autant paraître ingrat ?

Je ne fais pas un blog pour parler de politique étrangère ! Enfin, surtout quand ça me conduirait à soutenir Chirac. J’ai déjà appelé à voter pour lui une fois, je ne vais pas me mettre à encenser sa politique étrangère, faut pas pousser.

Sinon, dans la vraie vie, euh… je mens, je suppose, j’invente une excuse.


6. Pourriez-vous payer pour continuer à lire un blog que vous aimez ? Pourquoi ?

Heh. Tiens, je ne suis pas allé voir les réponses des autres à cette question (j’évite de trop lire les réponses à un questionnaire auquel je n’ai pas encore répondu, pour ne pas me laisser influencer). Mais vu le succès du garoothon, j’espère bien qu’il n’y a pas trop d’hypocrites qui ont répondu oui.

Sur le principe, je pourrais, oui. Je ne sais pas pour quel(s) blog(s) je le ferais, mais je pourrais.


7. Quel est votre degré d’intérêt pour les évenements qui touchent la blogsphère (par exemple, le rachat de Blogger par Google) ?

Ben, cet événement-là, il concerne plus la bloggersphère que la blogosphère. Mais, sinon, ben, je m’y intéresse, et j’en parle dans mon blog.

 

Instants en retard

1. Si des archéologues démontaient votre clavier, que pourraient-ils savoir de vous ?

Que je n’ai pas fait la poussière dans ma chambre depuis, euh… depuis jamais. Et aussi que je mange trop de féculents qui font des miettes, mais j’évite de trop en envoyer dans le clavier, parce qu’il est joli, qu’il fonctionne bien, et que j’ai mis beaucoup de temps à trouver un clavier qui me convienne parfaitement. En plus, il est en métal, la classe, non ?


2. Lorsque vous saissisez votre téléphone, savez-vous toujours qui vous allez appeler, ou parcourez-vous parfois le répertoire en quête d’inspiration ?

J’ai l’impression d’avoir déjà répondu à cette question. Ah, oui, c’est normal, j’avais déjà répondu au questionnaire un soir, mais j’avais finalement décidé d’aller me coucher sans le poster. Alors je vais voir dans mes notes ce que j’évais écrit, et je reviens avec.

Je ne saisis jamais mon téléphone. En tout cas, rarement de mon plein gré. Ceci dit, il m’arrive, de temps en temps, quand je suis sur Paris, seul et sans rien à faire, de prendre mon GSM et de parcourir le répertoire à la recherche d’un nom que je pourrais appeler. Ce qui m’amène généralement à la conclusion qu’il n’y a personne que j’aie envie de voir, et je prends alors tranquillement mon RER pour rentrer.

Je n’aime pas le téléphone. Est-ce que j’ai déjà dit que je n’aimais pas le téléphone ? Je n’aime pas le téléphone.


3. Quelle est la dernière chose qui vous ait vraiment vexé(e) ?

Si j’y repense, ça va me revexer, alors autant éviter. Ca devait être quelqu’un qui m’a snobé sur Internet, sans doute…


4. Quel était l’objet du dernier courrier papier que vous avez posté, et pourquoi ne l’avez-vous pas envoyé par mail ?

Deux questions de suite qui font appel aux souvenirs, c’est deux questions de trop. Est-ce que ça compte, quand j’envoie des chèques à la Poste pour les encaisser ? Sinon, ça devait être un dossier à envoyer à la Maison des Artistes, qui n’est pas près d’être accessible par Internet, vu comment ils sont à la pointe du progrès.


5. Chez vous, les portes sont-elles plus souvent ouvertes ou fermées ?

Forcément, vivant chez mes parents, je ferme systématiquement ma porte à double tour. Ce qui est une façon de parler, parce qu’il n’y a pas de verrou, mais comme j’ai enlevé la poignée extérieure on ne peut pas venir me déranger pendant que je… euh, mange, ou, euh, surfe, ou, euh, écris mon blog. Donc, porte fermée. Mais, si je vivais seul dans un grand appartement (j’utilise le conditionnel au lieu du futur, c’est dire à quel point je suis optimiste), je pense que les portes seraient plus souvent fermées qu’ouvertes. Histoire que les monstres et les rôdeurs (mais surtout les monstres) ne puissent pas s’introduire dans la pièce sans que je m’en aperçoive. Ben ouais, c’est important.


6. De quoi votre frigidaire ne manquera-t-il jamais ?

Euh… Je ne sais pas, il peut bien toujours manquer de quelque chose. Enfin, tout peut manquer un jour ou l’autre. Voilà, quoi, je ne sais pas, moi. Rien.


7. Accordez-vous de l’importance au respect des biens publics, et votre attitude a-t-elle évolué avec le temps ?

Je ne mets pas les pieds sur les banquettes du métro, je jette mes détritus dans les poubelles, je ne tagge pas, je ne défonce pas les abris de bus à la batte de base ball… oui, je respecte les biens publics. Et, non, mon attitude n’a pas spécialement évolué, puisque j’ai toujours été un garçon timide et craintif qui n’aurait jamais fait quoi que ce soit risquant de le faire remarquer.

 

Il y a définitivement quelque chose de hostile dans l’atmosphère du matin. Ca ne doit pas être la température, puisque ça me fait le même effet en été qu’en hiver. Ma réaction à cette ambiance a changé avec le temps, d’ailleurs : quand j’étais petit, j’aimais beaucoup les fois où on se levait très tôt, avant que le soleil se lève, parce que j’avais l’impression de visiter une contrée inconnue, de braver les dangers d’un univers inhospitalier, de partir en exploration. Sentiments qui m’ont passé quand c’est devenu plus routinier, et que ce n’était plus motivé par un départ en vacances mais par des cours trop tôt, trop loin de chez moi.

Je me demande si cette atmosphère indéfinissable tient à la lumière particulière, ou si c’est seulement psychologique. Après tout, ce serait bien possible, que ce soit la lumière, une longueur d’ondes différente qui aurait un impact sur le cerveau. Et ce serait bien possible aussi, que ça vienne juste de moi.

 

25 fév.

Ca y est, j’ai enfin trouvé ma vocation d’alcoolique. Youpi ! Ca faisait des années que je la cherchais ! Tout ce qu’il fallait, c’était aller aux Piétons (bar du Marais, sympa et pas stéréotypé, pour ceux qui ne connaissent pas) et tester la liqueur de melon. La prochaine fois que je sors, je saurai enfin à quoi me saouler !

Il faut que je me mette à regarder la météo quotidienne, ou à bookmarker la page de Météo France pour aller dessus à chaque fois que je me prépare à sortir. Ce n’est pas humain de crever de chaud en février (photos disponibles bientôt) (photos de Paris, pas photos de moi en train de crever de chaud). Surtout maintenant que je me suis trouvé un sac à dos qui me convienne, et que je n’ai donc plus besoin de trimbaler systématiquement mon blouson où que j’aille. Mais ce n’est pas si simple : l’un des petits inconvénients de ne pas être sorti de chez moi pendant deux ans, c’est que j’ai totalement oublié comment on met en rapport les prévisions de la présentatrice à seins et les vêtements qu’on doit se mettre sur le dos (contrairement à elle) pour ne pas avoir trop froid ni trop chaud, et ne pas attraper une angine, et ne pas mourir d’une pneumonie dans une chambe d’hôpital impersonnelle et puant le vomi des autres clients.

Bon, et il faut aussi que je me mette à trouver (encore) quoi faire de ma vie, vu que l’option que j’avais envisagé de réaliser à la fin de cette semaine semble bien être en fait totalement inaccessible. Back to square one : écrire un roman. Des idées ?

 

23 fév.

Voilà. Puisque le sexe se refuse à être satisfaisant, que mon fond de Nutella est tout sec et que j’ai préféré ne pas réalimenter le congélateur en glace Ben & Jerry’s, je me suis rempli la panse de la seule chose qu’il me restait en stock : cinq cents grammes de riz à l’indienne Monoprix. C’est bien, ça fait tout chaud à l’intérieur, mais au niveau psychologique, sentimental et tout ça, c’est quand même moyen. Mais au moins je suis peut-être débarrassé de l’envie de manger pour la journée.

 

21 fév.

Ou peut-être que c’est juste à cause de mon taux de testostérone, et que mon blog reviendra à la normale en même temps que mes constantes.

 

20 fév.

Bah non, pas envie d’écrire. Je ne sais pas si ça vient du blog bilingue, du temps qu’il fait, d’un manque d’inspiration passager, ou si j’ai fait le tour de ce que j’avais à écrire sur un blog, mais en tout cas je ne suis pas mort. Pas envie d’écrire, alors je n’écris pas.

 

18 fév.

Je veux un Ethan Hawke à moi.

 

I bought Nero his very first fiddle

Super idée ce soir : aller faire des photos de nuit dans Paris. Passe encore que la moitié soient floues, ce n’est pas grave, c’est tout l’intérêt d’avoir un numérique et de tout shooter en triple. Ce qui est plus gênant, c’est que je suis passé à ça de l’amputation des deux pouces. Pas pratique, par la suite, pour être photographe (ni pour beaucoup d’autres choses, c’est important, les pouces, pour appuyer sur Espace). Croyez-vous que quelqu’un m’aurait prévenu que ça gelait — littéralement — ce soir ?

Les photos ne sont pas prêtes à être publiées, il faut que je les retravaille d’abord. Je ne sais pas si je vais réussir à en faire grand chose, d’ailleurs : les bancs d’essais prévenaient que le mode 400 ISO du G3 était difficilement utilisable à cause du bruit, et je dois dire que maintenant je comprends mieux pourquoi, en mode automatique, il se refusait à passer en 400, quitte à ce qu’il y ait des flous de bougé. Enfin, bref, pas envie de passer du temps sous Photoshop ce soir. Je crois que j’ai plutôt envie de m’occuper de ma libido en ce moment. Et puis je dois d’abord faire de la place sur mon disque. C’est la première fois que j’utilise mon graveur depuis un an ; que je grave en 6x (vitesse maximale du graveur, que je n’ai jamais pu atteindre sans erreur sur l’ancien ordinateur) ; que j’ai 600 Mo de libres sur mon disque depuis plusieurs mois. J’ai encore très exactement dix CDROM à graver. En double, parce que je suis parfaitement paranoïaque quand il s’agit de mes données. Je déteste passer des heures à regarder la barre d’état de Nero avancer…

 

15 fév.

Misanthropy rulez

En posant le pied sur le trottoir de la rue de Rivoli, je savais que j’allais regretter de m’être pressé, un samedi après-midi, d’aller acheter une housse pour mon appareil. Je hais l’humanité — enfin, je hais les individus humains, mais de façon globale. Ceux qui prennent tout leur temps, ceux qui changent de voie sur le trottoir, ceux qui doublent tout le monde parce qu’ils croient être pressés, mais sont au final moins rapides que ceux qui le sont vraiment (et je le suis toujours), ceux qui gueulent au téléphone dans le RER, ceux qui se ruent sur une caisse qui vient d’ouvrir, ceux qui, ceux qui, ceux qui. Tous ceux-là, et les autres aussi, je les hais. Et puis je n’ai pas trouvé d’encens à la vanille dans la boutique où j’en avais acheté il y a un an ou deux. Et la housse est énorme, ridicule et trop voyante, mais a l’avantage d’être matelassée de partout. Et surtout, elle existe, elle est là, elle est à moi, et mon appareil est dedans. Si on ajoute le fait que, d’après un participant de fr.rec.photo.numerique le bruit sinistre que fait le G3 est tout à fait normal, ça veut dire que ça y est, je vais pouvoir m’y mettre sérieusement, une bonne fois. Demain, je mitraille (enfin, peut-être, si je trouve un modèle, parce que le dimanche n’est pas idéal pour aller faire des photos de paysage dans Paris).

 

Why does nothing ever turn out like it should?

Normalement, ça devrait être le plus beau jour de ma vie. Enfin, ex-aequo avec le jour où j’ai découvert le Nutella, bien sûr. Voilà. Ca y est. J’ai un Powershot G3. Une machine à faire des photos numériques, haute résolution avec tout plein de réglages complexes, un truc qui va me permettre de remplir mon picturelog (qui n’est plus), et qui est à l’origine du ravalement du portfolio.

Sauf qu’il y a un bug. Un machin à l’intérieur qui claque salement à chaque fois qu’on passe de l’enregistrement à la lecture, ou que l’appareil se prépare à faire une photo. Un miroir, un filtre, un truc quelconque qui, visiblement, se met en place. Comme le bruit du miroir d’un reflex, sauf que ce n’est pas un reflex et qu’il n’y a probablement pas de miroir là-dedans. Je suis persuadé d’avoir déjà lu un message qui parlait de ça, sur un forum qui parlait du G3, mais je n’arrive pas à retrouver. Ou alors, c’était à propos du G2, ce qui expliquerait que je n’arrive pas à trouver en cherchant à G3.

Bref, je vais devoir me taper le service après-vente. Ce n’est jamais agréable, mais ça l’est encore moins quand il s’agit d’un cadeau d’anniversaire. Ca devrait être interdit, les défauts sur les cadeaux. Au moins, quand on offrait des jouets en bois, on pouvait les tester auparavant. Pourquoi on n’offre plus de jouets en bois ? Hein ? J’aurais bien voulu un simple jouet en bois, plutôt qu’un appareil photo numérique à plein de neuros que j’ai réclamé pendant deux ans.

Bon, en attendant, il marche quand même, et il devrait faire de jolies photos. Demain, j’achète un sac pour le mettre dedans (cette bête est beaucoup plus encombrante que je ne croyais, je ne risque pas de pouvoir le mettre dans la poche de mon blouson) et c’est parti pour le remplissage intensif du portfolio.

Si tout va bien.

 

14 fév.

Ca m’énerve, quand même. C’est typiquement le genre d’idée que je devrais avoir eue. J’ai déjà un script de cartes virtuelles en stock (celui de gayattitude (w)), et ça fait un moment que je pense à l’adapter à garoo.net pour utiliser mes photos. Ca fait aussi un moment que je pense à créer une boutique de t-shirts humoristiques sur cafepress ou ailleurs. Mais combiner les deux, et réfléchir à des cartes alternatives pour les fêtes, non, je n’y ai pas pensé. Je me dirais bien que je dois note-to-selfer d’en faire pour les prochaines fêtes, mais je sais déjà que je n’y penserai pas. En plus, on peut faire des choses intéressantes autour de Noël ou de la Saint-Valentin, mais pas tellement sur Pâques ou je ne sais quoi…

 

13 fév.

L’écriture m’a manqué. Pendant les deux jours que j’ai passés à reprogrammer mon portfolio, je ne m’en suis pas aperçu : ça ne me manquait pas, je m’occupais de mon truc et j’étais bien content. Mais là, tout de suite, après avoir écrit deux posts, je vois que ça m’a manqué. J’aime écrire. Peut-être que c’est ce que je suis vraiment, un écrire. Euh, un écrireur. Un… quelqu’un qui écrire. Vous voyez ? Il est tard, et je me suis reconnecté pour taper ça, alors que j’étais sur le point de me glisser sous les couvertures. C’est grave. Ou c’est bon signe.

Qu’est-ce que je me sens mieux, maintenant que j’ai rempli mon quota journalier de mots. C’est donc vrai, je suis accro. Help !

 

Si vous avez la flemme de réaliser une idée, quelqu’un d’autre finira bien par avoir la même et la réaliser de son côté : visiblement ça ne s’applique pas qu’aux sites web, mais aussi aux lavabos bouchés. Il faut croire qu’il en a eu marre d’être bouché et de voir qu’on n’allait pas s’occuper de lui, il a décidé de régler le problème lui-même. Si seulement ça pouvait marcher de la même façon pour tout…

 

Waiting to exhale

C’est un débat récurrent ; la dernière instance dont je me souvienne a eu lieu lors de la diffusion d’un épisode de Stargate SG1 il y a plusieurs mois. Alors, est-ce qu’il serait possible de survivre à une décompression brutale ?

J’ai toujours pensé que le corps humain devait être assez résistant, assez adaptatif, pour pouvoir endurer ça. Eh bien, il se trouve que, non seulement la question a été amplement documentée, mais en plus il semblerait que ça soit arrivé in real life, ce qui permet donc d’être assez sûr de ce qu’on affirme :

En 1966, un technicien de la NASA à Houston a subi une décompression dans le vide par accident lors d’un test de combinaison spatiale. Il a perdu conaissance en 12 à 15 secondes. Quand la pression a été rétablie après environ 30 secondes d’exposition, il a repris conscience, et n’a apparemment subi aucun dommage.

Ca règle un peu la question : on double de volume pendant quelques minutes (non, ce n’est pas dans ce passage que c’est expliqué), mais après tout va bien (bon, il y a des risques de cécité temporaires et autres choses du même style, mais globalement on a des chances de s’en sortir parfaitement indemne). Le corps humain est une machine extraordinaire, non ?

Et un petit détail au passage, pour prévenir ceux qui auraient envie de renouveler l’expérience chez eux :

Remarquez que cette discussion couvre seulement les effets de l’exposition au vide. La décompression elle-même peut avoir des effets désastreux si la personne qui l’endure commet l’erreur d’essayer de retenir sa respiration. Cela résultera en la déchirure des poumons, avec une issue fatale presque certaine.

Comme quoi, la version de Stargate, où Carter recommandait à O’Neil et Teal’C d’expirer d’un coup au moment de la décompression, se tient. Sauf que, pendant le temps où ils étaient dans le vide, ils auraient dû doubler de volume, mais, bon, ça n’aurait pas été très télégénique.

Tant qu’on y est, le même post sur memepool nous donne aussi l’occasion de voir un remake live-action de la fameuse scène gore d’Alien 4, avec un crabe dans le rôle de l’alien. Et là, un seul mot s’impose : Eww. J’espère que cette pauvre bête est au paradis des crabes aujourd’hui.

 

11 fév.

Exhibit G

Phew. Ca m’a pris trois jours, mais ça y est, la nouvelle version du portfolio est en ligne. Là, vous vous dites que ce n’est pas spectaculaire, et que ça ne valait pas la peine de passer deux jours sans poster, mais vous avez tort. Je le sais, parce que je lis dans vos pensées (ou parce que vous êtes prévisibles, au choix), et parce que je suis tellement plus intelligent que vous que j’ai forcément raison.

J’ai passé une journée et demie à refaire du tri dans mes photos, à refaire les vignettes (parce que 50 pixels, c’était un poil petit, quand même), à rajouter quelques images, et à réorganiser l’ensemble. Mais, surtout, j’ai travaillé une journée sur le code : le but, à la base, était que le portfolio soit plus facile à mettre à jour, que je puisse rajouter des photos en quelques minutes, sans devoir naviguer un peu partout pour modifier les fichiers, et sans lancer une compilation générale du portfolio qui ne passait qu’une fois sur trois. La version précédente était un peu bancale à ces deux niveaux, et du coup j’avais la flemme de rajouter des images au fur et à mesure. Et je me suis dit que c’était dommage, que je fasse des photos sans les mettre dans le portfolio. Et que ça allait être encore plus dommage à l’avenir. Dans les semaines qui viennent. Dans la semaine en cours, même, si tout va super bien. Parce qu’il se pourrait que je fasse beaucoup plus de photos, bientôt. Parce que. C’est fort possible, quoi. Si tout se passe comme prévu, si le ciel ne me tombe pas sur la tête et si je ne me casse pas un oeil d’ici là. Photos photos photos. Partout partout partout. Bientôt bientôt bientôt. Garoo photographe. Enfin. Avec un book, donc. Mis à jour souvent.

Au passage et en conséquence, j’en ai profité pour supprimer le picturelog : avoir d’un côté le photolog mis à jour régulièrement, de l’autre la galerie mise à jour aussi régulièrement, ça ne fonctionnait plus tellement. Les photos passées ont été intégrées au blog, et à l’avenir j’aurai le choix entre poster les images ici, ou mettre seulement des vignettes avec un lien vers le portfolio. Cette séparation entre textes et images n’avait pas tant de sens, après tout.

Photos. Bientôt. Garoo. Partout. Vivement.

 

9 fév.

Maintenant qu’il y a des centaines de blogueurs qui wannabe sur camstory, est-ce que ça ne serait pas le moment d’exploiter le nom du concept du nom, et de mettre en place des votes pour choisir quelles cams doivent retourner en division 2 ?

(Note to self : Quand j’ai de la fièvre, je me mets à faire des comparaisons footballistiques. Me suicider.)

 

Look! It spins and spins and spins all around!

Pas beaucoup écrit ces derniers jours. C’est parce que mes volets sont cassés. Du coup, il fait froid la nuit, j’ai mal à la gorge, et je suis maintenant à peu près sûr que ce n’est pas à cause de la bande originale de Buffy. Et j’ai mal à la tête aussi. Et j’ai envie de manger en permanence, mais il n’y a pas assez de place dans mon estomac. (Mais ça, on peut difficilement dire que ce soit nouveau.) Et ma couverture ne me tient pas assez chaud — et non, une couverture humaine est la dernière chose dont j’aie besoin, parce que dans un couple c’est toujours moi qui me retrouve à chauffer le lit (et je ne dis pas ça avec un double-sens sexuel, quoiqu’en y réfléchissant bien je devrais peut-être). Et, euh, donc, voilà, comme je disais, il fait froid la nuit parce que c’est mon anniversaire, euh, enfin, parce qu’on est en février, donc je, euh, est-ce que j’ai dit que j’étais malade ? Parce que c’était un peu le but de ce post, à l’origine. Alors, si je ne l’ai pas dit, c’est le moment de le faire. Ou peut-être d’aller me coucher. Mais si je ne le fais pas, c’est surtout parce que j’ai peur que ce soit encore pire demain. Et le lendemain, et ainsi de suite jusqu’à ce que je meure de pneumonie devant mon moniteur. (Parce qu’il est évident que les dernières forces que je pourrais rassembler me serviraient à rapatrier le clavier et l’écran sur mon lit ; qu’est-ce que vous croyez qu’un blogueur ferait de ses dernières heures ?)

 

7 fév.

www.garoo.net — version 1857.0

Pas mon genre, de changer de layout comme de chemise, oh, non, je suis très stable dans ce domaine, comme dans tous les domaines d’ailleurs, je suis un garçon stable, sage et responsable, sur qui on peut compter, et… euh… bref.

Vu qu’en ce moment je suis à la recherche d’un contrat… enfin, vu que je suis vaguement à la recherche d’un machin dans le genre de trucs qui font gagner un peu d’argent, et… enfin, disons que je suis dans l’attente que quelqu’un me tombe dessus et me propose un site à faire, et que ce quelqu’un soit riche, généreux et sympathique, et pas chiant, et que la proposition de site soit intéressante, et que ça tombe à un moment où j’ai envie, et… euh… bref.

Comme j’ai besoin d’argent en ce moment, j’avais besoin d’une page d’accueil qui fasse un peu plus graphiste. Le bandeau horizontal, c’était sobre, et je pouvais tout à fait assumer le fait que ça n’affiche pas spécialement mon (gigantesque) talent sur le blog, mais ça ne donnait pas plus que ça l’impression que je sais utiliser Photoshop. D’où un nouveau layout, avec non seulement du Photoshop mais aussi de la 3D. C’est joli, non ? Non ? Je trouve ça joli. Pas particulièrement plus joli que la version précédente ; pas moins non plus ; juste plus graphique. Ca tombe bien, c’était le but.

J’en ai profité pour descendre la pub garoothon, qui prenait de la place en haut pour rien vu que personne ne cliquait dessus, mais je ne le mentionne pas, parce que je ne suis pas du genre à reconnaître mes erreurs. D’ailleurs, ce n’est pas une erreur. Enfin, ce n’est pas de mon côté qu’elle est, l’erreur. Mais on a déjà discuté de ça, il me semble, et ce serait dommage de gâcher l’inauguration du nouveau design par une dispute.

Voilà, je peux donc me remettre à ne pas bosser et ne pas chercher de boulot, mais en ayant, au moins, le sentiment apaisant que le client de mes rêves va me tomber dessus tout cuit. Parce que le client de mes rêves est comme le mec de mes rêves : il peut, et il va, me trouver. C’est même à ça qu’on le reconnaît.

P.S. La façon dont le G est déformé par la perspective m’énerve déjà, moins d’une heure après la mise en ligne… Il n’est donc pas impossible que l’image soit légèrement modifiée un de ces jours. Mais, bon, d’abord, dormir.

 

6 fév.

Monsieur Monoprix du Perreux, si vous lisez mon blog, je voudrais bien que vous réintégriez à l’inventaire les sachets de blé Ebly au curry prêt en deux minutes au micro-ondes. Ca serait bien gentil. Merci d’avance. Allez, on se dépêche, j’ai pas que ça à faire. Parce que le riz à la sauce tomate qui marche au micro-ondes aussi, c’est pas mauvais, mais ça empeste pendant les deux jours qui suivent…

 

A bad case of I wanna be him

All Songs: Music & Lyrics by Joss Whedon

Vous n’avez pas idée à quel point je hais cet homme. Vous ne pouvez pas imaginer. Impossible, ne cherchez pas, je vous assure. Et pensez-vous qu’au moins il aurait la décence de chanter mal ? Bon, on ne l’entend que sur quelques notes, puisque la démo incluse dans l’album est celle de Something To Sing About, mais je trouve sa façon de chanter plus agréable, plus dans le ton, que celle de Marsters. J’aimerais assez entendre sa version de Rest In Peace, tiens, pour voir comment c’était censé sonner.

(Merci à Matt pour le CD, que je me passe en boucle depuis ce matin.)

 

Les nouveaux trains de banlieue de la Gare Saint-Lazare sentent bon le car neuf, comme au Mondial de l’Automobile. Mmm.

 

Bien sûr. Forcément. Comme de par hasard. L’avant-veille de mon 27ème anniversaire (c’est-à-dire hier), qu’est-ce que je vois dans le miroir ? Oui, moi, mais quoi d’autre ? Un cheveu blanc, qui brille joyeusement pour me narguer.

Bon, j’ai déjà dit que je ne faisais pas tout un plat de mon âge et, en soi, ça ne me traumatise pas (et puis, c’est toujours mieux que de les perdre). Mais, quand même. Deux jours avant mon anniversaire, ce n’est pas le moment idéal. La vie est une salope qui aime se foutre de ma gueule, je vous le dis…

(Si on ajoute à ça que, le même jour, mon petit frère a eu un ordinateur portable pour son anniversaire… je ne vous dis pas comme j’étais de bonne humeur en sortant rejoindre mon rendez-vous du soir espoir.)

 

4 fév.

7 instants

1. Quels humoristes vous amusent ou non ? Pourquoi ?

A une époque, j’étais fan de Muriel Robin, mais ça a un peu vieilli — ou moi, peut-être. Maintenant, ce serait plutôt… euh, je ne sais pas… En ce moment, je ne vois pas : les comiques de la saison sur Canal+ arrivent juste à m’arracher un sourire de temps en temps, mais rien de transcendant. Ce qui me rappelle que je suis un fan inconditionnel des Robins des Bois (enfin, presque inconditionnel : je ne supporte pas qu’on joue avec la nourriture, donc j’ai du mal à regarder certains des sketches). Pourquoi ? Euh, parce que ?


2. Qu’est-ce qui pourrait vous décider à aller voir un film qui ne vous tente pas a priori ?

Qu’on m’invite. Ou que j’aie une carte UGC illimité et rien d’autre à faire. Ou qu’absolument tout le monde autour de moi en dise du bien. Enfin, dans tous les cas, il faut qu’on m’invite, vu l’état de mes finances.


3. Quel regard portez-vous sur les productions comme Star Academy ou Popstars ?

En même temps, c’est pas comme si je n’en avais jamais parlé sur ce blog. Pour ce qui est de Popstars, le programme est regardable et le produit fini n’est pas plus mauvais qu’un autre (enfin, c’est un peu moins vrai au sujet de Popstars 2 : c’est bien beau d’affirmer à tout bout de champ qu’ils n’ont pas choisi les chanteurs pour leurs voix, mais ce n’est quand même pas très sérieux, et le résultat en souffre un peu). Pour Star Academy, vu que je regardais déjà Loft Story, pourquoi pas ? Et il y a eu des vrais chanteurs dans le lot. J’ai hâte d’entendre l’album de Nolwenn…


4. Si vous aviez la faculté d’effacer un événement ou une période de votre vie, comment l’utiliseriez-vous ?

Une période ? On peut dire de 0 à 27 ans ? Bon, disons qu’on s’arrête à 26, parce que c’est l’année où j’ai créé mon blog, et que c’est sacrément constructif, comme opération. (Non, je ne suis pas vraiment ironique et, oui, ce n’en est que bien plus pathétique.)

Ceci dit, j’ai toujours très sincèrement cru au Ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Vraiment. Donc je ne voudrais pas sérieusement tout effacer, puisque j’y ai survécu (enfin, que je sache ?) et que ça a contribué à me former, tel que je suis, là. Par contre, si je pouvais effacer toute la suite…


5. Comment réagissez-vous en apprenant qu’une personne qui vous est proche se drogue ?

Euh…

C’est-à-dire que, si on exclut mon meilleur ami qui ne boit pas ne fume pas ne se drogue pas, les deux autres personnes avec qui je parle le plus passent leur temps, au minimum, à se bourrer la gueule.

Donc, euh…

J’aimerais bien sortir une grande tirade façon soap moralisateur, mais… ça colle pas bien.

Je me suis parfois demandé ce que je pourrais dire à un ami qui aurait envie de se suicider (ce qui revient plus ou moins au même). Et j’en suis arrivé à la conclusion que, vue ma situation, vu mon vécu, je n’aurais pas tellement d’arguments à opposer.

Donc, euh…

Est-ce qu’il est trop tard pour sauter la question ?


6. A quand remonte la dernière fois où vous vous êtes senti en insécurité ? Avec du recul, ce sentiment était-il fondé ?

Je ne sais pas, sûrement dans un RER à minuit… Mais je ne suis pas tellement du genre à paniquer. Merci à mon côté fataliste : si je dois me faire égorger, ça arrivera que je panique ou non, alors autant attendre tranquillement en regardant ailleurs pour ne pas attirer le mauvais sort.

Non, sérieusement, je ne plaisante pas, c’est vraiment ce que je fais. (Enfin, non, je ne me comporte pas comme un crétin qui ne s’aperçoit pas des risques, quand même : je suis attentif quand je marche dans une rue déserte, je prévois des mouvements de karaté quand je suis dans un wagon avec des gens suspects, etc.)


7. Avez-vous déjà volé quelque chose ?

Oui et, bien qu’il y ait prescription, je ne tiens pas à rentrer dans les détails. Mais c’était une seule fois, et je l’ai regretté pendant des mois. Bien que je n’aie pas été découvert. Mais je suis comme ça, j’ai des remords quand je fais quelque chose de mal. Oh, oui, je ne vous le fais pas dire, c’est nul, c’est épuisant, et ça empêche de se comporter comme un salaud. La vie est mal faite…

 

3 fév.

Decorating castles in the sky

Je viens de découvrir encore un nouveau catalogue de vente par correspondance de bibelots et gadgets divers, kitsch et démodés à souhait. Même si pratiquement tout ce qui est dedans est mièvre à vomir, je pourrais passer des heures à parcourir ce genre de catalogues, à imaginer des façons d’aménager une pièce, à agencer des meubles et des accessoires dans l’espace de mon cerveau (et vous savez qu’il y en a, de l’espace vide).

Oh, ce n’est même pas une motivation valable pour avoir un salaire et un appartement : j’aime trop changer, je passerais mon temps à acheter, acheter, acheter, et quelque soit mon salaire je finirais vite ruiné. Ruiné par des hippopotames égyptiens. C’est la classe, non ? Non ? Pas grave, je ne vous inviterai pas chez moi. Bien fait. Non mais.

 

2 fév.

Made in the USA (w)

Je savais déjà que les juges texans (c’est un documentaire sur Odell Barnes) étaient élus et que ça influençait, forcément, leurs décisions. Je ne savais pas que c’étaient les juges eux-mêmes qui choisissaient les avocats commis d’office aux prévenus trop pauvres pour s’en payer un. Je n’arrive même pas à concevoir ça, que personne n’ait pensé qu’il faudrait un petit peu d’indépendance quelque part là-dedans.

Fondu enchaîné sur une interview de Bush Jr. qui explique que non, vraiment, jamais aucun innocent n’a été exécuté au Texas, c’est impossible. Bien sûr. J’ai une irrépressible envie de vomir, mais il est tard et il va plutôt falloir que j’aille me coucher. Je ne suis pas sûr que ce film soit la meilleure des choses à regarder avant d’aller au lit…

 

1 fév.

Oh, il neige à nouveau. Dommage que je n’aie pas de carte orange. Dommage que je n’aie pas d’appareil photo numérique autonome. Dommage que j’aie la flemme. Dommage qu’on vive dans un pays où la neige est tellement exceptionnelle qu’on a le sentiment de rater quelque chose si on n’en profite pas. Oh, mais je suis habitué à ce sentiment de rater quelque chose, ça ne me touche plus. Et puis il y a une grève RATP, en plus…

 

Comment, en 2002, les réseaux de rencontres téléphoniques arrivent-ils encore à trouver des pigeons ? A vivre dans un univers où tout est gratuit (encyclopédies, dialogues, musique, porno…) on en oublierait presque qu’il existe encore tout plein de blaireaux neuneus malheureux qui n’ont pas accès à ces facilités. Fracture numérique indeed. C’est assez incroyable que la gratuité sur le web ait pu subsister si longtemps dans un monde pareil.

Ouais, ok, c’est ni super profond ni super original, mais au moins je poste. Plaignez-vous. Mais dans votre coin, en silence.

 

Archives

2001   01   02   03   04   05   06   07   08   09   10   11   12  

2002   01   02   03   04   05   06   07   08   09   10   11   12  

2003   01   02   03   04   05   06   07   08   09   10   11   12  

2004   01   02   03   04   05   06   07   08   09   10   11   12  

2005   01   02   03   04   05   06   07   08   09   10   11   12  

2006   01   02   03   04   05   06   07   08   09   10   11   12  

2007   01   02   03   04   05   06   07   08   09   10   11   12  

2008   01   02   03   04   05   06   07   08   09   10   11   12  

2009   01   02   03   04   05   06   07   08   09   10   11   12  

2010   01   02   03   04   05   06   07   08   09   10   11   12  

2011   01   02   03   04   05   06   07   08   09   10   11   12  

2012   01   02   03   04   05   06   07   08   09   10   11   12