Underachievement Unlocked

Ma vie, mon oeuvre : beaucoup de potentiel et très peu de réalisation.

Très peu de posts sur ce blog, aussi. Mais vous trouverez peut-être quelque chose d’intéressant à lire si vous remontez de quelques années dans les archives.

30 nov. 2002

Je voudrais avoir été là-bas, mais je n’aurais sûrement pas voulu y être.

Speaking of which, demain (enfin, aujourd’hui) est le dernier jour de ma carte orange ; étant donné l’état de mon compte en banque et le retard des remboursements et versements divers, sans parler du fait que mon client pour un site web a disparu dans la nature du monde pas-virtuel (il doit consulter son mail une fois par semaine, et je ne sais pas me servir d’un téléphone), je n’aurai probablement pas de carte orange la semaine prochaine.

Ce qui, dans l’absolu, ne va pas changer grand chose si on considère que je n’ai pas dû sortir des quinze derniers jours, mais, tout de même : demain (aujourd’hui) est le dernier jour avant une semaine ou deux où j’ai la possibilité de sortir.

Et je ne le ferai probablement pas.

J’en ai marre, je veux une nouvelle vie, où je saurai gagner de l’argent, où je n’attendrai pas mon vingt-septième anniversaire pour commencer à envisager vaguement de prendre les choses en main, où je ne tomberai pas amoureux de gens qui n’ont rien en commun avec moi, où j’aurai fait du sport depuis l’âge de dix ans et où je serai célèbre, riche, drogué et suicidaire à vingt. (Notez que, comme je suis déjà célèbre à petite dose dans un petit monde limité, la formulation de cette phrase n’implique pas nécessairement que je ne sois pas suicidaire, à petite dose et dans un petit monde limité.)

Et sinon, dans l’immédiat, je veux un appartement. Ou même un placard dans un appartement, mais sur Paris. Ou une place dans une cave, mais dans le Marais. Même un carton sur le trottoir, s’il le faut, pourvu qu’il y ait l’ADSL. Mais, en tout cas, je ne veux plus être ni en banlieue ni chez mes parents. Tiens, ça fait longtemps que je n’ai pas joué au Tac-o-tac TV, justement. Demain, si je sors…

 

29 nov.

Au fait, pour fêter la création du questionnaire 7 instants, il y a une petite nouveauté sur le site : vous pouvez vous inscrire, en bas de page, pour donner l’adresse de votre site, et qu’on sache que vous y avez répondu. Bref, pour faire de la pub à votre blog.

Oui, je sais, ça n’a rien d’original et tout le monde fait déjà ça, mais si je dis que c’est une nouveauté, c’est parce que c’était ce que tout le monde me réclamait à l’époque du mot d’un instant. Peut-être même que, si je l’avais codé à temps, plus de gens auraient continué à participer et le mot d’un instant existerait encore. Dommage, c’est la vie, on s’en remettra, on survivra, c’est triste mais la vie continue.

Qui eût cru qu’à quatre heures du matin, en mettant M6, je découvrirais autant de choses écoutables ?

 

Oh, un nouveau questionnaire ! Ca s’appelle 7 instants, et ça fait partie du site uninstant, tiens, ça me rappelle quelque chose, ce site, j’en ai déjà entendu parler — oh, mais est-ce que je ne serais pas le webmaster ?

Bon, n’empêche que le questionnaire n’est pas de moi, je ne sais pas poser de questions, encore moins sans savoir à qui je m’adresse.


1) Avez-vous jamais songé à enterrer un trésor accompagné d’une lettre que vous destineriez à celui qui le trouvera ?

Oui, c’est un classique des séries américaines, et comme j’ai fait mon éducation devant les séries américaines… Donc, je disais, c’est un classique, en dernière année de lycée, hop, on enterre une time capsule pour les générations futures. Ah, oui, bon, c’est pas vraiment un trésor, peut-être que je réponds à côté de la question, là, je sens que je vais me faire engueuelr. En même temps, si j’avais un trésor, je le garderais pour moi, là, tout de suite, comme ça. Et si j’étais très, très riche et que je pouvais me permettre de refiler un trésor à un inconnu ? Non, désolé, je ne peux pas imaginer, c’est trop lointain. Ceci dit, créer un site web organisant la quête d’un trésor caché quelque part en France, avec des indices (le truc super original, encore…) çe me plairait assez. Je crois. Ouhla, du boulot, arg.


2) Que vous inspire la vue d’une création préhistorique ?

Euh, franchement… pas grand chose. C’est bizarre, d’ailleurs, quand on y pense. Mais j’ai beau chercher, je ne me souviens pas avoir jamais été fasciné par ce que ça représente. Après tout, je ne suis pas non plus captivé par la Joconde, par la tapisserie de je ne sais plus où (Bayeux ? j’écris ça offline, déconnexions AOL obligent, donc je ne peux pas vérifier) ou par je ne sais quoi de plus ancien, donc… Bah, oui, il y avait des gens avant moi sur Terre. Il y en aura sûrement aussi après (quoique, ce n’est pas si sûr — soit que je serai immortel, pourquoi pas, soit que la civilisation humaine sera très mortelle). Et alors ? C’est maintenant, qui m’intéresse. (Moi, égocentrique ?)


3) Est-ce que vous pourriez avoir été incarné dans la peau de l’espèce animale que vous préférez ?

Probablement, oui. Pour vivre comme je vis, je dois être resté bloqué sur ma cinquantaine de vies antérieures félines, là.


4) Est-ce que des souvenirs sont brusquement revenus en sentant une odeur oubliée ?

Oui.
Mais je me suis empressé de tout oublier à nouveau, depuis. Alors, là, à brûle-pourpoint, je n’ai pas tellement d’exemple… Euh, si, j’ai un exemple : il y a une semaine, je parlais de l’odeur des trains de banlieue à étage, qui m’ont replongé direct dix ans en arrière… Sinon, il y en a d’autres, mais mes souvenirs de jeunesse sont tellement éparpillés — et tellement refoulés — que je ne saurais pas dire lesquels sont associés aux odeurs.


5) Vous êtes vous déjà émerveillé de la possibilité de regarder au même instant la même petite étoile que quelqu’un d’autre qui serait à des milliers de kilomètres ?

Euh… non, je ne crois pas. Ca me rappelle la pub pour, euh, je ne sais plus quoi (une montre ou un téléphone portable ?) où un américain et un chinois se téléphonaient pour se transmettre le soleil. C’est joli, c’est romantique et tout, mais… ça ne me fait pas spécialement rêver. Peut-être parce que j’ai grandi devant la télé ? Que tout le monde voie la même chose en même temps (même si la télé n’est pas encore mondiale — je n’ai pas le satellite), ça n’a plus rien d’extraordinaire.


6) Est-ce que le dimanche soir provoque chez vous un léger malaise, a-t-il une histoire ?

Il faut croire que je suis oisif depuis suffisamment longtemps pour avoir déprogrammé ce malaise automatique… A une époque, oui, sans aucun doute, je détestais le dimanche soir, et le dimanche entier de façon générale. Mais, moi, j’en ai tiré les conséquences qui s’imposent, et décidé que plus aucun dimanche ne serait jamais annonciateur d’un lundi de boulot. Enfin. J’espère. Pour le jamais. C’est loin d’être évident.


7) Est-ce que la formule "cri crou vergo keba kento cri" vous évoque quelque chose ?

Euh, non.
Une seconde, je rebranche AOL et je vais tricher…
Nan, y’a rien. Bah, euh… on doit trouver quoi ?

 

Coup de blues devant 90 à l’heure, l’émission de fonds de tiroir de M6, en voyant Big Big Girl (wow, c’est sur de la qualité, mes coups de blues). L’année du jour, c’est 1999, et c’est… approximativement la dernière année où j’avais un vague semblant d’existence réelle. Pourtant, c’était basé sur IRC : tous les gens que je fréquentais, je les connaissais de là. Mais, quand même, je sortais. Je bossais quelques semaines dans l’année, et je sortais, je buvais des verres avec les gens, je faisais des rencontres, j’allais à des soirées karaoké entre copains… Ah, l’insouciance de la jeunesse.

 

Je le sais bien. Pour rencontrer quelqu’un d’intéressant, il faudrait que je sois intéressant. Oh non, je vous vois venir, là, vous allez me faire des compliments et tout, ça va être fatigant et énervant pour moi, je vais vous détester, je vais fermer mon blog et vous tomberez tous en dépression. Euh, non, peut-être pas, il doit y avoir une ou deux erreurs dans le raisonnement. Mais ce n’est pas la question, et ce putain d’éditeur de texte qui met trois heures à afficher chaque lettre m’énerve. Il faudrait que je sois intéressant, donc, dans le sens, euh… épanoui ? Vous voyez l’idée ? Il faudrait que je ne sois plus chez mes parents. Il faudrait que j’aie assez d’argent pour aller prendre un verre sans me demander qui va payer l’addition. Il faudrait que j’aie fait du sport, aussi, parce que je suis un garçon superficiel et que l’homme de mes rêves est forcément beau (et jeune — au passage, c’est justement parce qu’il est jeune qu’il faudrait que je ne sois plus chez mes parents : à moins de tomber sur un héritier de bonne famille, c’est à moi de subvenir aux besoins du couple si mon époux a vingt ans). Et, surtout, il faudrait que je sois autre chose qu’un blogueur. Parce que, même si j’ai des lecteurs, même s’il y a deux ou trois personnes qui apprécient mon oeuvre artistique (bon, j’ai dit d’arrêter de me contredire, alors vos gueules, merde !), dire que ma profession est de raconter ma vie sur mon site, ça fait moyennement sérieux. Ca ne donne pas envie. Code-Genie veut me rendre fou, tant pis, je passe sous Notepad, tant pis pour les macros HTML. On ne se marie pas quand on est SDF, sans emploi, sans ressources, sans avenir. Surtout quand on a (bientôt, presque, dans pas longtemps) vingt-sept ans.

Quoi, vous croyez que j’ai écrit tout ça pour dire que j’allais me mettre à bosser ? Pff, je m’y étais bien habitué, à taper Ctrl+Space pour obtenir le & , c’est désagréable de revenir au Notepad. Eh bien, non, parce qu’il y a un mais. Plus précisément, il y a un sauf que, parce que je n’ai pas envie de commencer la phrase suivante par un mais.

Sauf que, pour envisager potentiellement au niveau de l’hypothèse de travailler, il faut que je vive avec l’homme de ma vie. Autrement, c’est pas possible. Déjà que, même comme ça, je ne suis pas sûr d’en être capable, alors, là, commencer à bosser en vivant chez mes parents, à une heure en transports de tout, et en étant célibataire et en me faisant zapper par tout le monde sur les chats de drague, c’est pas possible. Non, non, c’est pas possible.

Alors, comment je fais, par quoi je commence ? Ben ouais, par gagner au Loto. Je le sais. Mais le Hasard, lui, n’est pas d’accord. Ca fait des mois que je vous le dis, que je suis dans la merde.

 

27 nov.

Pour une fois, comme j’ai vaguement des choses à y répondre, je vous fais le mercredix de la semaine. Mais ne vous y habituez pas, hein. C’est exceptionnel. Ca doit être parce que je culpabilise un peu d’avoir négligé mon blog ces derniers jours, de ne rien avoir eu à dire, et d’avoir des notes qui se sont accumulées sur mon ordinateur sans que je les convertisse en articles.


1/ Malgré l’évidente horreur que son utilisation engendrerait, avez-vous à un moment donné voulu posséder une arme précise (revolver à cause des westerns, nunchaku après avoir vu Big Boss, katana après avoir lu La pierre et le sabre, etc) ?

Est-ce que ça compte, les armes de Goldorak ou des Transformers ? Parce qu’à part ça je ne me rappelle pas avoir jamais été trop attiré par les armes…


2/ A quoi ressemblait le premier appareil sur lequel vous avez vous-même passé de la musique ?

Sans doute un walkman… Je me souviens qu’à l’époque j’avais cette drôle de conception de l’autoreverse, où je changeais de sens au moment d’une chanson que je détestais, pour que le baladeur reprenne tout dans l’autre sens et passe tout le reste de la bande avant de revenir à cette chanson… à l’envers, mais à l’endroit. Je me souviens surtout m’être senti con quand j’ai réalisé que ça ne marchait pas comme ça. Et je m’aperçois aussi que j’ai du mal à expliquer ce que je veux dire.


3/ Est-ce que l’approche de votre anniversaire continue (si cela a été un jour le cas) de provoquer chez vous une agréable effervescence ? Je ne pose absolument pas cette question parce que le mien est dimanche.

On ne souhaite pas les anniversaires en avance, donc je ne te souhaite pas ton anniversaire en avance. Maintenant et depuis un moment déjà, l’anniversaire est surtout l’occasion à laquelle j’ajoute un an à mon âge. Ce qui, en soi, n’est pas dramatique — je ne crise pas du tout sur l’âge lui-même, ou le vieillissement, ou quoi ou qu’est-ce — mais est le symbole d’une année de plus gâchée, perdue, et tous les synonymes qu’on peut trouver. Dans deux mois et demi, j’aurai vingt-sept ans, et je serai toujours une loque à charge de mes parents. Il y a de quoi déprimer.


4/ Appréhendez-vous de manière sereine notre mode de reproduction (je ne parle pas de la conception, éliminons ça rapidement, mais de la grossesse) ? Préfèreriez-vous que les enfants se développent et naissent à l’extérieur d’un corps, ou toute autre procédure ?

Ca ne me pose aucun problème. Je n’ai pas peur des organes et de tout ce qu’il y a à l’intérieur du corps, donc ça ne me gêne pas qu’un enfant grandisse entre la rate et l’estomac.


5/ Est-ce que vous avez l’impression que l’on a plus de chances de ressusciter quand on est simplement enterré plutôt qu’incinéré ?

Non.


6/ Quand vous êtes pressé par le temps, mais qu’exceptionnellement ou pas, vous avez de l’avance… utilisez-vous cette dernière pour vous livrer à une activité qui risque à nouveau de vous retarder ?

Non, je suis un garçon trop raisonnable pour ça. Euh, raisonnable ? Bon, enfin… ah, si, rationnel, alors.


7/ Dans certaines circonstances (fatigue, lumière), quand on ferme les yeux, on voit apparaître des taches de couleurs dansantes. Est-ce que leur contemplation a déjà constitué, pour vous, une occupation à part entière ?

Vaguement, peut-être, un jour.


8/ Quel était votre objet préféré dans la boite de guirlandes, à Noël ?

Pourquoi un objet préféré ? L’intérêt, c’était la boîte elle-même, le fait de fouiller dedans. Bon, là, comme ça, la seule image qui me revient est d’un bonhomme de neige en plastique, avec des jambes en ressort. Un truc super moche, quoi. Mais je ne dirais pas que c’était mon objet préféré, je ne pense pas l’avoir jamais spécialement apprécié. Peut-être que je m’en souviens justement parce qu’il n’avait aucun intérêt, par opposition à tout ce qui brille dans la boîte.


9/ Quelqu’un commet un crime, mais pour une raison X ou Y, on a la certitude, à 100%, qu’il ne recommencera jamais, dans aucune circonstance. Est-ce qu’il faut quand même l’envoyer en prison ?

Non.
Mais, de toute façon, la certitude à 100% est un peu trop hypothétique pour qu’on puisse se prononcer, non ?


10/ Un battage médiatique massif, tardif et soudain autour de quelque chose que vous aviez été dans les premiers à connaître peut-il vous en détourner ?

Non, et puis quoi encore, je ne suis pas influençable, moa.

 

Là, c’est vraiment (tiens, je vous avais dit que je mettais beaucoup de vraiment en italique, il faut que je me trouve un nouveau tic de langage et que j’abandonne celui-là, maintenant que je l’ai démasqué) le moment d’arrêter de (re)bouffer n’importe comment. Je me demande comment il est possible que l’aiguille de la balance n’ait pas bougé depuis six mois — ma mère a dû la truquer, je ne vois que ça. (Oui, on a une balance à aiguille, c’est de la merde, elle a dix ans, c’est pratique, tiens.) Ou alors, c’est que les muscles qui restaient se transforment en graisse, et que ça prend plus de place pour un poids égal. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de l’évolution, hein, je sais que ça vous tient à coeur. De toute façon, c’est simple, le jour où je n’aurai plus un poil de graisse et que du muscle partout, il y aura des photos de moi à poil partout sur le web, donc ça ne sera pas difficile de s’en apercevoir. En même temps, vous avez le temps d’attendre…

S’il y avait un groupement des posts par thématique, celui-là entrerait dans la catégorie des textes que je n’aurais pas dû écrire si je veux continuer à donner l’adresse de mon site aux gens avec qui je discute sur les chats. Ou dans la catégorie des raisons pour lesquelles je devrais arrêter de donner cette adresse sur les chats. C’est un peu la même chose, oui, je sais, je vous ai dit d’arrêter de me contredire si vous ne vouliez pas que je vous frappe. Collectivement. Et avec une hache. Ou un canon, comme dans Le Créateur.

 

Revu La Bûche, que je n’aime toujours pas, mais qui m’a rappelé qu’il y avait un concept qui me correspondait parfaitement : la dépression hostile. Je crois que c’est le parfait moment pour vous prévenir que, quand je déprime, je deviens agressif. Je vous dis ça maintenant parce que, ben, vous voyez, quoi, en ce moment, justement, enfin, voilà, si vous n’avez pas compris c’est que vous êtes des cons qui ne me méritez pas. Tiens, là, vous avez vu ? Si, si, ça l’a refait, là, juste à l’instant. Vous avez pas vu ? L’agressivité ? Oh, le blaireau, là, tu suis un peu, je te parle ! L’agressivité, là, quand j’écris, que c’est parce que je déprime, alors j’ai tendance à me défouler de mon stress (bah, c’est toujours mieux que de le garder en soi, après tout) et à faire le vide autour de moi. Ce qui est formidable, évidemment, c’est que ça fait rarement évoluer la situation dans le bon sens. C’est ça qui est fun, justement. Abrutis.

 

26 nov.

(Note aux nouveaux lecteurs qui arrivent ici par hasard : à une époque, ce blog était vachement mieux. Enfin moins mauvais.)

 

C’est vrai que, moi aussi, je pourrais faire tout un post expliquant pourquoi je m’appelle Garoo, pourquoi ça n’a rien à voir avec Garou, d’où et quand ça vient, et tout et tout. Parce que, moi non plus, je ne l’ai jamais vraiment fait, tellement c’est inintéressant. Mais, là, je n’ai pas envie, donc ça sera pour une autre fois. Qui n’arrivera probablement jamais. Ca fait partie de mon mystère. De mon mythe, même. Garoo ne serait plus Garoo s’il était expliqué, Oh, et puis, d’abord, GFY.

 

25 nov.

Quand je vois de quelle façon ça m’énerve quand je vais aux toilettes et que le rouleau de papier est à l’envers dans le dévidoir, je me dis que, peut-être, finalement, je suis vraiment (c’est marrant, j’ai l’impression de taper souvent des vraiment en italique, ça m’inquiète, je trouve que ça fait vieux con) fait pour vivre seul. Pas par opposition à chez mes parents mais à en couple. Ajouté au fait que personne n’est assez bien pour moi, c’est… désespérant.

 

24 nov.

(Et je vous avais prévenus : en-dessous de cinquante réponses à mon questionnaire, je boudais. Ben, bien que le nombre de réponses m’étonne assez, on est loin des cinquante, alors, voilà, je boude.)

 

Pff, je ne suis pas administrateur système, moi. Cette nuit, à quatre heures du matin, Apache a planté : [notice] SIGHUP received. Attempting to restart. C’est déjà bien que j’aie réussi à trouver ça dans les logs, mais est-ce qu’en plus je suis censé comprendre comment et pourquoi ça a planté, et ce que je dois faire pour que ça ne replante pas ? Ou est-ce qu’il y a des gremlins dans la boîte ? Ou des hackers qui n’ont rien de plus intéressant, ni de plus grave, à faire que de killer Apache ? Pfff, je hais l’informatique, surtout quand c’est moi qui dois m’en occuper.

 

22 nov.

Oh, ce qui me fait penser… J’avais demandé à quelqu’un il y a un moment déjà si je pouvais lui piquer un questionnaire, et je ne l’avais pas encore mis ici. Là, ça tombe bien, je suis d’humeur. Il n’y pas de lien vers le site du quelqu’un en question, parce que je ne sais toujours pas si ce quelqu’un veut ou non que j’en mette un — donc, quelqu’un, envoie-moi un mail si, finalement, tu veux un lien. (Quelque part je me doute qu’en posant la question comme ça il n’y a aucune chance que la réponse soit oui, mais c’est comme ça, il est cinq heures du matin et j’ai décidé de poster ça, là, maintenant, tout de suite, c’est urgent.)

Voici donc un nouveau questionnaire. Mais celui-ci est spécial : ce n’est pas à moi d’y répondre. Mais à vous. Vous, lecteurs. Si, si. Vous allez voir, c’est simple, c’est un questionnaire égotique, et ceux que mon égo emmerde peuvent aller lire ailleurs, de toute façon. Vous avez le droit de répondre dans les commentaires ou par mail, au choix.

  1. Décrivez-moi en trois mots ou moins.
  2. Si on passait une journée ensemble, que ferions-nous ?
  3. Est-ce qu'on s'est déjà disputés / battus ?
  4. Est-ce que vous avez déjà rêvé de moi ? Racontez...
  5. Si vous pouviez me faire un cadeau, qu'est-ce que ce serait ?
  6. Est-ce que vous me prendriez dans vos bras ?
  7. Qu'est-ce que vous pensez vraiment de moi ?
  8. Est-ce que vous me faites confiance ?
  9. Est-ce qu'il y a quelque chose sur moi que vous seul(e) sachiez ?
  10. Quel mois tombe mon anniversaire ? (Sans tricher !)
  11. Savez-vous quel âge j'ai ? (Sans tricher ! bis)
  12. Est-ce qu'il y a quelque chose que vous avez toujours voulu me dire sans jamais en avoir l'occasion ?

Je donne le bâton pour me faire battre — là, c’est pas un bâton, c’est une tour jumelle — mais c’est pas grave, comme je disais, je suis d’humeur à poster ça aujourd’hui, for better or for worse.

Si j’ai moins de cinquante réponses, je boude.

 

J’ai toujours voulu faire un test de Rorschach. Ca tombe bien, en voilà un sur le web. Bien sûr, c’est un attrape-spam, mais le test vaut le coup (de donner une adresse Hotmail dont on ne se sert pas) : les images sont belles, et je trouve les questions très bien écrites. Bien sûr, pour faire un test psychologique en anglais, il faut être bilingue au stade terminal.

En faisant le test, j’avais peur d’avoir un bilan de dépressif chronique (ce qui aurait bien correspondu à mon humeur du moment) : je voyais une fois sur deux un visage menaçant, et l’autre fois je voyais un couple amoureux (gni). Eh bien non : au final, les deux aspects se retrouvent bien dans l’explication du résultat. Je ne suis pas un psychopathe, c’est normal que je voie des méchants pas gentils. C’est juste parce que je suis une fiotte.

En parlant de… je devrais peut-être refaire le test en disant que je suis une femme — il y a plein de dessins où ils voulaient que je voie un vagin ou des seins et, évidemment, mon esprit n’est pas porté sur ces choses.

Cedric, your unconscious mind is driven most by Peace.

You are driven by a higher purpose than most people. You have a deeply-rooted desire to facilitate peacefulness in the world. Whether through subtle interactions with love ones, or through getting involved in social causes, it is important to you to influence the world.

You are driven by a desire to encourage others to think about the positive side of things instead of focusing on the negative. The reason your unconscious is consumed by this might stem from an innate fear of war and turmoil. Thus, to avoid that uncomfortable place for you, your unconscious seeks out the peace in your environment.

Usually, the thing that underlies this unconscious drive is a deep respect for humankind. You care about the future of the world, even beyond your own involvement in it. As a result, your personal integrity acts as a surrogate for your deeper drive toward peace and guides you in daily life towards decisions that are respectful toward yourself and others.

Did you know? People who have unconscious minds driven by peace tend to be independent thinkers who often prefer to live by their own high personal standards and moral code.

J’aime assez comment ils tournent de façon positive le fait que je fuie les conflits. Et j’aime assez le fait qu’on m’attribue un profil d’idéaliste. Et aussi que même mon côté schizotypique ressorte dans le Did you know? final. Non, vraiment, je suis très content du résultat. Et surpris. Qu’il soit juste. Je vous recommande ce test, et j’ai vraiment envie de savoir les résultats que vous aurez. Et puis les images sont vraiment jolies. Pour un peu, ça me remonterait presque le moral.

via pelican.blogspot.com

 

21 nov.

Bien sûr, ça ne va pas aider si, dès le premier jour d’application de mon voeu d’abstinence, Popstars montre en action une douzaine de danseurs à moitié à poil. Comment je fais, moi, après ça. Au passage, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi ils étaient tous à poil en même temps, je veux bien, parce que ça m’échappe. A moins que ce soit uniquement pour l’audimat ?

 

Je suis comme Ally McBeal. Avec la fortune en moins, bien sûr. Et puis, comme je n’ai jamais donné d’ovule (ni de sperme) il y a peu de chance qu’on me ressorte un enfant au moment où je m’y attendrai le moins. Mais pour le reste… Finalement, s’il y a une chose sur laquelle Kelley ne s’est pas planté, c’est qu’Ally est faite pour être célibataire. Quand on a tellement de rêves et d’exigences, c’est forcément impossible de les réaliser. Je sais que réaliser ça et en tirer les conclusions, c’est devenir adulte. Mais s’il y a aussi peu de différences entre être adulte et être mort, je préfère encore rester adolescent aussi longtemps que je peux. Sinon, je risque de confondre.

 

20 nov.

Je suis un moine des temps modernes.

Ok, je ne pratique pas l’abstinence totale. Mais je n’en suis pas tellement loin, si on ramène la moyenne sur les trois dernières années. Et quand je vois ce que ça me rapporte de chercher des rencontres / chercher du sexe / chercher de l’amour, je me dis que je ne perdrais rien, loin de là, à décider d’être totalement abstinent. Au moins, ça serait simple et sans surprises.

Voilà, ma période de j’ai envie de sortir et de rencontrer des gens aura duré quelque chose comme un mois et demi. Quel score…

Je ne sais pas pourquoi je me suis fait des illusions comme ça…

 

Je ne sais pas pourquoi la capture d’écran ne marchait pas auparavant. Maintenant, ça marche, donc, hop, voilà, joli. Magique, les nicônes 128x128x32 même sur Windows 2000. Magique, la capture d’écran des fenêtres icônifiées. Magique, le rollover, magique, la poubelle, magique, c’est joli et ça marche bien.

 

Le Pepsi Max me manque… L’eau à bulles, ça va bien un moment, mais ça manque tout de même de piquant. D’un autre côté, c’est très agréable de ne plus avoir mal aux dents, et si je peux éviter de m’en recasser une j’aime autant. Oui, vous avez dû patienter vingt-quatre heures pour tomber sur un post aussi intéressant que ça. Bon, puisque vous voulez des informations plus essentielles, je peux vous dire qu’ObjectDock a tourné non-stop depuis que je l’ai téléchargé hier, et qu’il fonctionne excellemment bien, et que je suis super content, et que je suis heureux, et que les oiseaux brillent dans le ciel et le soleil chante dans les arbres, mais comme il est très chaud les forêts se consument très vite, on se croirait dans cette espèce de flashback que je n’ai jamais bien compris dans Terminator 2, l’air lui-même s’embrase et tous les êtres vivants prennent feu instantanément, libérant enfin la planète pour une prochaine invasion d’amibes extra-terrestres. Eh oui, fallait pas me chercher.

 

19 nov.

Woo. Fucking. Hoo. Les anglophones comprendront. Les autres verront fucking dans la phrase et croiront que je parle de sexe. Ils auront tort. Sauf sur le fait que je viens d’atteindre l’orgasme logiciel. Les mots me manquent, c’est le plus beau jour de ma vie, voir ça et mourir, j’en fais des tonnes mais c’est pas grave, c’est mon blog et j’ai envie de faire de l’hystérie aujourd’hui. Bref. Une seule chose à dire. Check this out. Je vous ferais bien une capture d’écran, mais Stardock a l’air d’avoir protégé le truc sauvagement. N’empêche. Who. Fucking. Hoo. (Même si ça a l’air de faire un peu ralentir tout l’affichage. Perosnne n’est parfait, et il faut que je mette une carte vidéo décente dans ma wishlist de toute façon.)

 

16 nov.

Je veux un mari qui chante comme Pelletier. Ou je veux chanter comme Pelletier. Mais vous m’accorderez qu’entre les deux propositions la première est la moins improbable. Ah, ça remplit l’espace, au niveau sonore des oreilles, là. In a good way. Phew. Et maintenant que j’ai coupé le son pour rester sur sa voix, je me retrouve avec le DVD des Bee Gees qui résonne, depuis le salon, à travers ma porte. C’est… euh, autre chose. Finalement, je crois que je vais remettre le son de Star Academy pour étouffer les bruits parasites, c’est toujours moins pire.

 

J’ai la flemme de tester là tout de suite maintenant, mais la beta d’Opera 7 est disponible. For what it’s worth. N’empêche que j’ai la flemme. Et qu’il faudrait vraiment que ce soit une bombe (dans le bon sens du terme) pour m’intéresser. Et que j’ai sommeil, mais pas envie de dormir.

 

C’est assez difficile à croire. C’est même très difficile à imaginer. Regardez cette photo. C’est un vrai crayon. Un crayon de papier tout simple, dont la mine a été sculptée. D’un bloc. D’autres photos et un article . Je ne suis pas fan de ce genre de performance technique mais, là, franchement, le côté fragile et en même temps symbolique (le crayon, l’écriture…) du matériau me remplit d’émotion. J’ai l’oeil gauche qui se mouille… l’oeil droit aussi… Enfin, non, sérieusement, je trouve ça… je ne sais pas, élégant. Poétique. Ah, oui, voilà, poétique. C’est un mot que j’utilise tellement peu souvent que je ne le retrouvais plus.

It comes from the heart; it comes from inspiration. What if I am never inspired again?

via boingboing.net

 

INT. NUIT. LE CYBERESPACE DE L'INTERNET

Des ELECTRONS et des INFORMATIONS voyagent le long de fils. Visuel à élaborer, les électrons sont bleus et passent très très VITE le long des fils. Un AROBASE en trois dimensions arrive au premier plan et CLIGNOTE.

NARRATEUR (off)

Cela faisait déjà plusieurs jours que Garoo réfléchissait à la possibilité de saisir des dialogues sur son blog. Peu à peu, il en était arrivé à l'idée de mettre en forme les textes comme des scénarios, mais ne savait pas de quelle façon programmer ce concept.

GAROO est devant son écran et réfléchit en se grattant la TETE.

GAROO (off)

Pff... Je sais pas comment faire, j'ai envie de mettre en forme les dialogues comme si c'était un scénario, mais je ne sais pas trop comment gérer ça, dans l'interface d'administration. L'espace sert déjà à autre chose, alors je sais pas quoi utiliser pour reconnaître un dialogue, j'ai pas envie de parser tout le texte pour chercher des balises impossibles à retenir.

NARRATEUR (off)

C'était effectivement bien là le problème : un caractère espace au début d'une ligne indiquait déjà que le contenu de la ligne devait être inséré tel quel, sans rajouter des tags de paragraphe autour du texte. Alors, comment distinguer la partie scénario de la mise en page standard ? Soudain, Garoo réalisa que la solution était là, tout simplement, dans son bloc-notes.

GAROO tape un texte sur son clavier, et appuie sur la touche TAB. Soudain, son regard s'éclaire.

GAROO

(à lui-même)

Eureka !

NARRATEUR (off)

Eh oui, la solution était donc bien là.

GAROO (off)

Ah ben voilà, il suffit que je commence les lignes de script par un ou plusieurs tabs, pour déterminer le style... Comme ça, hop, ça marche, j'ai juste à commencer les dialogues par deux tabs, et les noms des personnages par trois tabs, et voilà, tout marche tout seul.

Plan sur des touches du CLAVIER qui bougent toutes seules. L'ECRAN de l'ordinateur se tourne vers la caméra, et un SMILEY s'affiche.

NARRATEUR (off)

Finalement, tout était bien qui finissait bien. L'univers ne serait pas privé des scénarios de Garoo, et Garoo ne serait pas privé des scénarios que l'univers avait déjà écrits pour lui.

GAROO

(à lui-même)

Enfin, bon, c'est bien joli, tout ça, mais est-ce que ça va vraiment servir à quelque chose ?

FIN.

Si vous ne comprenez rien à ce post, allez lire un script au hasard. Si vous ne comprenez toujours rien, ben, tant pis, c’est pas comme si c’était la première fois, et c’est pas comme si c’était grave.

 

15 nov.

C’est difficile, maintenant, de croire qu’à une époque, quand je traversais le Marais, un vendredi soir, en espérant tomber sur quelqu’un que je connaisse, il m’arrivait effectivement de croiser quelqu’un. C’est fini, je ne connais plus personne, plus personne ne me connaît — je n’existe plus. (Oui, je dramatise un peu, c’est pour l’effet, faites comme que si.)

Alors, puisque je n’ai pas fait de rencontre, je suis passé faire un tour vers Saint-Lazare, pour me rappeler des souvenirs de quand j’étais jeune et con. (Ca, c’est pour la transition. Dans les faits, je suis passé par Auber avant les Halles, parce que c’était sur mon chemin pour revenir de Montmartre, mais la chronologie est un concept dépassé, vous savez — au passage, je note qu’à Montmartre il fait plus froid qu’en bas, ce qui quelque part est logique, et je vous avoue que, cette fois, j’ai pris l’ascenseur à Abbesses, mais uniquement parce qu’il était déjà là à m’attendre quand je suis sorti du métro.)

Saint-Lazare, donc. Ce n’est pas encore aujourd’hui que je vais réussir mes grandes envolées lyriques, parce que je suis fatigué, j’ai eu froid toute l’après-midi, et j’ai tenu trop longtemps sans manger. Bref, pourquoi je vous raconte ma life, moi. Ah, oui, parce que vous êtes là pour ça. Et ça vous emmerde pas ? Si ? Vos gueules, dans le fond, il y en a qui ont payé leur place, ici, et qui veulent suivre tranquillement.

Où j’en étais ? Ah, oui, à mes envolées lyriques. J’ai eu la flemme (no comment) de visiter la Gare elle-même, mais j’ai parcouru le reste du quartier. La gare de RER E toujours pas finie, bravo (et dire qu’à l’époque où j’étais au Lycée Condorcet, il y a… euh… ouhla, onze ans) ils étaient déjà en train de faire des travaux, sous notre cour, pour créer cette station. Et mon Passage du Havre, qu’est-ce qu’ils en ont fait ? Cette petite galerie vieillotte, avec des boutiques ringardes et sombres… maintenant, on se croirait dans une galerie commerciale des Champs-Elysées. Où est-ce que j’irais acheter des petites voitures au 1/80e, maintenant, si j’avais encore l’âge d’aller au collège ? Hein ? Est-ce qu’on y pense, aux collègiens qui aiment acheter des modèles réduits après avoir acheté leur hot-dog sans moutarde ni ketchup de midi ? (Oui, j’étais précoce, déjà à douze ans j’avais près de deux heures de commute par jour, et je traînais dans la gare et les alentours entre midi et deux.) Le mon ciné porno ?! Non, je plaisante. Et le ciné porno ? Je n’avais jamais eu l’occasion, ni l’envie, ni même le fantasme d’y entrer, mais ça faisait quand même partie du paysage, ce cinéma miteux aux affiches monochromes couvertes de XXX. Je n’ai même pas eu le courage de faire un tour dans la rue-aux-putes, qui faisait un raccourci entre mon collège et Auber que je n’osais pas souvent prendre… si ça se trouve, les hôtels de passe ont été remplacés par des Novotel, je ne veux pas voir ce massacre. Pourquoi les urbanistes s’échinent-ils toujours à casser nos souvenirs d’enfance ?

En parlant d’enfance… il faudra que j’y retourne, après qu’une bonne âme m’aura offert / prêté / vendu un appareil photo numérique, mais je suis allé faire un tour du côté des vitrines de Noël. Qui, au passage, sont très peu spectaculaires cette année, ça ne vaut pas le coup. Mais celles des Galeries Lafayette sont tout de même… spéciales. Une sorcière jetée dans les flammes (Hansel et Gretel) avec de grands effets pyrotechniques (enfin, une flamme en tissu, quoi), ou un âne qui montre son cul lascivement sur un lit (Peau d’Ane — quel rapport, ça imposait de montrer un âne, anatomiquement correct, de dos ?), c’est censé plaire aux enfants ? Ou les vitrines des grands boulevards ne sont plus pour les enfants mais pour leurs pervers de parents ?

 

C’est bon, les tartelettes Pim’s Bonne Maman. Miam. C’est aussi bon que les Pim’s originaux du début, mais en encore meilleur.

 

Il faut que je change ma façon d’écrire. Ou pas. En tout cas, il faut que j’y réfléchisse. J’écris, je relis un coup vite fait, et je poste. Du coup, les textes sont un peu bâclés, pas parfaitement construits, il y a des répétitions, des phrases qui se perdent parfois en route, je ne développe pas assez certains détails, je ne fais pas assez attention au rythme, etc.

Mais c’est déjà une bonne chose que je m’aperçoive, à la relecture, que ce n’est qu’à moitié fini, et que je pourrais faire mieux. Peut-être même que c’est le signe d’une évolution dans mon écriture, je me lasse des posts écrits à la va-vite sans approfondir, j’ai envie de mieux rédiger mes textes, comme quoi j’aurai vraiment bien fait d’ouvrir ce blog, pour faire évoluer / se révéler mon style.

Bientôt, peut-être, des textes plus élaborés ?

 

14 nov.

Qui va à Monoprix à ma place, ce soir ? C’est important, je vous explique : je le sens, là, je vais encore revenir le sac chargé de chocolats, bonbons, glaces (ah, non, il n’y a plus de place au congélateur, une chance) et autres machins pas bons pour mon cholestérol. Vous voyez ? Bien sûr, si vous voulez en profiter pour payer et ne pas me demander de rembourser, c’est bien aussi. Tiens, ça me donne une idée. Est-ce qu’il y a un système de wishlist sur telemarket ou autres ? Ca serait pratique : je fais ma liste de courses, je rentre mon adresse et, hop, c’est vous qui allez payer. Classe, non ? On pourrait même faire plus simple : je mets un formulaire de paiement par carte bleue sur mon site, et vous me versez directement l’argent sur mon compte. Pas mal, non ? (Je sais, il y a Paypal, mais je n’ai pas confiance.)

 

Oh ben c’est marrant, ça. Les spécialistes de la CIA et de la NSA s’arrachent les cheveux pour déterminer si c’est oui ou non la voix de Ben Laden sur un enregistrement. Il y a un mois ou deux, on avait appris que les Etats-Unis ont retrouvé un terroriste en identifiant sa voix sur les réseaux téléphoniques. Moi, je veux bien, mais il y a au minimum une des deux affirmations qui doit être un poil bidon, du coup. (Notez, j’aimerais autant que ce soit la deuxième, parce que ça foutait un peu la trouille, quand même.)

 

13 nov.

Drôle de sentiment, de remonter dans un train de banlieue à la Gare de l’Est (tant que j’étais là, c’était plus direct), maintenant que j’ai pris l’habitude du RER E. A l’extérieur, pas beaucoup de différence, mais dès que je passe les portes l’odeur caractéristique (non identifiable, et je ne suis pas doué pour décrire les odeurs, désolé) et les banquettes orange-marron, import direct des seventies, m’accueillent pour un retour dans le passé. L’époque où la façon la plus simple de rentrer chez moi était la ligne de banlieue est SNCF remonte à quoi, une bonne dizaine d’années… (Je ne vous ai jamais dit que j’avais une heure de trajet pour aller à mon lycée ? Voilà, je vous le dis. Comme quoi, je ne suis pas le seul psychopathe de la famille, j’ai de qui tenir, tout ça pour que je fasse italien seconde langue.) Quelle impression bizarre, un vrai retour dans le passé (à pas cher, c’est pratique, c’est plus simple que si je vais retourner dans un pays lointain pour retrouver mes origines), comme si j’étais dans un train fantôme sorti de nulle part. Au point que je me sentais mal à l’aise, j’avais peur qu’on me repère, qu’on voie que j’étais un intrus, ou, pire, que le train se dissolve dans le néant sans prévenir, en plein pendant le trajet, et que je me retrouve enfermé dans le passé ou entre deux dimensions temporelles. Pas que ça me déplairait tant que ça, notez, ça serait peut-être bien aussi, mais, bon, les grands changements, on en a toujours peur.

Au passage, je me suis étonné de m’étonner que les tableaux d’affichages soient maintenant numériques. Quoique, ce n’est pas si peu étonnant que ça, finalement : le tableau grandes lignes était à diodes, mais pas celui des lignes de banlieue. Pas très homogène, il faudrait un peu revoir le design du lieu, les gars.

PS. Ca pourrait être mieux écrit, mais je ne suis pas Doc Tomorrow.

 

C’est marrant ce qu’un simple dessin d’un lapin qui se fait mal peut être efficace. Encore aujourd’hui, bien que j’aie un poil passé l’âge que la RATP me tutoie, j’ai peur rien qu’en voyant cet autocollant. Celui qui a pondu ce dessin avait tout compris à la psychologie enfantine, et on aurait dû suivre son exemple (il n’est jamais trop tard…) un peu partout… Un lapin qui se fait arracher les oreilles en sortant la tête par la fenêtre du train, un lapin qui explose après avoir avalé du poison… Non, pour le poison, ça ne marcherait pas — c’est bizarre, qu’est-ce qui fait que le dessin du métro fait peur, mais que s’il avalait du poison ce serait drôle et ça donnerait envie de faire pareil ?

 

Dans quelques années, des millions de gens auront des téléphones portables avec appareil photo numérique haute qualité intégré. Quoi qu’il arrive, n’importe où dans le monde, les photos et les récits des témoins seront accessibles à tous en un instant sur le web.

Bien sûr, le n’importe où dans le monde est un peu abusif, parce qu’en Tchétchénie ils vont mettre un peu de temps à avoir du Wi-Fi à tous les coins de rue. Mais c’est tout de même prometteur. Enfin, sauf si les gouvernements de droite du monde entier s’entendent pour mettre un terme à la liberté des internautes. Ce qui ne saurait tarder. Mais c’est un autre sujet.

via blogroots.com

 

12 nov.

Est-ce que je suis trop fatigué pour regarder la cassette des épisodes de 24 de dimanche dernier ? Est-ce que je suis trop flemmard pour me lever, mettre la cassette dans le magnéto (qui est à deux mètres de hauteur, l’ameublement est un peu spécial chez moi, si vous n’aviez pas déjà remarqué) ? Ou est-ce que je ne veux pas regarder la cassette, de peur que la programmation de l’enregistrement aie foiré ? Justement, c’est bien pour cette raison qu’il faut absolument que je la visionne avant vendredi, date de la dernière redif (mais en VF) des épisodes. Or, le mercredi et le jeudi soir, il y a des choses à la télé, et pas ce soir. Ah, la vie de critique télé, c’est compliqué, c’est du boulot, surtout pour ne pas être payé, et à force de descendre des paquets entiers de Special K j’ai mal à la tête (je ne suis pas sûr à 100% du lien de cause à effet, mais j’ai quand même des soupçons assez prononcés).

 

A chaque fois que je tape un article dans mon journal intime perso de chez moi que personne ne peut lire, je suis obligé de venir vérifier, sur mon site, que par un aiguillage malheureux autant qu’inexplicable et, somme toute, impossible, le texte ne se serait pas retrouvé sur mon blog officiel. Je suis parano comme ça, avec l’informatique. Ou avec tout. Je ne fais confiance à personne, même pas aux ordinateurs. Dans le cas de mes deux blogs, j’ai écrit le code moi-même (et de façon totalement différente, ils n’ont rien à voir, le journal intime est stocké dans des fichiers texte), donc je devrais avoir confiance… Sauf qu’en fait c’est justement pour ça que je me méfie. J’ai peur d’avoir codé n’importe quoi dans le formulaire d’enregistrement, un acte manqué qui enregistrerait automatiquement, sans que ma conscience le sache, les textes dans le blog public. (Et j’aurais pas l’air d’un con, tiens.)

 

[22:33] K.: c est marrant ca a eu l air de surprendre tout le monde
[22:33] K.: :)
[22:33] Garoo: Oui, je comprends pas bien pourquoi d’ailleurs :)
[22:34] Garoo: Je parle de Star Academy et de Popstars ou de séries, tout le monde s’en fout, mais Lara Fabian, ouhla, scandale

(Tiens, il me faut aussi un style CSS pour les citations de chats. Va falloir que j’y réfléchisse. Mais trop la flemme en ce moment.)

 

Les jours comme aujourd’hui, je fais tourner la molette de mon trackball sur la page d’accueil du site, et je me demande comment j’arrive à publier autant de texte, les autres jours. Où j’ai pu trouver tout ce que j’ai écrit, alors que là, maintenant, j’ai la tête complètement vide. Bon, alors, tiens, pour remplir, je vais publier quelque chose de neuf : qui a besoin d’un site web, là, maintenant, dans les quinze jours ? Et est prêt à payer pour, bien sûr. Et à ne pas être trop chiant. Et à payer dès livraison. Et à ne pas m’emmerder. Ouais, moi non plus, je ne crois pas que ça existe, sinon je chercherais plus activement. Tiens, je devrais peut-être essayer de vendre des relookages de blog à prix modique, moi ?

 

11 nov.

Formidable, une nuit d’hôtel. A minuit, des gens qui prennent leur chambre et claquent les portes au passage. A deux heures du matin, des gens qui crient et font grincer leur lit, comme si on allait dans un hôtel pour ça. A quatre heures du matin, des gens qui vont aux toilettes et re-claquent les portes au passage. A neuf heures du matin, des gens qui se lèvent, discutent, martèlent sur le parquet qui grince. A dix heures du matin, des femmes de ménage psychopathes qui passent l’aspirateur dans les chambres dès qu’elles sont libérées. Et, bien sûr, à onze heures et demie, le wake-up call pour qu’on libère la chambre (remarquez, c’est déjà moins stressant que, dans les Formule 1, les femmes de ménage qui tambourinent à la porte). Bref : un hôtel, c’est vraiment le pire endroit qu’on puisse trouver pour dormir. Heureusement que, si je voulais dormir, je pourrais le faire chez moi.

 

10 nov.

Je m’ennuie trop et je suis trop démotivé pour tourner ça bien et faire un joli post à partir de choses inintéressantes, alors on faire sobre : webcam Philips, bonne image, mais socle de merde. L’espèce de trépied se barre toutes les deux minutes, et bien sûr sans le pied la cam ne tient dans aucune possibilité, design idiot. A côté de ça, ma vieille webcam Creative Labs a une image pourrie, mais elle tient aussi bien sur son socle qu’au premier jour. (Ce post était à classer dans la catégorie Tout le monde s’en fout même moi, mais faut bien remplir, j’ai rien de rien à dire.)

Update : il fallait lire la cam ne tient dans aucune position. Je ne devrais pas taper des articles à… euh, quinze heures. (J’ai dû truquer l’heure, c’est pas possible.)

 

Un petit jeu (je m’ennuie, alors je vous mets des trucs d’informaticiens en folie).


$i = 1;
$i += ++$i + $i++;
print $i;

Au choix, en C ou en PHP. (Il semblerait que les résultats soient différents en Java ou en Perl, pour des raisons qui m’échappent, vu que je ne connais ni l’un ni l’autre langage.) Le but du jeu étant bien sûr de trouver le résultat avec son cerveau, pas en le faisant exécuter par son ordinateur. Vous n’êtes pas obligés de me croire, mais j’ai trouvé le bon résultat du premier coup, ça me fait bien plaisir de voir que je n’ai pas perdu mes connaissances en C (alors que, même quand je programme, je n’utilise jamais des subtilités de ce genre, ça ne sert qu’à se compliquer la vie — je n’ai probablement jamais utilisé le ++$i de ma vie en dehors des cours).

 

9 nov.

C’est que je néglige mon boulot de critique télé, moi, en ce moment : j’ai un texte qui traîne depuis deux jours dans mon bloc-notes en attendant que je le poste. Donc, voilà, je voulais vous dire que, ces deux derniers jours, j’ai regardé Hyper show et que, à ma très grande surprise, j’ai bien aimé. Ils ont réussi à corriger le tir par rapport au début, et à rendre l’émission, plus que regardable, carrément un peu intéressante. Bref, c’est juste au moment où l’émission s’arrête qu’on commence à pouvoir l’apprécier. (Au passage, les émissions de la semaine prochaine devraient être les plus intéressantes du lot, puisqu’ils ont annoncé qu’ils allaient réaliser toutes les émissions spéciales pour les fêtes qu’ils n’auraient jamais l’occasion de faire.) Le pire, dans tout ça, c’est que mon instinct me dit que Maurad va réussir à nous faire amèrement regretter Beigbeder…

 

C’est la première fois depuis longtemps que je reviens de Monoprix sans avoir acheté plein de choses imprévues, à base de sucre, de chocolat, de graisse ou de sang humain. C’est le miracle de m’être fait faire des photos avant-hier, et d’avoir passé la journée d’hier à les trier et les retravailler sous Photoshop (non, je ne les truque pas, quand même, je n’aime pas tricher, il vaut mieux que les photos me ressemblent, tant qu’à faire, vu que le but est de faire des rencontres). Il est même possible que je me remette au sport très bientôt. Si, si, vraiment. Après tout, j’ai une carte orange, je rencontre vaguement un peu de monde, je vais être obligé de bosser avant la fin de l’année, alors, tant que j’y suis, pourquoi ne pas suer, aussi ?

Par contre, je devrais vraiment perdre l’habitude de donner l’adresse de ce site aux gens avec qui je discute sur les chats, parce qu’en écrivant des choses pareilles ça ne va pas tellement leur donner envie de me rencontrer, si ?

 

Grande révélation : visiblement, AOL limite l’upload pour qu’on n’abuse pas des connexions. C’est au point que je ne peux pas envoyer un zip de 400 Ko, que ce soit sur mon serveur mail habituel ou même par l’interface mail d’AOL. C’est vraiment très pratique, je vous assure, de ne pas pouvoir envoyer le moindre fichier. Remarquez, ce qui me fait plaisir, c’est que ça veut dire que je n’ai pas de vrai problème avec mon serveur mail, ni avec le serveur FTP de notre serveur. Non, tout est normal, c’est AOL. Yearg.

 

7 nov.

Y’a des jours… et des nuits… Réveillé deux fois par le même cauchemar (pour moi qui n’en fais jamais, c’est une performance), une fois par ma mère qui téléphonait dans le couloir, une fois par des travaux au bout de la rue, et une dernière fois par la pluie. Et, la dernière fois que je me suis réveillé, je rêvais que j’étais poursuivi par des méchants et que je leur plantais dans la gorge et ailleurs un objet pointu en plastique étudié spécialement pour faire saigner le plus possible, et qui fonctionnait très bien. (J’ai oublié pourquoi ils me — nous, mais je ne sais plus qui était nous — poursuivaient, c’est dommage.) Et ça, ce n’était pas le cauchemar, puisque ça se passait bien (je gagnais contre les méchants — je dois trop regarder 24, quoique, c’était Alias hier, mais ils ne tuent personne dans cette série, ils envoient des tranquilisants, bande de tapettes va). Le cauchemar, je ne vous le raconterai pas, c’est pas la peine de demander, parce que ça a un rapport avec le post anté-précédent, donc c’est personnel.

 

Je devrais acheter des CD de musique d’ambiance. Tiens, ou peut-être des disque de relaxation, des machins zen avec des bruits de baleines qui chantent en ultrasons. Quand je n’ai envie de penser à rien, j’aime bien mettre en boucle un CD sans paroles, mais j’en ai peu. Des vieux de Jean-Michel Jarre, qui datent de l’époque où je n’avais même pas de lecteur laser, et un ou deux disques de techno au rabais achetés à Auchan. Quand j’étais jeune, aussi. Du coup, je tourne régulièrement sur la bande originale de The piano, mais à force ça devient un poil lassant… et la musique perd en intensité. Ce disque que je mettais à fond, les soirs de grande déprime, réduit à l’état de musique d’ascenseur, c’est moche. Je mettrais bien des CD new age sur ma wishlist (quand j’aurai remis ma wishlist sur la page d’accueil, ce qui ne saurait tarder, il faut prévoir, pour Noël), mais j’aurais peur qu’on me les offre. Hein ? Oui, je sais, ce n’est pas logique. Mais j’aurais peur que quelqu’un que je ne connais pas me les offre (auquel cas je devrais remercier un inconnu, ce qui est, ben, euh, bizarre, enfin, c’est un concept sur lequel je bloque, et qui m’empêche par exemple de mettre une boîte de donation Paypal sur le site — je ne plaisante pas, c’est vraiment la raison pour laquelle il n’y en a pas), et j’aurais aussi peur que quelqu’un que je connais me les offre (parce qu’il y a plein d’autres choses dont j’ai beaucoup plus besoin, là, en ce moment, ’voyez…). Alors, non, pas de CD sur la wishlist. Je pense. A moins que je change d’avis. Et puis on s’en fiche, c’est le résultat qui compte, et l’Enfer est pavé de bonnes intentions. Et si l’Enfer ressemble à une maison de poupées hôpital avec un agent du FBI qui porte quatre kilos de laque sur les cheveux, je préfère éviter. Au fait, si l’Enfer c’est les autres, alors permettez-moi de vous dire, du haut de mes années d’expérience, que le Purgatoire n’est pas très agréable non plus.

 

J’ai une discussion récurrente, sur les chats gay, en ce moment. Je viens de réaliser qu’elle ressemblait étrangement à une certaine pub pour l’angine. Euh, non, une pub pour les antibiotiques. Ou contre ? La pub n’est pas claire. (Non, c’est pas la peine de m’éclairer avec votre savoir supérieur, ça va, j’ai bien compris le message de la pub, mais je trouve juste qu’elle n’est vraiment pas claire. Pour une raison simple : on fait plus attention aux dialogues des comédiens qu’à la voix-off, forcément.) Cette pub, là :

— Tu es sous antibiotiques ?

— Non, j’ai une angine.

— Alors t’es pas malade.

— Si, j’ai une angine.

— Tu es sous antibiotiques ?

— Non, j’ai une angine.

— Alors t’es pas malade.

J’aurais pu résumer, mais non, et puis ça remplit, et puis il y en a peut-être qui n’ont pas la télé ici. Ou qui ne la regardent pas. Ou qui sont sourds. Ou qui sont bêtes. Ah, non, des bêtes, il ne peut pas y en avoir ici, ils ne peuvent pas me lire. Vous savez, quand j’écris à trois heures du matin, je suis presque en écriture automatique, le cerveau à moitié déconnecté, et ça me rappelle, d’un coup, la scène de Finding Forrester (actuellement sur Canal+) où Sean Connery, tout en discutant de théorie littérateuse, tape sans y penser sur sa machine à écrire une page entière de roman, expliquant qu’il faut d’abord écrire sans réfléchir, et ne se poser de questions qu’à la relecture. Sur le moment, je n’ai pas compris, mais là, ce soir, en écrivant n’importe comment comme souvent à ces heures-ci, je réalise que le message est plutôt juste. Il faudra que je m’en souvienne quand il sera temps de me mettre à mon grand chantier de roman de gare.

Enfin, bref… Ce dialogue récurrent, donc, sur dialh et ailleurs, disais-je :

— Alors, toujours célibataire ?

— Oui, mais mon coeur est pris.

— C’est cool, tu n’es plus célibataire ?

— Si, mais mon coeur est pris.

Vous avez remarqué, la discussion dure deux fois moins longtemps que celle de la pub. C'est que, moi, je ne suis pas bloqué dans un ascenseur, donc je peux raccrocher (virtuellement) au nez (virtuel) des gens (virtuels) quand ils m'ennuient (très réellement). Et cette discussion-ci a le don de m'ennuyer extrêmement vite, quel que soit l'interlocuteur. Je me demande si tous, comme moi avant (voir les posts du mois derniers, ceux qui ne sont plus en ligne, oui, je sais, c'est compliqué, tant pis pour vous si vous n'étiez pas là à l'époque), imaginent que les histoires d'amour non réciproque n'existent que dans les films à violons, ou si c'est plutôt que les homos n'envisagent pas, a priori, d'être amoureux sans baiser. Avec l'objet de leur amoureuseté, j'entends. Et avec d'autres en même temps, parce que la monogamie est tellement démodée. Mais je digresse. Enfin, à supposer que j'aie eu un but à l'origine. Ah, oui, je me souviens du but de départ : ce post était un message à la personne à qui j'ai abruptement arrêté de répondre il y a quelques jours sur le chat, et à toutes les autres personnes à qui ça arrivera aussi s'ils se lancent dans la même discussion. Révisez vos classiquez romantiques, messieurs, on peut aimer quelqu'un sans se le taper. Hélas. (Et dire que j'ai longtemps cru que je n'en serais pas capable. J'aurais préféré avoir raison.)
 

6 nov.

Mmm du bon popcorn Paul Newman (juste un poil trop cuit, comme souvent, le popcorn au micro-ondes est un concept excellent mais un peu trop aléatoire). C’est trop difficile, de refaire un régime… ça fait une semaine que je me dis que je dois me remettre au sport, je vais bien finir par y arriver.

 

Comme quoi, j’ai bien fait de garder mon vieux 6110. Une deuxaine d’années plus tard, il semble marcher parfaitement (au moins au niveau de la batterie — la touche 5 semble être caractérielle, mais c’est toujours mieux qu’un téléphone qui s’éteint tout seul). Ca me fait bizarre de retrouver ce téléphone (qui, en fait, est mieux que mon 3210, je n’ai jamais su pourquoi j’avais choisi d’en changer), j’ai l’impression de retomber en enfance. Enfin, en jeunesse. Enfin, en avant d’être un ermite, comme si là deuxaine d’années précitée n’avait jamais existé. Hop, on rembobine et on efface tout. Ah mais non, ça ne marche pas, à l’époque je n’avais pas de blog.

 

5 nov.

Oh, une nouveauté sur le répondeur SFR ! Vous avez eu plusieurs appels sans message du 06… Oui, dans l’absolu, pour les gens overbookés, on peut supposer que c’est une bonne chose. Moi, ça m’emmerde plutôt, parce qu’à chaque fois que je rate un appel (et c’est souvent) je suis obligé d’aller consulter mon répondeur, sans savoir si le correspondant a laissé un message ou non. Merci, Madame SFR a une jolie voix, mais je m’en passerais quand même.

 

Et, comme si ça ne suffisait pas, voilà que la batterie de mon portable est morte, définitivement morte. Alors même que l’adaptateur secteur est branché, je suis coupé au bout de trente secondes de communication. C’est bien, ça me sert toujours pour les SMS, mais je ne paye pas un forfait illimité à plein d’euros par mois pour ne pas pouvoir téléphoner. Combien ça va pouvoir coûter, encore, une batterie Nokia…

Je n’aime pas la façon dont ce mois de novembre démarre, c’est mauvais signe(s), tout ça. Je vais me retrouver obligé de bosser et, comble du pire de l’horreur, tout l’argent sera parti dès qu’il sera encaissé. Je déteste ce concept.

 

Bon… l’image de droite est parfaite sous Photoshop, mais postérisée quand je regarde le site, que ce soit sous Mozilla ou Explorer. Go figure. En attendant que je n’aie plus la flemme de voir ce que je peux faire pour arranger ça, vous n’aurez qu’à faire comme si que c’était moins pas comme il faut. (Et hop, un peu de couleur dans le bandeau du haut !)

 

Les nouveaux pots Danette sont mal fichus, la cuillère ne peut pas atteindre ce qui reste tout au fond, c’est du gâchis, c’est une honte, m’enfin, et il y a des gens qui meurent de faim !

 

Le monde du travail, c’est comme une secte. Ce n’est pas une nouveauté, je le savais déjà, mais je croyais y avoir à peu près échappé, en n’étant pas imposable, et en cotisant quelque part où il n’y a pas d’engagement, où je ne paye que quand je bosse, sachant que je bosse rarement. Et voilà, c’est raté. Je n’ai pas travaillé depuis un an et demi, et voilà que la maison des artistes me réclame 350 €, d’un coup, à payer dans dix jours. Je vais les trouver où, moi ? J’ai mis le doigt dans l’engrenage, comment je vais m’en sortir sans être obligé de bosser en urgence ce mois-ci ?

 

Ah merde, là, non, bordel ! Deuxième plantage, ça devient lourd. Sur le même mail, ce qui me fait penser que ça doit avoir un rapport avec le smiley graphique (beurk, un smiley graphique) qui est dans le texte que je cite. Est-ce que je dois préciser que c’est bien gentil, de citer les smileys graphiques (alors que je n’en demande pas tant, loin de là) mais que je préfèrerais, plutôt, à choisir, que le programme soit stable ?

Je pourrais rajouter, au choix, ah mais c’est un programme qui vient du Mac, alors forcément ou ah mais on est sous Windows, alors forcément, mais ce serait beneath me, vous ne trouvez pas ? Alors je vais juste dire : il s’agit d’informatique, alors c’est normal qu’il y ait des bugs. Monde imparfait de merde. En attendant, ça va faire trois fois que je réécris ce mail, c’est énervant.

 

Tiens, c’est la première fois qu’Eudora plante pendant que j’écris un message. En même temps, que ce soit la première fois ou non, c’est bien une fois de trop…

 

C’est mal fichu, cette histoire. Pourquoi est-ce que je ne peux pas passer mes journées entières à manger ? Pourquoi je ne peux pas commander à mon corps de digérer les aliments sans rien assimiler de superflu, de ne rien stocker parce que je ne suis pas près d’être en situation de famine ? Est-ce que, si je prenais des cours de zen pendant des années, je pourrais commander à mon système de ne pas grossir ? (Je sais, la réponse est la même qu’à la question Est-ce que je pourrais demander à mon coeur d’arrêter de battre ? — si je maîtrisais le zen, je n’en aurais plus besoin, je n’aurais plus ces soucis ridicules et idiots et superficiels. Mais je ne suis pas zen.)

 

4 nov.

Comme vous pouvez peut-être vous en douter, le redesign n’est pas totalement fini. Alors, en attendant, faites comme si : imaginez que vous voyez une superbe image, très impressionnante, très classe, sur le bandeau du haut (là où il devrait, au minimum, y avoir mon nom écrit en caractères lumineux — tiens, c’est une bonne idée, ça, pour l’image à venir, d’ailleurs) et que, sur le côté, là où il y a un menu sur certaines pages, vous voyez un truc sobre mais classe (à définir). Voilà. L’imagination. C’est important. Fondamental.

 

Combien de fois dans une nuit est-ce que je peux droit-cliquer sur l’icône d’Eudora pour vérifier mes mails, tout en sachant très bien que, d’une part, à cette heure, il est très peu probable que j’en aie reçu et que, d’autre part, j’ai déjà vérifié deux minutes plus tôt ? Vous êtes lourds, à ne poster des commentaires que quand je poste des articles. Comme si vous aviez besoin de ça. Je vais finir par croire que je suis indispensable. Euh, indispensable à mon site. Probablement. (Et encore, je pourrais mettre un blog ouvert à tous, si ça se trouve, ça marcherait, d’ailleurs, ça fait partie de mes projets de pour un jour peut-être mais pas maintenant, mais ça correspond à un concept précis que je vous expliquerai ce jour-là.) Je m’ennuie, j’ai sommeil, et pas envie de dormir, comme à chaque fois que je n’ai rien fichu de la journée (et, oui, je sais bien que c’est pratiquement le cas de toutes mes journées, je n’ai pas besoin de vous pour me le rappeler, c’est moi qui ai l’insigne privilège de vivre avec moi-même vingt-quatre heures sur vingt-quatre, c’est la joie, vous n’imaginez pas à quel point).

Ce qui me fait penser (d’habitude, j’évite que le texte principal réponde à une parenthèse de la phrase précédente, c’est un défaut de construction, ça ne fait pas propre, ce qui est dans une parenthèse ne devrait pas en sortir, mais j’ai la flemme de reconstruire le paragraphe) que je me demande comment vous nous supportez, nous, les verseaux. Comment est-il possible qu’il y ait autant de gens qui puissent passer une soirée avec moi sans avoir envie de me mettre un pain dans la figure ? Moi, je ne pourrais pas. Et, pourtant, je suis non-violent. (Quoique, ça, je ne suis pas si sûr, à bien y réfléchir.)

 

3 nov.

Pff, ça me gonfle, la perspective de passer la nuit seul. Je vais finir par me caser avec le premier truc qui passe et qui a un lit (et, en écrivant ça, je sens qu’un jour ces deux lignes vont me causer des ennuis, forcément). Je veux une bouillotte d’un mètre soixante-dix.

 

Finalement, j’aurais bien pu sortir, ce soir. Le documentaire sur Barbara (une rediffusion de 1997, il y a de l’abus, sur ce coup-là !) est soporifique, et les épisodes d’Urgences, malgré le départ de Mark (plutôt bien réalisé, mais ça ne fait que dix minutes sur une heure et demie) n’avaient rien d’incontournable. Mais, là, vu l’heure, ça fait un peu tard pour décider finalement de sortir, non ?

 

Non seulement les paquets de Barquette n’ont enfin plus l’air d’être des vieux stocks des années 80 (comprendre : ils sont maintenant rigides, en carton, comme tout le monde), mais en plus à l’intérieur ils sont répartis en paquets de six, si c’est pas joli ça, ils pensent à mon régime. Mais vais-je profiter de cette opportunité, ou descendre quand même le paquet entier ?

Update : oui, je le savais bien, que j’allais descendre le paquet entier comme si de rien n’était.

 

2 nov.

Il semblerait que le procès antitrust contre Microsoft soit sur le point de terminer… et que Microsoft n’ait pas tellement perdu. Fallait pas rêver, hein…

 

La musique de K2000, la voiture qui file sur la route en plein désert, Hasselhoff jeune… je suis rentré juste à temps pour voir les dernières images de ce qui devait être le pilote, et replonger en enfance, quand cette série me faisait rêver. Non, je vous rassure, je ne rêvais pas sur Hasselhoff, mais sur la voiture, bien sûr, enfin, vous me prenez pour qui, un pédé ? Oui, mais j’ai bon goût !

 

1 nov.

Est-ce qu’il n’y a pas quelque chose de contre-nature à ce qu’un chat mange de la pâtée au lapin ?

 

Dormir ou manger ? Manger ou dormir ? J’hésite… Une chance qu’il n’y ait rien à la télé, d’ailleurs, je n’hésiterais pas. Idéalement, il faudrait que je n’achète absolument plus rien d’autre que des plats cuisinés surgelés, pour ne plus pouvoir grignoter quoi que ce soit entre les repas. Mais, si je faisais ça, qu’est-ce que je m’ennuierais… Il faut vite que je me lance dans l’écriture de mon tout premier roman Harlequin gay, j’ai déjà une histoire en vue, je n’ai plus qu’à la développer. C’est là, tout en haut de ma to-do list, entre les redesigns de tous les sites que je m’occupe, et me couper les ongles des pieds. Il faudrait aussi que j’arrête de regarder des séries télé, parce qu’après je n’arrive plus qu’à inventer des histoires qui s’étirent sur cent épisodes. (J’en ai deux en stock, là, si un producteur est intéressé : un Star Trek et un Buffy. Bien sûr, je dis ça, mais si un producteur était effectivement intéressé — en même temps, le risque est faible — il est évident que je l’enverrais paître. Je suis comme ça.)

Update : pour les ongles des pieds, c’est fait. (Ca va, arrêtez de faire votre mine dégoûtée, j’ai les pieds propres, d’autant plus que je ne passe pas ma journée au bureau à mariner dans mes chaussures.)

 

J’ai réalisé aujourd’hui qu’on était toute une génération (voire plusieurs) à n’avoir jamais eu l’occasion de voir vraiment la droite au pouvoir, et sur la durée. Depuis 1981, on n’a eu que quelques périodes, plutôt courtes, et où la gauche avait suffisamment de poids pour protéger les acquis. Même avant ça, la gauche devait être suffisamment forte, j’imagine que Mitterrand n’est pas sorti du bois du jour au lendemain en 81. Plus de vingt ans sans voir des Juppozy avoir les pleins pouvoirs à l’Assemblée.

En résumé, nous sommes en 2002, et on se retrouve en 1975. (Dites, vous savez, les gars, que le monde a changé, depuis ? Pff, je suis dégoûté de la démocratie, d’un coup.) Alors, là, dès maintenant (c’est-à-dire après avoir purgé seulement le dixième de cette glorieuse période, c’est dire si le, euh, meilleur, reste à venir), les putes vont pouvoir crever de faim dans leurs chambres, les SDF dans des foyers spécialisés, et les resquilleurs en prison. Et les pédés ? Soyez patiens, je suis sûr que ça va venir, et je préfère ne pas imaginer ce que ça va donner. Je ne pense pas que l’homosexualité soit rétablie comme maladie mentale, ou même comme délit, mais je suis sûr qu’on va nous trouver quelque chose pour nous occuper. Ayez confiance.

Et si vous ne vous sentez pas concernés par ce qui précède, n’oubliez pas que, sur les quatre ans et demi qui restent, ils vont débarquer sur Internet à un moment ou un autre.

Et quand ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester.

Vous savez ce qui me rassure ? Logiquement, les risques qu’ils sortent des accords de Maastricht, Schengen ou je ne sais où doivent être assez minces, donc on pourra bien trouver un pays plus sympathique. (NDLR : j’ai vérifié sur Google avant de poster, mais l’orthographe était juste pour les deux du premier coup, na !)

 

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