Underachievement Unlocked

My life: a lot of potential and very little realization.

Very few posts on this blog, as well. But you might find some entertaining stuff if you go back a few years in the archives.

16 dec. 2002

7 instants

1. Est-ce que vous pourriez programmer votre reveil-matin en selectionnant des minutes qui ne soient pas multiples de 5 ?

Non et, d’ailleurs, je me demande pourquoi les constructeurs de réveils n’en tiennent pas compte. Je suis sûr d’avoir déjà refait un tour complet de cadran parce que j’avais dépassé l’heure pile d’une minute ou deux. Et je pense l’avoir fait en étant conscient de l’absurdité de la chose, comme quoi on n’échappe pas toujours à ses incohérences.

C’est une façon de bien commencer, proprement, la journée, je suppose. Et puis, bon, c’est un rendez-vous qu’on se donne, et on donne rarement rendez-vous à des 15:08.


2. Prendre sa douche, se lever, Ă©couter les informations, dĂ©jeuner, s’habiller, se brosser les dents. Classez chronologiquement ces activitĂ©s selon votre propre organisation quotidienne. Des activitĂ©s manquent ou sont en trop ?

Manque le pipi du matin, forcĂ©ment. Et le Danao du matin, quand il y en a. Quant au classement, ça dĂ©pend des jours : la plupart du temps, c’est allumer la tĂ©lĂ©, puis Danao, puis pipi, puis assis devant l’ordinateur. Eventuellement, je peux vĂ©rifier mes mails avant tout le reste, si je suis dans une pĂ©riode oĂą j’attends des messages.


3. Pourriez-vous ĂŞtre bĂ©nĂ©vole aux Restos du Coeur pour distribuer des repas aux dĂ©munis ? Si oui, quel sens donneriez-vous Ă  cette dĂ©marche ?

Ce qui nous amène Ă  la question : Puisque vous pourriez, pourquoi ne le faites-vous pas ?

Je suppose que je pourrais, oui. ThĂ©oriquement. Si ça ne supposait pas de sortir de chez soi, rencontrer des gens, et tout ça. En fait, je ne comprends pas le sens profond de la question, alors il faut que j’essaie d’interprĂ©ter… Est-ce que je pourrais tenir, nerveusement, affronter la misère au quotidien ? Je pense que oui. Quel sens ça aurait ? Ben, faire ce qu’on peut Ă  son Ă©chelle pour amĂ©liorer le monde, tiens. Pourquoi je ne le fais pas ? Parce qu’il y a deux types de personnes qui font du volontariat : ceux qui sont bien dans leur vie et qui veulent en profiter pour aider les autres, et ceux qui sont mal dans leur vie et veulent aider les autres pour compenser. Je ne suis pas dans la deuxième catĂ©gorie, mais il est tout Ă  fait possible que je sois dans la première quand, ben, quand j’y serai. Je ne sais pas si c’est clair, mais dans la tĂŞte ça l’est.


4. Vous brossez-vous les dents au moins deux fois par jour ? Si ce n’était pas le cas, le diriez-vous ?

J’ai déjà publié une photo d’un de mes plombages dans le picturelog, alors je crois que, oui, je vais le dire, que je ne me brosse pas les dents deux fois par jour. Je n’en dirai pas plus, j’en ai déjà trop dit.


5. Vous arrive-t-il de griffoner quelque chose lorsque vous ĂŞtes au tĂ©lĂ©phone ? Si oui, de quoi s’agit-il la plupart du temps (dessin, signature, â€¦) ?

Oui, presque systĂ©matiquement. Parfois, ce sont de grands dessins (qui ne reprĂ©sentent jamais rien), avec des coups de crayon dans tous les sens. Mais le plus souvent c’est du remplissage : je noircis mĂ©thodiquement un coin de page, avec des motifs Ă©laborĂ©s… J’ai un calepin, lĂ , justement, que je pourrais montrer dans le photolog. Excusez-moi une minute, je fais l’image et je vous mets un lien dessus. LĂ . VoilĂ . C’est ici.

Et, donc, pour répondre à la question, ça ne représente presque jamais rien. Parce que je ne fais pas ça pour m’occuper le cerveau, mais pour m’occuper la main. C’est ça ou je me… euh, non, rien.


6. Est-ce que vous avez encore peur aujourd’hui de ce qui vous effrayait, enfant ?

Mais je n’avais peur de rien, quand j’étais enfant… Ou le contraire. Non, je ne me souviens pas… Bon, j’avais peur de me servir d’un briquet, et c’est passé. Par contre… Oui, je ne peux pas dormir sans être couvert, au minimum, par un drap. Quand j’étais petit, je me cachais autant que possible sous la couverture, pour que les monstres ne me voient pas, et il m’en est resté ça. Et, de même, je déteste qu’une partie de mon corps dépasse du lit. Parce que ça donnait une prise aux monstres qui étaient sous le lit.

Mais tout ça, ce sont des anciennes peurs qui sont devenues des tics. Par contre, j’ai encore deux vraies peurs : la nuit, et les miroirs. Et les deux ensemble. J’en ai dĂ©jĂ  vaguement parlĂ©, mais pas en dĂ©tail. Dehors, je n’ai pas peur (j’ai dĂ©jĂ  traversĂ© le bois de Vincennes en pleine nuit noire, et ça allait) mais je ne peux pas traverser l’appartement dans le noir sans avoir peur que quelque chose me saute dessus par derrière. (Et pas de façon sexuelle.) Et je ne peux pas me trouver seul devant un miroir, en particulier quand il fait nuit, sans avoir peur de croiser le regard de Freddy (ou un de ses cousins) en train de s’approcher dans mon dos.

Ca se manifeste dans la salle de bains, oĂą j’ouvre systĂ©matiquement le rideau de la douche, parce qu’il est en face de l’armoire Ă  pharmacie, et que quelque chose pourrait se cacher derrière. Et ça se manifeste surtout quand je reviens des toilettes la nuit, vu qu’il y a un miroir d’1m80, au mur, juste Ă  cĂ´tĂ© de la porte de ma chambre. Vu qu’en plus, depuis un mois ou deux, la lumière du couloir ne marche plus… Heureusement qu’il y a le chat : si je le vois dans le coin, ça veut dire qu’il n’y a pas de monstre, parce que, forcĂ©ment, un chat, ça dĂ©tecte mieux les monstres qu’un humain, non ? Des fois, je me dis que ça sera problĂ©matique, le jour oĂą je vivrai seul.

Pfff… je ne devrais pas rĂ©pondre aux questionnaires Ă  cinq heures du matin. Vous noterez, en conclusion, que ma principale peur n’est pas de me faire attaquer par un monstre : c’est de le voir avant que ça arrive. Après, me faire Ă©viscĂ©rer, je m’en fiche.


7. Quelle est la dernière chose qui vous a scandalisé ?

Euh, lĂ , je ne sais pas, je reviendrai demain.

Voilà, là, on est demain (magie de la technologie du bloc-notes…), et je ne suis toujours pas plus inspiré. Alors, je crois que ça va être quelque chose de personnel, le fait d’avoir envoyé un mail de deux pages à quelqu’un, et reçu une réponse d’une ligne. Mais bon, ce n’est pas très important, et je ne suis pas sûr que le mot scandalisé soit vraiment juste.

 

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